vendredi 23 mai 2008

Un ennemi protéiforme

Le blogue Québec politique a attiré mon attention* sur une chronique de Jean-Marc Léger portant sur la perception qu'ont les gens de l'ADQ (...par ici). À dire vrai c'est complètement hallucinant! Personne ne semble s'entendre sur ce qu'est au juste l'ADQ...

Un exemple parmi tant d'autres, selon le sondeur, «les Québécois ne savent pas vraiment où situer l’ADQ». En effet, «seulement 31% pensent qu’il est à droite, 20% au centre, 15% à gauche et 34 % ne le savent même pas». Idem pour la souveraineté, «42 % pensent qu’il [Mario Dumont] est fédéraliste alors que 21 % le croient souverainiste, et un fort contingent (37 %) ne le sait pas».

Disons que la confusion règne! Remarquez, je ne suis pas sûr que les «gens» seraient plus à même de situer le PLQ ou le PQ sur un axe gauche-droite mais, quand même, il me semble que ça en dit long sur «la nature de la bête»: tout le monde y voit ce qu'il veut bien y voir.

Comment combattre un tel ennemi protéiforme**? Dur à dire. Et si c'était tout simplement une question d'éducation politique?


*En temps normal c'est le genre de chose que je vois le jour même mais comme, lock-out oblige, je boycotte le Journal de Scabec, je ne suis plus trop au fait de ce qui s'y publie...

**Un beau mot qui signifie «susceptible de prendre plusieurs formes, d'en changer fréquemment».

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Tu mets le doigt sur quelque chose d'important concernant ce parti. Je suis presque certain que si on posait les mêmes questions sur les autres partis on obtiendrait des réponse un peu (je dis bien "un peu") moins confuses... Mais l'ADQ a toujours joué là dessus pour aller chercher les votes des frustrés qui boudent leur parti habituel. Ils peuvent voir dans l'ADQ ce qu'ils veulent. Tandis que Québec Solidaire doit compter sur des votes un peu plus éclairés (j'ai encore dis "un peu").

Alex

IGNEUS a dit…

Vrai que nous manquons sérieusement d'éducation politique au Québec (mais ailleurs aussi sauf que je ne suis pas en mesure de le dire aussi affirmativement car je connais moins).

Pour qui en connaît un brin, on peut plus facilement dire que Charest est plus à droite qu'à gauche, et qu'au sein du PQ - parti de coalition-, toutes les mouvances peuvent s'y retrouver, mais dans le cas de l'ADQ, m'semble que c'est surtout le chef lui-même qui échappe soit à un positionnement clair, soit à un classement clair selon nos définitions habituelles de la gauche et de la droite.

Mais plus d'éducation politique pour les citoyens obligerait chacun des chefs à tenir une parole qui ne serait pas que du vent une fois que celui-ci l'a poussé au pouvoir, ça c'est sûr.

En passant, j'aime bien quand on joue des idées et des mots. M'plaît bien, votre blog et j'espère avoir plus souvent du temps pour vous lire moins vite que parfois.