jeudi 28 mai 2009

Le PQ se fait du capital politique sur le dos des syndiqués

Si on en crois Le Soleil, Agnès Maltais (dépitée péquiste du centre-ville de Québec) trouve que les syndiqués des garages du RTC exagèrent... Considérant que les enjeux ne sont pas «majeurs», une grève serait «scandaleuse» a-t-elle dit au quotidien.

Fidèle à la vieille recette populiste, Mme Maltais oppose les intérêts des usagers à ceux des travailleurs. «Je ne peux pas croire qu'on va vivre une grève juste pour une question d'entente sur une demande de flexibilité pour un petit garage, lâche Mme Maltais dans Le Soleil. Ce serait scandaleux que les citoyens soient pris en otage. [...] Ça n'a aucun sens que les gens se retrouvent sans service pour quelque chose comme ça.»

«Il y a toujours quelqu'un qui en fait les frais, déplore la dépitée de Taschereau (toujours dans Le Soleil). Des gens qui ont des horaires atypiques, des étudiants... Des gens utilisent le transport en commun à toutes les heures. Pas seulement sur les trajets principaux.»

C'est rigoureusement vrai... Mais pourquoi choisir de s'en prendre qu'au syndicat? Pourquoi ne pas s'attaquer à la gestion paternaliste du Réseau de transport de la capitale? Après tout, on pourrait aussi dire «je ne peux pas croire que la direction de la société de transport va provoquer une grève juste pour obtenir un peu plus de flexibilité dans un petit garage». Tout dépendant de votre perspective (...de classe!).

Outre le fait qu'on peut se demander qui, de la politicienne ou des syndiqués concernés, est le mieux placer pour juger de ce qui constitue un enjeu majeur, on comprend surtout que le PQ a décidé cette fois de se faire du capital politique sur le dos des syndiqués. Voilà une stratégie toujours payante dans la région de Québec!

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