lundi 11 février 2008

Un système malade...

La nouvelle a un petit côté sympathique: des médecins de l'Hôtel-Dieu de Québec organisent un 5 à 7 pour financer l'achat de matériel médical de pointe. Tiens, voilà des gens dans le public qui se prennent en main, n'attendent pas tout de l'État et se solidarisent pour «améliorer» leurs conditions de travail.

Concrètement, les urgentologues veulent mettre la main sur un appareil portable échographique, qui leur permettra de faire un meilleur dépistage. Malheureusement, ça ne fait pas partie des priorités d'achat de l'hôpital. Qu'à cela ne tiennent, les médecins s'organisent pour se payer quand même la machine de 50 000$.

«On comprend qu’il y a des besoins partout et des décisions difficiles à prendre, expliquait au Soleil Isabelle Villeneuve, urgentologue à l’Hôtel-Dieu. On est résignés au fait que l’argent est très limité, mais au quotidien, c’est parfois frustrant de ne pas avoir l’équipement nécessaire. Au lieu de se plaindre, on a décidé d’avoir une attitude positive et de faire autrement.»

Il semble que la pratique soit de plus en plus répandue. Par exemple, les employéEs de l’hôpital Saint-François d’Assise ont ramassé 20 000$ sur leurs propres bases pour réaménager la salle de chimiothérapie. Ensuite, la fondation de l'hôpital a allongé 60 000$ et a aidé les employéEs a récolter la balance dans le privé. L'ensemble des travaux finalement réalisé est évalué à 300 000$. C'est le modèle que souhaitent reprendre les urgentologues de l'Hôtel-Dieu.

C'est beau la débrouillardise dans un contexte difficile. Ça fait de la bonne copie. On voit ça se développer dans tous les domaines du secteur public (en éducation notamment). Mais suis-je le seul à penser que c'est le symptôme d'un système pris à la gorge et... profondément malade?

(Source)

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