
Je vis dans le quartier Limoilou. Vous savez, l'autre côté de la rivière, là où ça pue...
Chez-nous ça pue parce que c'est un quartier populaire (où peut-être est-ce l'inverse). Non pas que les pauvres manquent d'hygiène, c'est simplement que les riches n'habitent pas dans les quartiers où ça pue. Ils vont ailleurs. Là où on n'est pas.
Par chez-nous ça pue pour deux raisons principales:
1. Le moulin à papier (la Stadaconna, voir première photo)
2. L'incinérateur de Québec (voir deuxième photo)
Dans ma coopérative, il y a des gens qui ont milité pour la fermeture de l'incinérateur. C'est un dossier récurent dans le quartier. Sauf que si j'en crois un article du Soleil de ce matin, ça n'a pas fini de puer. Québec serait en effet la dernière ville au Canada en matière de compostage. Ici, il n'y a que 7% des ménages (dont le mien!) qui compostent. Quand on sait que 60% du contenu d'un sac de poubelle type est compostable, on comprend pourquoi l'incinérateur a encore de beaux jours devant lui. Malheureusement, composter c'est vu comme un truc de hippie-granola, juste bon pour les Ann Bourget de ce monde. C'est plus un objet de moquerie qu'un motif de fierté. Il faut dire que les infrastructures ne sont pas là et que la mise sur pied de sites de compostage communautaire est un véritable parcours de combattantEs.

Source.
Les deux photos sont tirées de Québec Urbain (Merci Google!).
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire