
Les compagnies minières arnaquent le monde, pille l'environnement et refile la facture au public? On s'en sacre! C'est la conclusion des Libéraux rendue publique lundi par Serge Simard, ministre des Ressources naturelles.
Pourtant, selon un rapport du Vérificateur général, les faits sont accablants. De 2002 à 2008, 14 entreprises n'ont versé aucun droit minier alors qu'elle enfournaient 4,2 milliards $ en valeur brute annuellement.
Vous avez déjà les veines qui sortent du cou? Attendez voir. Les contribuables devront débourser 264 millions pour restaurer les sites d'exploration abandonnés par les pillards. En effet, une compagnie minière à la fâcheuse tendance de polluer son environnement de produit toxique (arsenic, mercure et autres). Faut bin nettoyer ça!
Le Vérificateur observe aussi que depuis 2003, Québec a investit davantage dans les mesures fiscales que ce qu'il a reçu en droits miniers.
Pour paraphraser Omar Aktouf, en dehors d'être un comité de gestion des classes riches, à quoi sert le gouvernement? À quand cesserons nous de compter avec cette irresponsable cupidité et commencerons nous à calculer les dépenses globalement? Prendre en compte les coûts sociaux, en plus de la machinerie, n'est-ce pas ce qu'on pourrait appeler une façon responsable de dépenser?
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3 commentaires:
On peut pas attendre un "gouvernement responsable" de si tôt, c'est oublier les intérêts de classe du régime au pouvoir. Il y a des luttes qui ont cours contre cette minière, lutte locale (notamment citoyen-ne-s de Malartic) et au niveau nationale avec la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine (qui regroupe plusieurs groupes écologistes. Comme pour le projet de barrage de La Romaine, l'opposition se fait fermer la gueule par l'argument de création d'emploi et les syndicats appuient.
Un problème est que le pouvoir d'achat ne vient que du travail, alors que la production, grâce au progrès, utilise moins de travailleurs. Le système fait donc en sorte qu’il y a création articulée de nouveaux produits, qu’importe si utiles ou pas, afin de maintenir un bas taux de chômage, quitte à luter contre le progrès.
>>Un problème est que le pouvoir d'achat ne vient que du travail, alors que la production, grâce au progrès, utilise moins de travailleurs.
Mais ca c'est un non sens qui est au coeur meme du capitalisme, pas moyen de passer a cote.
Supposons qu'on pousse le progres a son eventuelle conclusion, qui est l'automation totale de la production. A qui devrait appartenir le fruit du travail? La reponse est evidente, a l'humanite collective, en entier. Si aucun n'a plus besoin de travailler, il est de mise que le produit n'appartient a aucun plus qu'a l'autre.
Le communisme est l'inevitable conclusion du progres industriel. Et l'anarchisme est, quand a elle, la seule philosophie politique qui permet d'avoir un communisme ethique (toute concentration de pouvoir autoritaire etant, de facto, une voie menant a la possession du bien collectif dans les mains d'une petite clique d'hommes d'Etat au lieu de la communaute en son ensemble).
Le capitalisme peut seulement mettre des batons dans les roues du progres, en forcant la societe a faire des choix qui vont a l'encontre de ce progres pour preserver les pouvoirs et privileges de certains. D'ou la naissance de Ned Ludd, l'Unabomber, et tous les autres casseurs de machines regressifs (dont certains ont le culot de se dire anarchistes) qui se levent contre la machine et leur propre liberation eventuelle tout en clamant leur ideologie comme liberatrice.
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