samedi 9 mai 2009

Que faire à Québec?

Vous vous demandez que faire à Québec avec les enfants? Que diriez-vous d'une petite visite éducative dans le vieux port...

Québec présente: l'Esmeralda


C'est la saison des bateaux qui commence. En fin de semaine, nous avons un superbe voilier qui mouille à Québec. C'est l'Esmeralda, un navire école chilien, le plus grand voilier du monde. Très joli, vous en mettrez plein la vue aux enfants.

Vous pourrez même joindre l'utile à l'agréable et en profiter pour faire un peu de sensibilisation historique. En effet, l'Esmeralda est l'un des plus beaux symboles... de la barbarie du XXième siècle. C'est qu'il s'en est passé des choses sur ce voilier en septembre 1973. En effet, lors du coup d'État de Pinochet, le navire a fait office de prison flottante, des gens y ont été torturé tandis que d'autres y sont monté pour ne plus jamais en redescendre (comme le prêtre Chilien d’origine britannique Miguel Woodward).

Pour que la page soit tournée, il faut que justice soit faite. C'est pourquoi Amnistie internationale recueillera des signatures samedi 9 mai, de 12h à 18h, au Musée de la civilisation, à Québec.

2 commentaires:

iMic (Michaël Lessard) a dit…

À ce sujet, j'ai aussi reçu de Richard de Huault:

Dans les jours qui viennent (jeudi 7 au dimanche 12 mai), le voilier école de la Marine Chilienne, La Esmeralda, surnommé La Dame Blanche, sera au port de Québec en visite officielle.

Ce que la population du Québec et du monde en général ne doit pas oublier c’est que ce bateau, avec d’autres, fut utilisé comme lieu de détention et de torture lors du sanglant coup d’État de Pinochet en 1973.

En effet, pendant plusieurs semaines, des centaines de Chiliens furent victimes de ces pratiques sanglantes, et certains sont disparus pour toujours.

L’Association des Familles des Déténus-Disparus du Chili (AFDD) n’a pas cessé depuis le retour de la démocratie en 1990 de réclamer que justice soit faite, et que les coupables de ces atrocités soient punis. Le procès se trouve toujours devant la justice chilienne, mais sans aucune résolution, à cause, d’une part, du pacte de silence des militaires, confortés par les lois d’amnistie promulgués par le dictateur lui-même avant de quitter le pouvoir, et, d’autre part, par manque de volonté politique des gouvernements successifs de la « Concertation Démocratique ».

Un cas emblématique de ces crimes contre l’humanité est l’assassinat sur ce bateau --cas aujourd’hui bien attesté-- du prêtre Chilien d’origine britannique Miguel Woorward. Sa famille réclame encore que la justice chilienne rende un verdict définitif. La Cour d’appel de Valparaiso a déjà prononcé un premier verdict selon lequel sont inculpés 19 membres de l’Armée, dont 4 Amiraux. Le prêtre britannique Edward Crouzet a publié récemment un livre qui réunit toute l’information sur ce crime atroce. (Crouzet, E. Sangre sobre La Esmeralda)

C’est pour ces raisons que nous invitons la communauté québécoise à manifester leur malaise devant cette visite déshonorante, et à se joindre aux exigences des familles des disparus au Chili et des organismes de défense des Droits Humains pour que tous les coupables de ces crimes de torture et d’assassinat soient punis une fois pour toutes, et pour que la vraie justice s’impose au Chili.


Conseil Central de Québec Chaudière Appalaches CSN

Carrefour Tiers-Monde (Québec)

Casa Latinoamericaine (Québec)

Centre Chilien Pablo Neruda, de Québec

Le 6 mai 2009

Anonyme a dit…

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/200905/10/01-855238-un-marin-du-bateau-esmeralda-sera-accuse-de-voies-de-fait.php

Un marin du bateau Esmeralda sera accusé de voies de fait

La Presse Canadienne
Québec

Un membre d'équipage du bateau chilien Esmeralda, qui est amarré au port de Québec, devrait comparaître lundi au palais de justice de Québec. L'individu, âgé dans la vingtaine, pourrait faire face à des accusations d'introduction par effraction, de voies de fait et de menaces.

Selon la police de Québec, l'incident se serait produit vers 1 h à la marina de Québec. Le matelot, vraisemblablement intoxiqué par l'alcool, serait passé à l'abordage sur une embarcation dans laquelle se trouvait un couple. C'est à ce moment qu'il aurait proféré des menaces et vidé le contenu d'un extincteur. La raison de son intrusion demeurait toujours inconnue, samedi.

L'Esmeralda quittera le port de Québec mardi pour se diriger vers le port de Halifax, en Nouvelle-Ecosse. On ne sait donc pas encore si le marin sera libéré à temps pour rejoindre ses compagnons sur le bateau-école.

Depuis son arrivée vendredi, le quatre-mâts, l'un des plus grands voiliers du monde, ne cesse de faire des vagues. Le navire aurait servi de prison flottante lors du putsch de 1973 qui a mené le dictateur Augusto Pinochet au pouvoir. Des personnes rapportent y avoir été torturées, tandis que d'autres qui étaient montées à son bord n'ont jamais été revues.

Des membres d'Amnistie internationale étaient d'ailleurs présents sur les quais en fin de semaine pour rappeler le passé du bâtiment.

Le Soleil