mercredi 19 novembre 2008

Evo Morales propose la rupture avec le système capitalisme


Alors que Nicolas Sarkozy et Georges Bush proposent main dans la main une soudure mexicaine* au système capitalisme, le leader paysan et président bolivien Evo Morales propose ni plus ni moins que de rompre avec le système capitalisme. C'est du moins ce qu'il a affirmé en pleine assemblée générale des Nations Unies. Celui-ci propose "d'implanter un changement du modèle économique mondial et de rompre le système néolibéral et le capitalisme".

On souligne que le gouvernement du MAS (Mouvement Pour le Socialisme), dirigé par M. Morales, est toujours au prise avec un puissant mouvement réactionnaire. Le pays a frôlé la guerre civile en septembre alors que des éléments réactionnaires proches du préfet de la région de Pando, une des régions autonomiste, ont ouverts le feu sur un groupe de paysans. Heureusement, l'événement aura eu l'effet inverse, en décrédibilisant les adversaires du gouvernement et en renforçant le dialogue.

Indiquons aussi que les réformes du MAS tardent à s'implanter dans un pays qui a soif de plus de justice sociale après des décennies de ravages destructeurs de la police anti-drogue des États-Unis, du FMI, de la Banque Mondiale et des gouvernements précédents.

Lu dans le quotidien El Nuevo Dia hier.

* La référence à la soudure mexicaine est piquée du nom de l'album d'Hugo Fleury, ex Polémil Bazar.

3 commentaires:

Nicolas a dit…

Morales serait-il le prochain Allende?

François G. Couillard a dit…

Je reviendrai plus tard sur les manigances des États-Unis en Bolivie.

Pour faire court:
Est-ce que les États-Unis sont intervenus dans les affaires interne du pays de façon a contribuer à le déstabiliser? Oui.

Est-ce que les États-Unis sont impliqués dans le mouvement autonomiste? Probablement pas autant que le MAS l'accuse.

Nicolas a dit…

Tiens, un autre point de vue: Bolivie : Evo Morales, boulet du mouvement populaire. C'est tiré du mensuel d'Alternative libertaire.