mercredi 13 août 2008

Des listes d'attentes dignes de l'URSS

Imaginerait-on la ministre de l'éducation annoncer avec le sourire qu'il n'y a pas de place pour 6 enfants sur 10 dans les écoles primaires de la province? La verrait-on déclarer que le gouvernement «souhaite que le taux de natalité continue d'augmenter» mais que «l'on doit aussi respecter le cadre financier du gouvernement»? Évidemment que non! Pourquoi alors tolère-t-on de telles inepties dès lors qu'il s'agit de places en garderie?

Selon Le Soleil c'est pourtant ce que la ministre Courchesne a déclaré lors de l'annonce de la répartition des 18 000 nouvelles places en garderie qui seront créée d'ici deux ans. La région de Québec hérite de 849 place tandis que la Rive-sud en obtient 1253 pour un total de 2102 dans le 03-12. Ça a l'air beaucoup de même mais il faut savoir que les conseils régionaux des élus en réclamaient 5000!

Là où le bat blesse c'est du côté des poupons. On ne créé que 3420 places alors qu'il en manque 15 000 suite au mini-baby-boom que l'on vit depuis 2 ans. À la grandeur de la province, malgré les annonces, il manque toujours 32 000 places en garderie tout secteurs confondus.

À priori, même si je favorise les CPE, je n'ai rien contre le libre choix. Sauf que là, ce n'est pas de choix dont il s'agit mais de pénurie organisée. Ça fait des années qu'on nous casse le bécycle avec notre faible taux de natalité. Maintenant que ça remonte, entre autres à cause des nouveaux programmes progressistes rendant la vie un peu plus simple aux parents, voilà qu'on n'a plus l'argent nécessaire! Non mais, tu parles d'un pays mal foutu!

P.S.: Et c'est quoi cette niaiserie de ne pas créer de nouvelles places à Lévis en 2008? À croire qu'on voudrait punir les lévisienNEs de ne pas avoir réélu une certaine ministre de la famille...

13 commentaires:

Anarcho-pragmatiste a dit…

Il faut abolir les garderies d'État.

Nicolas a dit…

Ça n'existe pas des garderies d'État.

Anonyme a dit…

un société materniser par le gouvernement c'est ça que ça donne..

Nicolas a dit…

Faudrati que t'élabore, parce que là c'est pas convaincu. Tu sonnes juste comme tous les réacs qui s'oppose à tout ce qui est public. C'est d'autant plus con que le CPE où va ma petite dernière n'a pas attendu le gouvernement avant de voir le jour. En effet, il a été fondé il y a 25 ans par des parents avec l'aide de comités de citoyens. Tout ce que la subvention a changé c'est que les parents ont leurs rabais au jour le jour plutôt que l'avoir à la fin de l'année avec leur rapport d'impôts.

Anarcho-pragmatiste a dit…

Ok, je corrige ma sémantique douteuse mais je persiste. Il faut abolir les CPE subventionnés.

"C'est d'autant plus con que le CPE où va ma petite dernière n'a pas attendu le gouvernement avant de voir le jour. En effet, il a été fondé il y a 25 ans par des parents avec l'aide de comités de citoyens."

Ce n'est pas ce genre de CPE que je souhaite abolir. Aucun problème avec eux.

En général, je ne vois pas l'utilité d'un CPE, c'est criminel pour les bébés et l'argent devrait être retourné aux parents sous la forme d'allocations pour enfants.

Ce sont aux parents et à l'entourage immédiat à s'occuper des enfants, pas au gouvernemaman. Et si des parents dumper leurs enfants à la garderie, qu'ils se le payent eux-même.

Je ne m'oppose pas, dans l'immédiat, à tout les services publics (mais dans le faits le but ultime de tout anarchiste est de se débarasser de l'État), mais les CPE sont une nuisance et doivent être abolies.

D'autant plus que les CPE constituent un encouragement étatiste à l'exclavage salarial et au parentage.

MEDL a dit…

"Ce sont aux parents et à l'entourage immédiat à s'occuper des enfants, pas au gouvernemaman. Et si des parents dumper leurs enfants à la garderie, qu'ils se le payent eux-même."

QUI VA S'OCCUPER DES ENFANTS????
Ce sont les femmes qui le feront en très grande majorité, ce qui contribuera à notre exclusion sociale. Pas question de vivre un retour en arrière. Avant d'abolir les CPE, il y a une méchante job d'éducation populaire à faire sur l'aménagement des temps sociaux.

Enfin, j'aimerais souligner que le système des CPE a permi de sortir 33 000 femmes de l'exclusion sociale.

medl

jean-pierre a dit…

Je suis pas d'accord pantoute.

Je n'ai pas l'impression de dumper mes deux garcons à la garderie. Je leur donne tout ce que j'ai durant tout le temps que je peux passer avec eux. Dans les CPE le personnel est hautement qualifié. Il est bien conscient du rôle qu'il a à jouer dans le développement de l'enfant et il le fait bien et les CPE en général pressent beaucoup les parents pour ne pas qu'ils y dompent leurs enfants justement.

De plus, les CPE ont tous des conseils d'administration ou siegent notamment des parents. Ils ont des normes à respecter mais câlinne je vois pas en quoi ce serait un problème. À mon sens, l'État en soi n'est pas le problème. C'est l'abus de pouvoir qu'il exerce qui peut en devenir un. Édicter des normes pour s'assurer que nos enfants recoivent des services éducatifs de qualité et qu'ils sont en sécurité, je vois pas en quoi c'est un abus de pouvoir. S'assurer que les services en CPE sont d'une qualité comparable à ceux offerts dans des garderies privées à très fort prix que seuls les plus riches peuvent se payer, je vois en quoi c'Est un problème. Tant mieux pour toi si tu comptes dans ton entourage quelqu'un de fiable qui peut s'occuper de tes enfants cinq jours semaines mais c'est clairement pas le cas de la plupart des gens.

Pis je vois même pas en quoi le modèle familial traditionnel de la maman à la maison qui s'occupe du petit bonhomme serait supérieur aux autres modèles sociaux de la famille qui ont été la norme longtemps et le sont toujours dans différentes sociétés. Et ce même dans une perspective antiautoritaire.

Blais a dit…

Anarcho-pragmatiste : jespere vraiment que cest de l'ironie, l"anarcho dans ton nom...

Evy a dit…

Moi je trouve le débat intéressant et je ne crois pas qu'il y ait UNE position anarchiste au sujet du soins des enfants. Je suis d'accord que dans la pratique, la société n'est pas prête pour l'abolition des garderies subventionnées et que concrètement cela aurait un effet désastreux pour les femmes dans plusieurs situations (femmes monoparentales ou séparée, femmes qui gagnent moins que le père et serait fortement incitée à rester à la maison...). Par contre, je suis aussi d'accord que dans l'idéal, les communautés locales seraient tissées assez serrées pour élaborer collectivement des solutions adaptées pour la garde de leurs enfants. Le même débat pourrait avoir lieu au sujet des écoles publiques. Mais en dehors de ce débat il est quand même pertinent de se demander pourquoi c'est actuellement deux poids deux mesures entre les écoles et les garderies.

Nicolas a dit…

Malheureusement, je doute qu'il n'y ait UNE position anarchiste sur quoi que ce soit!

Ceci dit, je trouve ça rigolo qu'on en revienne aux communautés qui se prennent en main de façon autonome pour les soins aux enfants. Rigolo parce qu'à la base, c'est justement l'histoire de la plupart des vieilles garderies du centre-ville de Québec!

Il y a la Garderie Saint-Jean-Baptiste qui a été fondée comme une coopérative au milieu des années 1970, dans la foulée des luttes urbaines. Pendant cinq ans, les locaux de cette garderie ont été occupé par les parents. Ce n'est qu'à force de lutte que la situation a été régularisée.

Il y a la Butte à Moineau dans Saint-Sauveur. C'était un sous-comité du Comité de citoyens. La garderie est restée très proche du mouvement communautaire (elle était encore membre du RÉPAC au début des années 2000).

Il y a la Pomme d'Api qui est venu ensuite d'une initiative conjointe du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste et du Comité de citoyens Saint-Sauveur quand les deux autres n'ont plus suffit à la tâche. (j'ai vu une affiche réalisée par Malcom Reid pour un concert de soutien organisé par les comités de citoyens)

Sans parler des garderies en milieu de travail, presque toutes issues de luttes syndicales (comme au Cégep Garneau revendiquée par le syndicat des profs ou encore celle du Vieux mise-sur-pied par le comité femmes du SPGQ)...

L'idée de l'État créant de toute pièce un réseau de garderie étatique est un mythe entretenu par la droite populiste. Concrètement, les garderies sans-buts lucratif (garderie coop, garderie populaire, garderie en milieu de travail) sont apparue dans les luttes des années 1970, portées par les révolutionnaires et les féministes. Le programme de Marois n'est que l'aboutissement d'une longue lutte pour que l'État finance les services de garde. Le coeur du réseau des CPE est constitué d'OSBL qui existent en moyenne depuis une vingtaine d'années. C'est la même histoire qu'avec les CLSC.

(Ah, pis la CSN n'a pas attendu l'argent de l'État pour embarquer dans le décors, les syndicats sont présent dans les garderies depuis le tout début)

Aujourd'hui, les CPE sont selon moi ce qui se rapprocherait le plus d'un service public libertaire. Chaque garderie est autonome. Elles fonctionnent en gros comme des coopératives de solidarité (avec une AG et un CA composé d'utilisateurs et de travailleuses). Et le financement étatique, ce n'est que de la redistribution de la richesse.

J'ai une fille qui est passé par la garderie et une autre qui y va encore. Le service est génial et essentiel. Ça n'a rien à voir avec un parking pour enfants. Il y a un programme éducatif, réfléchi pour favoriser l'égalité des chances et préparer les enfants à vivre en société. Pour avoir été obligé d'utiliser un service privé en milieu familial, ça n'a rien à voir. Les éducatrices méritent pleinement leur titre, ce ne sont pas des gardiennes. Je soupçonne que ceux qui parlent des garderies comme ça n'ont pas d'enfants et n'ont jamais eu affaire avec un CPE.

Blais a dit…

S'il n'y a pas UNE position anarchiste sur le sujet, il y en a qui ne le sont resolument pas...

"En général, je ne vois pas l'utilité d'un CPE, c'est criminel pour les bébés et l'argent devrait être retourné aux parents sous la forme d'allocations pour enfants."

C'est ezactement ce move reactionnaire que le gouvernement Harper a fait, et je ne crois pas que ce soit vraiment une alternative egalitaire de renvoyer les femmes au foyer... Les garderies a 5$(maintenant 7$) ne sont le cas qu'au Quebec... Ayant un enfant vivant au BC, je suis bien apte a constater quel calver peuvent vivre les meres monoparentales avec les day care... Mon ex pense presentement a lacher son ecole a cause de mon retour au Quebec, parcequ'elle n'a pas les moyens de continuer son ecole de metier (a 8$ de l'heure, lorsque sa coute environ 50$ pour une journee, plus 100$ par mois pour la passe d'autobus, puis que les logements sont a des prix exorbitants, c'est presque impossible de rejoindre les 2 bouts) On se retrouve avec quoi?

"Ce sont aux parents et à l'entourage immédiat à s'occuper des enfants, pas au gouvernemaman. Et si des parents dumper leurs enfants à la garderie, qu'ils se le payent eux-même."

C'est justement ca que je condamne... Quand tu n'a pas les moyens de payer toi meme, tu fais quoi? Tu reste sur le BS toute ta vie? Au BC, apres 2 ans de BS, it's over, pour 3 ans. Alors s'il n'y a pas UNE solution anarchiste, celle que presente l'anarcho-pragmatiste est quand meme tres loin de l'ideal economique anarchiste, a savoir : De chacun-e selon ses moyens, a chacun-e selon ses besoins...

J'aurais du expliquer mon point au lieu d'y aller d'une attaque du genre, mais bon... Le voici

Anonyme a dit…

Oui mais l'anarco pragmatiste a souvent des prises de positions bizares...

jeffqc a dit…

pour ceux qui s'intéressent au régime communiste sous staline ..

Le 9 mars 1953, Staline est enterré à Moscou devant un million de personnes, lors d’obsèques d’une ampleur sans précédent. Pourtant, Staline est considéré aujourd’hui comme l’un des plus terribles criminels de l’histoire du XXe siècle. Car en 30 ans de règne absolu, celui qui se faisait appeler «le petit père des peuples», a causé la mort de plus de 20 millions de personnes. Porteur d’un bel idéal très vite oublié, il a écrasé tous ceux qui s’opposait à lui. Goulag, famine, exécutions, torture : sa politique répressive n’avait pratiquement aucune limite. A l’aide d’images, de documents souvent inédits et de nombreux témoignages d’époque, retour sur un parcours sanglant.

http://www.videotribe.com/staline-le-tyran-rouge



M6 propose le mardi 13 mars, en première partie de soirée,un document exceptionnel, "Staline, le tyran rouge".

Un document en couleurs de Mathieu Schwartz, Serge de Sampigny et Yvan Demeulandre.

Selon Bernard de la Villardière , les images ne sont pas inédites mais elles ont été peu exploitées auparavant. Interrogé par Télé star, le journaliste dit que certaines des images ont demandé beaucoup de négociations. "Les films montrant son épouse, suicidée, comme on le saura 60 ans plus tard, ou ses enfant,s ont rarement été montrés." Il est temps d'être franc sur le sujet, ajoute-t-il, "d'arrêter avec l'étiquette romantique que certains collent au communisme soviétique. C'est aussi l'ambition de ce documentaire".

Extraits du dossier de presse :

Le 9 mars 1953, Joseph Staline est enterré à Moscou devant un million de personnes. Ses funérailles sont celles d'un demi-Dieu. Ultime paradoxe pour l'un des plus terribles criminels de l'Histoire du 20ème siècle, qui a fait le malheur de son peuple tout en suscitant une admiration collective. Car en 30 ans de règne absolu, celui qui se faisait appeler complaisamment le petit père des peuples a causé la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes ...

"Comment cet enfant miséreux, ce révolutionnaire terne et sans envergure, est-il devenu le maître sanguinaire du plus grand pays du monde ? Ce documentaire a pour ambition de cerner la personnalité d'un tyran qui a transformé un rêve en cauchemar.

Porteur d'un idéal vite oublié, il écrase sans états d'âme tous ceux qui s'opposent à lui, "même par la pensée". Ses camps de rééducation par le travail, plus connus sous le nom de Goulag, transforment 18 millions de Russes en esclaves.

Aussi machiavélique que parano, Staline invente le procès politique où les peines sont fixées avant même le début de l'audience. Pour asseoir son pouvoir, il terrorise son peuple comme on construit des usines, avec des plans et des quotas de personnes à exécuter. Il laisse mourir de faim 7 millions de paysans pour les punir de refuser sa révolution."

M6 souligne que fidèle à l'écriture qui avait été adoptée pour le documentaire "Hitler, la folie d'un homme" et "Quand l'Algérie était Française", ce nouveau document historique entend faire de "Staline, le tyran rouge" un portrait vivant, pédagogique et accessible à tous. Sa réalisation a nécessité un an de travail.

Les deux tiers des images ont été colorisées par un studio spécialisé dans les films historiques. Le tiers restant est composé de films d'époque tournés en couleurs.

Le film ne contient aucune interview, afin de privilégier les témoignages d'époque : discours, lettres, cahiers intimes. Lus par des comédiens.

"Si Staline avait une emprise absolue sur son pays, il l'a bien sûr également exercée sur les archives. Multipliant les films de propagande, il a parfois rayé des pans entiers de l'Histoire en falsifiant la réalité, en détruisant les photos, en effaçant même certains personnages des documents officiels. Pour contourner ces difficultés, nous avons consulté plusieurs centaines de sujets d'archives, films et photos émanant d'une quinzaine de sources différentes. Nous sommes allés à Moscou visionner des films dans les archives soviétiques. Nous avons également pu photographier quelques documents accablants auprès d'associations oeuvrant pour la mémoire des victimes du Stalinisme. Pour une part importante, ces images n'ont jamais été diffusées à la télévision française".