samedi 13 octobre 2007

MILITAIRE, ÔTEZ VOS COUCHES!

L'école primaire Saint-Charles-de-Bourget, au Saguenay, qui est axée sur l'activité sportive et le plein air, a décidé d'organiser un projet éducatif de valorisation de la carrière militaire. Cette idée sème la controverse dans la région.

Des rencontres avec des militaires sont prévues, ainsi que des activités sportives inspirées de la formation militaire, en plus d'activités d'appui aux soldats canadiens en Afghanistan.

Dans son invitation, la direction de l'école indique d'ailleurs clairement que l'activité vise la promotion de la carrière militaire et est un appui à la mission des Forces canadiennes en Afghanistan. La direction souligne également que l'activité sera l'occasion idéale pour les 60 jeunes de l'école de découvrir un métier passionnant, un métier d'action et de plein air.

« Le but est de valoriser la carrière militaire et de faire prendre conscience aux jeunes que c'est une carrière comme les autres », indique France Otis Dallaire, l'instigatrice du projet, qui a une fille au sein des Forces canadiennes.

L'idée ne plaît pas à Gilbert Talbot, membre du groupe pacifiste des Bleuets pour la paix. « Ça me scandalise, c'est carrément de la propagande de recrutement pour l'armée. Tuer une personne c'est pas évident. On n'apprend pas ça dans un cours d'éducation physique », lance-t-il.

Quant au député péquiste de Dubuc, Jacques Côté, il s'inquiète également du projet. « On ne parle pas à des adultes, on parle à des jeunes de 1ère année, du primaire. Leur donner des cours ou essayer de leur montrer que c'est bon, je pense que c'est aller un peu loin », dit-il.

L'activité a été approuvée par le conseil d'établissement de l'école, composé en partie de parents, ainsi que par la Commission scolaire de la Jonquière. « On ne voulait surtout pas faire la promotion du rôle du militaire, du rôle de l'armée canadienne en Afghanistan. On voulait vraiment faire comprendre aux jeunes qu'est-ce que le métier de militaire avec ce que ça comporte au niveau conditionnement physique », affirme le responsable des communications de la commission scolaire, Christian St-Gelais, qui parle d'incompréhension face au projet éducatif.

M. St-Gelais admet toutefois qu'on a sous-estimé le caractère controversé d'un projet impliquant des militaires, alors que l'intervention canadienne en Afghanistan est rejetée par les deux tiers des Québécois.

Les élèves de l'école Saint-Charles ont déjà bénéficié des présentations d'un alpiniste et d'un kayakiste. L'expérience avec les militaires se déroulera en trois étapes, qui prendront fin en décembre.


-tiré du site internet de radio-canada: www.radio-canada.ca

5 commentaires:

Farruco a dit…

"militaire, une carrière comme les autres". avez-vous déjà songé à ce que pourrait être un cours d'éducation physique du primaire format militaire? à "go", étranglez le voisin avec le manche de balai, on n'a pas eu de budget pour les m-16 encore. ok, maintenant, pointez votre voisine de gauche et dites-lui de se désabiller, elle est en état d'arrestation parce que possiblement ennemie! j'aurais vraiment trippé au primaire avec ça moi...

Claude Gelinas a dit…

Les forces militaires canadiennes misent sur le volet noble de la défense (éventuelle) de notre patrie, pour embrigader les jeunes (habituellement à la recherche d'un emploi pour payer leurs dettes).

Dans les faits, les missions canadiennes n'ont plus comme objectif de maintenir la paix (c'est bien dommage) mais bien de mener des guerres dans des "théâtres opérationnels".

Autrement dit, on amène la guerre à des populations lointaines.

Par exemple, en Afghanistan, le Canada a dépensé plus de 13 milliards de dollars en armes et un maigre 600 millions (sur plusieurs années) pour des activités de reconstruction.

Ce serait si simple de valoriser les carrières militaires: il suffirait d'inverser ces deux chiffres!

Évidemment, comme il faut protéger des pipelines (sans le dire ouvertement) et jouer aux alliés modèles pour nos voisins du Sud, ça ne risque pas d'arriver bientôt.

D'où l'insoluble problème de la "valorisation"...

Anonyme a dit…

Des solutions d'actions (réalistes)?

Anonyme a dit…

That is fucked. Next will come a canadian version of "America's Army" ..

Nicolas a dit…

Une solution possible: dans les établissements scolaire du Centre de ressources sur la non-violence. Perso, je ne trippe pas sur les pacifistes mais sur ce coup là, ils font une job utile.