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samedi 26 mai 2012

De la spectaculaire hypocrisie policière

La flicaille renforce son contrôle sur les protestataires de Québec. Les organisateurs autoproclamés invitent désormais carrément la police à prendre la parole au micro au début de la manifestation quotidienne nocturne. Comme hier soir.
Le lieutenant Francis Pétrin s’était d’ailleurs adressé aux manifestants devant l’assemblée nationale afin de leur expliquer sa définition du respect de la Charte des droits et libertés. «Parfois, les intérêts collectifs priment sur les droits individuels», a-t-il formulé, en parlant de la sécurité des marcheurs et de la population en général. Un court débat a ensuite suivi pour finalement passer à un vote plutôt serré, remporté par les personnes en faveur d’obtempérer à la demande des policiers. Source: Le Soleil du 26 mai 2012
C'est juste incroyable. La police dénigre des lois défendant les intérêts collectifs lorsqu'il est le temps de nous réprimer pour aussitôt brandir ces mêmes lois, dans une pirouette impossible, pour nous empêcher de manifester.

Hey! L'intérêt collectif, c'est les étudiant-e-s, et de plus en plus de citoyen-nes, qui le défend en prenant la rue pour hurler leur colère pour une plus grande justice sociale!

C'est exactement l'intérêt collectif contre les droits individuels d'une élite qui est défendu lorsque nous rejetons les injonctions. C'est l'intérêt collectif qui est défendu dans les piquets de grève. C'est l'intérêt collectif qui est défendu lorsque nous nous battons contre l'augmentation des frais de scolarité!

En quoi est-ce que les marcheurs et marcheuses briment la "sécurité des marcheurs et de la population en général"? Fuck you! C'est pas aux flics de décider qu'est-ce qui représente l'intérêt collectif!

L'intérêt individuel, les forces du désordre se rendent coupable chaque jour de le faire primer sur les droits collectifs! C'est ça leur travail. Ils sont payés pour ça. Faire primer les intérêts d'une clique de privilégiés, c'est la leçon numéro un à Nicolette.

C'est aussi malhonnête que le gouvernement libéral qui nous dit, avec la loi 78, qu'elle "protège le droit d'étudier" tout en empêchant, avec la hausse, à 7000 étudiant-e-s d'accéder à l'éducation supérieure!

Ce renversement est d'une splendide grossièreté. Dans le même registre: Les étudiants sont violents. Les blocages empêchent d'aller à l'école. Nos chaines sont la liberté. Les manifestant-e-s briment les droits collectifs.

Mauvaise foi, mensonge, malhonnêteté. Les constables et le gouvernement nous en font une spectaculaire démonstration.

samedi 21 avril 2012

La justice n'est pas réservée qu'aux scabs

C'est rare que le système judiciaire est de notre bord. Depuis quelques semaines, des juges proclament des injonctions pour détourner les lignes de piquetage. Les manifestant-e-s se font remettre des tickets pour avoir "obstrué la voie publique", en flagrante opposition aux principes défendus par les chartes des droits.

Et si le système pouvait être utilisé par nous aussi?

mercredi 4 avril 2012

Marche étudiante: la police en mode répression

La police a donné toute son ampleur au mot "intolérance" aujourd'hui alors que deux contraventions ont été remis à l'occasion d'une marche étudiante pacifique.

samedi 24 décembre 2011

42,000$ pour harceler les occupistes

C'est 42,000$ que la ville de Québec aura dépensé pour harceler les indignéEs sur la Place de l'Université-du-Québec. 42,000$ balancé en pure perte. 42,000$ pour surveiller une bande de militantEs pacifiques occupant un espace de béton entre deux boulevards.

Ça représente les heures supp. payé aux employés de la ville.

Évidemment nos chers médias bourgeois, le Soleil notamment, met ça sur le dos des occupistes. "Les indignés de Québec (...) ont coûté aux contribuables 42 000 $" indique le journul. Le même article indique que les employés de la ville devaient veiller quotidiennement à la sécurité des lieux.

C'est quand même culotté. C'est de la faute aux indignéEs si la ville a misé sur la répression?

La présence des policiers et des pompiers était-elle nécessaire?
Non

Les indignéEs représentaient-els un danger pour l'ordre établi?
Non

Y avait-il un risque de feu sur le site de la Place de l'Université-du-Québec?
Si vous considérez comme moi que du gazon mouillé, des pancartes de protestations et des toiles en plastique ne sont pas des objets inflammables, alors la réponse est non.

C'est une bonne stratégie de communication de tenter de faire porter le chapeau à celui qui subit la violence plutôt qu'à celui qui la provoque. Mais il ne faut pas être dupe.

vendredi 25 novembre 2011

Censure à Radio-Canada ?

L'émission Enquête, diffusée hier soir sur les ondes de Radio-Canada, qui portait entre autre sur le profilage racial (et aussi contre les jeunes) exercé par la police de Québec, était disponible sur le site Tou.tv cet avant-midi. Sans explications, l'émission a retirée au courant de la journée.

Ce que j'en pense ? Ça pue la censure à plein nez ! Radio-Canada a décidé de se tenir debout devant Québécor. Pourquoi ne fait-elle pas la même chose avec le SPVQ !? Part ce geste, cette station vient d'approuver l'une des tactiques de la police (l'intimidation). Ce qui est une véritable honte pour une télévision publique ! Ce n'est pas en fermant la gueule aux personnes visées par le profilage policier que l'on pourra régler le problème !

mardi 22 novembre 2011

IndignéEs: Le campement disparaît

Il ne reste absolument plus rien sur la Place de l'Université-du-Québec. L'anti-émeute s'est présentée à 6h ce matin pour démanteler le campement. Il ne reste pas même une pancarte ou une banderole rappelant la présence des indignéEs. Les tentes bigarrées cèdent la place au béton inerte et grisâtre.

Les six personnes sur place n'ont opposé aucune résistance.

La ville a invoqué un nouvel argument pour justifier l'opération: Montréal. Logique implacable: À Montréal ils ont des problèmes grave. Des sans abris prennent part au campement. À Québec il y a des sans abris aussi. Alors voyez-vous, à Québec il pourrait y avoir des problèmes aussi. Remarquez que l'argument n'est pas forcé d'être accompagné de preuves.

Une fois de plus, les terribles et hypothétiques risques à la sécurité des manifestantEs l'ont emporté sur l'expression de droits fondamentaux de base. 

De là à dire par contre que le mouvement est supprimé... Ça reste à voir. Des activités, notamment une "manifestation surprise", sans revendication connue, est prévue jeudi 17:30.

Ça ne serait pas surprenant que la métropole s'inspire de Québec pour faire une opération similaire dans les prochains jours.

jeudi 17 novembre 2011

Les indignéEs reçoivent un avis de démantelement

Grosses nouveautés aujourd'hui au campement des indignéEs.

1. Illes ont reçus le premier avis écrit de démantèlement. La "structure permanente" dont il est question fait probablement référence à la grosse tente d'armée ou à la petite cabane en bois. D'habitude, Jacques Perron se contente d'aviser les indignéEs verbalement, chaque matin, de démanteler le campement. Là, c'est écrit. C'est même daté: demain 8h30.

2. Illes seraient prêtEs à résister. Toute une nouveauté. Il est question de former une chaîne humaine autour de la tente. Illes s'attendent même à des arrestations.

Bon remarque comme ça, c'est pas parce que Jacques Perron a décidé de remettre un avis écrit que ça veut dire quoi que ce soit. Ça fait déjà longtemps que la ville a déclaré qu'elle ne souhaite pas de camping sur la place. La consigne est la même depuis le 2 novembre.

Serais-ce une autre manoeuvre d'intimidation de Jacques Perron? Si c'est le cas, il aura, une fois de plus, réussi à jeter la panique et la consternation au camp. Les indignéEs ont déjà les nerfs à vif depuis qu'on parle d'expulsion à New York et ailleurs. La situation internationale influence sans doute les décisions de la ville.

À mon avis, ça serait drôlement maladroit de la part de la police d'annoncer qu'elle va intervenir d'avance ainsi. La police connait le pouvoir de mobilisation des indignéEs et de leurs alliéEs. Ça m'étonnerait donc de voir l'anti émeute débarquer demain matin, au risque de confronter une foule nombreuse et hostile. Ça reste à voir.

Labeaume fait des petits
Notre altesse sérénissime Régis Labeaume aurait-il inspiré ses amis de la classe riche? Après avoir prétexté les risques d'incendie pour éjecter les militantEs, le maire de Vancouver s'est mis à, lui aussi, parler des terribles risques de feu. C'est tout de même une drôle de coïncidence quand même, nom d'une salsepareille.

Les indignéEs se sont tous et toutes mutuellement inspirées des occupations de villes successives. Les bourgeois font de même pour la répression.

mercredi 9 novembre 2011

Des policiers en civil au camp?

C'est la troisième semaine d'occupation pour les indignéEs. Depuis le 23 octobre, illes sont toujours là pour nous rappeler les écarts de richesse indécents entre riches et pauvres. 

Aujourd'hui, fidèle à son habitude, Jacques Perron est passé au petit matin. Les flics sont allés directement vers une tente, l'ont ouvert et y ont pris des bâches qui y étaient cachées. Ce genre d'action laisse croire que des policiers en civil rôdent au camp pour reccueillir des informations sur ce qui s'y passe.

Ils ont confisqués des banderoles, des marteaux et le plancher de carton mouillé d'une "cuisine" improvisée (qui pouvait prendre feu à tout moment!). Les flics jouent aux éboueurs. Par contre, ils n'ont pas touché à une bouteille de butane. La garderaient-ils de côté, histoire de garder un prétexte pour intervenir?

Après la saisie, une personne exaspérée a décidé de démonter sa tente de peur de se la faire confisquer. Les attaques de la ville portent fruits.

Soldarité de Montréal
Plusieurs camarades de la métropole sont venus pour apporter un soutien moral aux indignéEs de Québec. InquietEs de la situation, illes ont même offerts une grande banderole avec de jolis dessins de couleurs. Faut dire que leur situation est pas mal plus "relax" alors que leurs tentes sont, jusqu'à présent, tolérées par la mairie.

Remarque comme ça, j'ai cru comprendre que chaque semaine des musiciens venaient jouer pour les indignéEs montréalais. À Québec, youhouuu, y a-t-il unE artiste dans la salle?

Les droitistes: Comme des coups d'épées dans l'eau
Malgré l'absurde acharnement de la droite sur les indignéEs, les traitants de clochards, de BS, de communistes, d'adeptes du totalitarisme, de quêteux et tout le reste, la perception de la population envers eux reste au beau fixe. Une étude rendue publique hier faisait état que le taux d'appui de la populace était de 70% au Québec et de 60% au Canada. Qui sait, à force de mordre, les droitistes se péteront-illes les dents?

Trousse de formation
La conférence sur la démocratie participative d'aujourd'hui était des plus pertinentes pour le fonctionnement du campement. Les anarchistes ont réfléchis beaucoup sur la question de l'organisation. En effet, comment s'organiser efficacement en l'absence de cheffEs? Je vous propose une lecture très intéressante que les Éditions Ruptures distribuent en format brochure.

La tyrannie de l'abscence de structure de Jo Freeman

Il s'agit d'une réflexion tirée de l'expérience d'une militante féministe. Celle-ci remarque que lorsqu'un groupe garde des structures floues tout en dénonçant l'autoritarisme de l'organisation, une hiérarchie apparait tout de même. En l'absence d'organisation, un groupe développe ainsi une certaine forme... d'autoritarisme. D'ou la nécessité de savoir s'organiser.

Merci à Alex pour sa collaboration.

lundi 7 novembre 2011

[vidéo] Les indignéEs rencontrent le maire

L'intervention de ce matin a été filmée. On peut voir Jacques Perron, plénipotentiaire impérial, argumentant avec les indignéEs. Cinq voitures de flics et un camion de la ville pour quelques misérables bébelles: une poubelle, des pancartes, des bouts de carton et quelques toiles de plastique. La ville poursuit son oeuvre de destruction lente du campement sans opposition. Restant toujours vague sur ses objectifs, Jacques Perron a refusé de dire clairement ce qu'il souhaitait voir disparaitre du campement.



Les indignéEs à la période de question
Ce soir les indignéEs ont participé à la période de question à la mairie. Dans sa grande mansuétude, Nabeaume a octroyé 20 minutes au lieu de 10 à la plèbe à la seconde période de question.

Les interventions étaient à l'image du mouvement: Ça tirait dans tous les sens. Alexandre Morin a proposé à Nabeaume d'innover en devenant le premier maire à autoriser les indignéEs sur une place publique. Patrice Fortin a proposé grosso modo la même chose, en demandant au maire de déclarer un espace pour l'expression libre de toutes les opinions "Mongrain a dit que c'était une bonne idée", a-t-il ajouté. Il y a même eu un employé du Red Bull Crashed Ice, un monsieur Racine, qui a fait remarquer que l'évènement, qui occupe plusieurs rues du centre historique de la ville pendant plusieurs mois, dérangeait pas mal plus que le mouvement d'occupation. Guillaume Berger Richard, visiblement très pragmatique, a quant à lui demandé à ce que les campeurs et les campeuses aient accès aux services publics de base (toilette, ordure, électricité). Quant à elle, Lisa Hulé a lancée aux gens de la salle "vous êtes des indignÉes". Faut le faire.

La réponse du maire a été la même que depuis que le service des incendies lui a ouvert les yeux sur les terribles risques d'incendies: Pas de camping. En somme "Vous pouvez vous rendre la comme de simple citoyen, mais sans camper". Le maire a toutefois ajouté un détail intéressant. Il a proposé aux indignéEs d'aller se "chercher des alliéEs". "Il faut être rassembleur, vous tuez le message" a-t-il dit. Des propos qui laissent songeur, le maire suggérerait-il aux indignéEs de se coaliser avec les syndicats, les groupes de femmes, les étudiantEs et les groupes communautaires? Si c'est le cas, la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics à les bras grands ouverts.

Merci à Alex pour la collaboration vidéo et au montage photo.

MAJ: La période de question avec les indignéEs à la mairie est disponible en ligne.

dimanche 6 novembre 2011

[vidéo] Perron au camp

L'empereur Nabeaume a décidé que le campement des indignéEs devait être fermé. Prétextant d'absurdes risques de feu, les autorités confisquent peu à peu, jour après jour, tout ce qui peut brûler. Buches de bois, rallonges électriques, bougies, toiles de plastique doivent disparaitre du camp. Pour le faire sans se salir les mains, Nabeaume envoit son plénipotentiaire Jacques Perron.

Les indignéEs ont bel et bien reçus une liste de choses à corriger pour rendre le site conforme aux normes de la ville. Cependant, les autorités semblent désormais s'en sacrer comme l'an 40. Ils sont débarqués jeudi vendredi et samedi pour confisquer arbitrairement tout ce qui ne faisait pas leur affaire. Ils n'ont pratiquement pas adressés la parole aux militantEs. Perron a promis de revenir lundi.

Dans ce film, on voit le responsable de la ville de Québec Jacques Perron qui se promène avec la police dans le campement de la Place de l'Université du Québec. Ça a été enregistré samedi 5 novembre en après-midi.

L'opération s'effectue dans une douce violence. On sent la jouissance du petit homme qui peut exercer toute la force de son autorité sur de sales pouilleux. Il sait que demain on jubilera sur son compte, qu'il sera traité en héro à l'antenne de sa radio poubelle préférée. "Bravo à l'homme qui a foulé aux pieds les espoirs de ceux qui souhaitent un monde plus juste" dira-t-on en substance. "Nous, fiers cols rouges qui trimons toute notre vie à 140 heures semaine dans des boulots que l'on déteste, avec des patrons que l'on déteste, avec des cravates que l'on déteste, nous refusons que des jeunes puissent rêver d'un monde moins aliénant que celui dans lequel nous vivons". Le petit homme sourit. L'État est un monstre froid.

Notez que le film capte l'intervention du début à la fin... soit un total de 8 minutes!

On voit l'arrogance des services de la ville et leur tactique d'intimidation sur les indignéEs qui regardent les autorités piétiner leur campement. Resteront-illes des spectateurs et des spectratrices de cette pénible fermeture de rideau, à moins que les moutons ne se laissent pousser une laine d'acier?



Que les indignéEs ne soient pas dupes. L'idée n'est pas de rendre la place plus sécuritaire. L'objectif n'est pas d'éviter qu'il y ait des blessés. Le but de tout ce cirque, c'est d'attaquer votre moral. La police préférerait que vous vous rendiez sans résistance. IndignéEs, ne leur rendez pas ce service. RÉVOLTEZ-VOUS!

Pour l'instant, les indignéEs ont commencé à retirer des tentes et des toiles, gentiment, comme l'a exigé le sbire de la ville. La tente militaire étant en kevlar, ils s'imaginent peut-être obtenir la paix avec la ville?

Merci à Alex pour sa précieuse collaboration!

vendredi 4 novembre 2011

Retour à un calme précaire

C'est par centaines que se sont déplacés au campement hier soir les indignéEs et leurs alliéEs pour exprimer leur refus de quitter le site du campement. Hier, l'empereur Nabeaume a décidé que les tentes du jardin de l'Université du Québec devait être démantelées... pour assurer la sécurité de ses habitantEs, bien sûr.

mercredi 26 janvier 2011

Révolte et (forte) répression en Égypte

Inspirés par la récente victoire du peuple tunisien qui a réussit à chasser un dictateur du pouvoir, les Égyptiens et Égyptiennes ont décidé de prendre la rue d'assaut pour demander le départ du président Hosni Moubarak (un dictateur au pouvoir depuis 1981).

Malgré une interdiction de manifester décrétée par le pouvoir; de nombreuses personnes ont de nouveau manifesté aujourd'hui, pour une deuxième journée d'affilée. La police a fortement réprimé les manifestant(e)s; en deux jours ce sont 700 d'entre eux qui furent arrêtés. Des accrochages entre des policiers et manifestant(e)s ont causé la mort de quatre personnes jusqu'à maintenant (3 manifestants et 1 policier).

Ces protestations ont eu lieu malgré un avertissement du ministère de l'Intérieur égyptien, interdisant tout type de manifestation (même la plus pacifique qui soit). Fait intéressant à noter: ces manifestations sont les plus importantes à survenir en Égypte depuis la prise du pouvoir par Hosni Moubarak.

Ces dernières ont commencé après la chute de la dictateur tunisien Zine El Abidine Ben Ali, suite à la révolte tunisienne de la mi-janvier. Tout comme les Tunisiens et Tunisiennes, les habitant(e)s de l'Égypte en ont marre de la pauvreté, du chômage, de l'inflation et de la corruption; 40% d'entre eux vivant avec moins de deux dollars par jour.

Est-ce que le peuple égyptien réussira ce que le peuple tunisien à réussi ? Ce qui se passe dans ce pays démontre qu'il y a encore de l'espoir; malgré la force du discours néo-libéral actuel. Peut-être qu'une éventuelle victoire en terre égyptienne pourrait, une fois de plus, entraîner la chute d'un autre dictateur dans un autre pays arabe.

jeudi 1 juillet 2010

G20: La police ment

Dans un effort démesuré pour justifier les 900 arrestations et les 1.2 milliards de dépense en sécurité, la police y est allé d'un subtil jeu de relation publique. Comme après chaque manifestation de masse, la police invite les médias à contempler tout l'inventaire confisqué. On s'attend à y voir des grenades, des bazookas, des couteaux. De quoi nous flanquer une bonne frousse, quoi.


Cette fois la police n'a rien trouvé de mieux que de présenter des jouets. Eh oui, sous une machette et un couteau, une cote de maille appartenant à Brian Barrett, un joueur de grandeur nature de 25 ans, a été présenté comme étant du matériel de destruction massive. On y retrouvait aussi des flèches en mousse, un bouclier en mousse et plusieurs armes en mousse. De quoi faire une révolution en douceur.

La police a aussi déposé dans l'inventaire une scie à chaîne et une arbalète. Interrogé sur le sujet, la police a avoué que ces armes n'avaient rien à voir avec le sommet, mais que "tout le reste" avait été confisqué à des manifestants.

Avec autant de clairvoyance, on se demande réellement pourquoi tant de gens n'ayant rien à voir avec la manifestation ont été arrêté, pourquoi des journalistes clairement identifiés ont été frappés et arrêtés et pourquoi des zones de protestation approuvées par la police aient été attaquées par ceux-ci. Vraiment, c'est mystérieux.

Les conditions de détention
La police a aussi employé des conditions de détention que n'aurait certes pas dédaigné la police secrète de l'URSS. D'ailleurs, pour ceux qui ont lu l'Archipel du Goulag, on retrouve des similitudes dans les conditions de détention:

- Pas plus de deux repas par jour.
- Difficultés d'accès à l'eau.
- Conditions de détentions arbitraires. Certains étaient relâchées dès le début, d'autres plus tard.
- Cellules remplies trois fois plus que prévues.
- Aucun matelas pour se reposer. Les détenus devaient dormir sur du ciment glacial.
- Lumière constante qui empêche de dormir.
- Froid intense.
- Intimidation policière physique et psychologique. Remarques sexistes. Harcèlement sexuel.
- Pas de traitement médical. Pas d'avocat. Pas de téléphone. Le rideau de fer, quoi.
- et plus

Source: The Globe and Mail, TheLinkNewspaper

vendredi 25 juin 2010

Départ du grand cirque G8-G20

Hourrah! Enfin le G8-G20 est commencé. La rencontre des plus grandes poches du monde se réunissent enfin, main dans la main, sourire radieux, costards immaculés, pour une grand messe capitaliste qui réglera tous nos problèmes. Enfin des gens qui nous veulent du bien, qui veulent réguler le capital. Notez les mots de Barack Obama: « Ce week-end à Toronto, j'espère que nous pourrons nous appuyer sur nos progrès en coordonnant nos efforts pour favoriser la croissance économique, continuer les réformes financières et renforcer l'économie mondiale ». Yepeeeeeee!

Quoi? Vous plissez le front! Vous préféreriez que l'oncle de Boris Vian, ce fameux bricoleur qui faisait des bombes atomiques, profite de la rencontre pour leur présenter sa nouvelle invention? Vous sifflotez "Et quand la bombe a explosé, de tous ces personnages il n'est plus rien resté"? Bin voilà! Et si on fait ça, le beau milliard (probablement plus) mis dans la sécurité servirait à quoi?

En plus que Toronto a été transformé en une véritable forteresse. Même que le nombre de barbelé rappelle à notre nostalgique mémoire Auschwitz. Et puis le gouvernement ontarien a adopté, en catimini, une loi spéciale qui permet à la police d'"arrêter quiconque se trouve à moins de cinq mètres du périmètre de sécurité et qui refuse de s'identifier." N'êtes-vous pas rassuré?

Au sujet de cette loi, c'est assez curieux d'ailleurs. Un mec vient d'être arrêté avec cinq bidons d'essence. Selon Radio-Canada, ce serait cette loi spéciale qui a conduit à cette arrestation. Pourtant, selon Cyberpresse, "Le conducteur a été emmené rapidement par la police parce qu’il avait un coffre métallique mal fixé sur le toit". À mon avis, ce sont les sources journalistiques qui sont mal fixées! À moins que cette "erreur" était intentionnelle, histoire de légitimer cette loi absurde par les petits soldats du journalisme?

Plusieurs centaines de militantEs de partout au Québec sont partiEs vers Toronto. On parle déjà de descentes de police chez des militants. Si nous avons un conseil à ceux qui sont sur place: Faites gaffe. La police ne se gênera pas pour confisquer votre matériel.

"La première grande manifestation contre ces réunions doit se mettre en branle cet après-midi à 14 h HAE. Elle est organisée par le Conseil des Canadiens.

La Cour supérieure de l'Ontario rendra, à 10 h HAE, une décision sur l'utilisation des « canons à sons » pour disperser les manifestants.

Des groupes de défense des libertés civiles ont demandé une injonction pour empêcher les forces de l'ordre d'utiliser ces appareils controversés, qui peuvent émettre des sons dépassant les 140 décibels. Ils affirment que ces armes peuvent causer des dommages irréparables au tympan. (Source: Radio-Canada)"

mardi 23 mars 2010

[vidéo] Un 15 mars à Hochelag'

Deux courts métrages trouvé sur un certain média social portant sur la manifestation contre la brutalité policière du 15 mars dernier à Montréal. Ça tient plus de l'essai cinématographique que du reportage indépendant (pour ça, faudra aller visiter le travail de PatC sur le CMAQ). Étrangement c'est ...beau, calme et (légèrement) surréaliste. À voir pour relativiser ce qu'on a pu voir dans les massmédias. Comme quoi tout est dans l'angle de traitement.



mardi 16 mars 2010

Révélations sur l'infiltration des milieux radicaux de Londres

Une affaire fait grand bruit en Grande-Bretagne en ce moment. Un ex-policier s'est confié aux médias sur son rôle en tant qu'agent infiltré dans le mouvement antifasciste radical an début des années 1990. Pas une infiltration brève, le temps d'une manif ou d'une opération rapide, non, une infiltration étalée sur 4 ans. Quatre ans à se battre contre les fafs et la police, à vivre 24h sur 24h, six jours par semaines au milieu de gauchistes sous une fausse identité.

Comme le but de l'opération n'était ni de démanteler le groupe, ni de ramasser des preuves pour un éventuel procès, les agents de la Special Demonstration Division pouvaient commettre tous les actes requis pour crédibiliser leur couverture (y compris être violent, consommer ou entretenir des relations «amoureuses»). À Londres seulement, une dizaine d'agents infiltraient les deux côtés de la lutte antifasciste (c'est-à-dire que les fafs aussi étaient infiltrés). Leur seul but était de permettre à la police d'avoir une longueur d'avance pour «prévenir la violence».

* * *

Il est réjouissant d'arriver à identifier des flics qui «infiltrent» des manifs mais il ne faudrait pas que ça créé un faux sentiment de sécurité. Personne n'est à l'abri de l'infiltration. «La police doit demander un mandat avant de mettre votre ligne sous écoute, ouvrir votre courrier ou vous placer en filature... par contre, la SDS peut mettre quelqu'un dans votre voiture, dans votre bureau ou même dans votre lit sans jamais demander de mandat ni que vous n'en n'ayez jamais connaissance,» dit «l'Agent A».

La lecture des articles du Guardian et le visionnement de la vidéo d'une dizaine de minute qui les accompagne (il s'agit d'un entretien avec le flic doublé d'images d'archives) est hautement recommandée.

=> Inside the lonely and violent world of the Yard's elite undercover unit
=> Undercover policeman reveals how he infiltrated UK's violent activists

...Mais c'est en anglais.

[vidéo] Des agents provocateurs se font expulser d'une manif



L'infiltration d'agents provocateurs dans une manifestation n'est pas toujours une réussite. On voit ici un bon groupe de policiers se faire démasquer puis expulser de la manifestation contre la brutalité policière à Montréal le 15 mars dernier. On ne saura jamais combien il y en avait au juste mais ça commence à faire beaucoup...

Qui provoque qui?


Les deux hommes en noirs sont des policiers en pleine action lors de la manifestation d'hier contre la brutalité policière à Montréal. C'est à dire qu'ils sont en train d'arrêter un dangereux manifestant radical... Enfin, c'est ce que prétend le spin. Des flics cagoulés / masqués déguisé en black bloc qui arrêtent un manifestant à visage découvert en chemise. C'est à se demander qui protège qui de qui... Ou plutôt qui provoque qui.

(source: un certain média social)

dimanche 17 mai 2009

420$ pour ne pas avoir tenu la rampe d'un escalier roulant



La plupart des usagers du métro l'ignorent, mais le règlement les oblige à garder en tout temps une main sur la rampe lorsqu'ils utilisent les escaliers roulants. Une Lavalloise l'a appris de rude façon, la semaine dernière, lorsqu'elle a été détenue, menottée et gratifiée d'une contravention de 420$ après avoir contrevenu à cette règle pratiquement inconnue.

Bela Kosoian, 38 ans, est étudiante en droit international. Elle venait d'entrer dans la station de métro Montmorency, mercredi dernier, lorsqu'elle s'est aperçue qu'elle n'avait pas assez de monnaie en poche pour payer son passage. Lorsqu'elle s'est penchée pour en chercher dans son sac à main, un agent de la police du métro lui a ordonné de remettre la main sur la rampe.

Au début, la mère de deux enfants n'avait aucune idée de ce que lui demandaient l'agent et son partenaire. Ils ont dû répéter deux ou trois fois avant qu'elle comprenne ce qu'ils exigeaient.

«Je lui ai répondu que je n'avais pas une troisième main pour tenir la rampe», a-t-elle relaté.

L'intervention a vite dégénéré. Bela Kosoian affirme que les deux agents l'ont empoignée, lui ont passé les menottes et l'ont emmenée dans une cellule située près des tourniquets. Elle a refusé de leur fournir une pièce d'identité et exigé qu'on lui dise de quel crime on l'accusait. Elle a également demandé à parler à un avocat, mais les policiers ont refusé.

Mme Kosoian a finalement été relâchée au bout d'une vingtaine de minutes. Les policiers lui ont remis une contravention de 100$ pour avoir «désobéi à une directive ou à un pictogramme», et une autre de 320$ pour avoir «entravé le travail d'un inspecteur dans l'exercice de ses fonctions».

Rencontrée hier à la station Montmorency, Bela Kosoian contenait mal sa rage face au travail des policiers de Laval, chargés de patrouiller dans les stations du métro. Son poignet droit porte toujours la marque des menottes, et elle dit avoir du mal à dormir depuis son arrestation.

«Je suis mère de deux enfants, a-t-elle rugi, les larmes aux yeux. C'est difficile de me faire traiter comme une criminelle.»

Elle entend contester ses contraventions.


Et attention le meilleur s'en vient. Les tentatives de réponses de la relationniste des policiers ajoutent le burlesque à l'insensé.

«Si la dame avait dit «d'accord, pardon» et qu'elle avait mis sa main sur la rampe, ça se serait terminé là, a-t-elle expliqué. C'est son entêtement à refuser de mettre sa main sur la rampe... Quand les policiers le lui ont répété deux ou trois fois, à ce moment, elle était évidemment en infraction et ils n'avaient pas le choix d'appliquer ce règlement.»


Pauvres policiers! De pauvres victimes innocentes du système.

Source: Cyberpresse

jeudi 7 mai 2009

Trois millions de dollars volés... par des policiers

Une opération bien ficelée. Trois millions de dollars volés. Des gens menacés. L'acte de terroristes Al Quaediens? Non. Des policiers texans, plutôt, qui se sont bien engraissé grâce à la terreur qu'impose leur bel uniforme officiel.

Les victimes, tous latinos ou noires, sont invitées à s'arrêter sur le bord de la route. Aucune motivation n'est nécessaire autre que la couleur de la peau. Elles sont arrêtées, mis en prison et dépouillées de tous leurs biens. Des familles entières ont ainsi été interpelées. Pour sortir et sous la menace de briser leurs familles, ceux-ci doivent signer des documents les dépossédant de leurs biens. La police empoche.

Ça ne s'est pas passé en Afghanistan ou au Mexique, mais bien aux États-Unis, "the land of the freaks".

Vers qui on se tourne lorsque les voleurs sont des policiers? Vers les bandits?

Un vidéo de CNN sur la chose