samedi 23 mai 2009

Équité salariale : la lutte continue dans le privé

Hier le secrétaire général de la FTQ dénonçait «le plus important employeur privé au Québec [qui] fait tout pour se défiler de ses obligations légales en matière d’équité salariale». On annonçait même des actions pour faire bouger cet employeur intransigeant chez qui l'employée de base ne peut espérer obtenir plus de 540$ par semaine après 10 ans de service.

La cible? Le Mouvement Desjardins. Comme quoi c'est pas parce qu'on est une coopérative qu'on est mieux que les pires capitalistes. La porte-parole des quelques 3500 membres de la FTQ chez Desjardins souligne que le fait que le mouvement soit maintenant dirigé par une femme n'a strictement rien changé.

«C’est précisément pour cette raison que nous avons convenu de lancer une série d’actions de manière à convaincre Mme Leroux et les membres de la direction du Mouvement Desjardins qu’il est temps qu’ils se conforment à la Loi», a déclaré Ginette Geoffroy de la section locale 575 du SEPB-FTQ.

Pour commencer, les représentants syndicaux ont déposé, le 12 mai dernier, pas moins de 388 plaintes et différends à la Commission de l’équité salariale alléguant que le Mouvement Desjardins refuse de se conformer aux dispositions de la Loi sur l’équité salariale. «Depuis 10 ans, le Mouvement Desjardins s’obstine à ne pas vouloir appliquer la Loi sur l’équité salariale, ce manque de considération à l’endroit de son personnel doit cesser» a déclaré René Roy, secrétaire général de la FTQ.

La Loi sur l’équité salariale a pour objet de corriger les écarts salariaux dus à la discrimination systémique fondée sur le sexe à l’égard des personnes qui occupent des emplois dans des catégories d’emplois à prédominance féminine.

1 commentaire:

anarchopragmatisme a dit…

D'aucune façon, l'État ne devrait intervenir sur l'équité salariale dans le secteur privé. C'est aux membres eux-mêmes à exiger des dirigeants qu'ils appliquent l'équité salariale. Comment peut-on soutenir ça d'un point de vue anarchiste?

Tant pis pour Desjardins s'ils sont assez caves pour se priver d'une main-d'oeuvre féminine compétente. Les clients leur feront payer le prix de leur incurie.

"Comme quoi c'est pas parce qu'on est une coopérative qu'on est mieux que les pires capitalistes."

En effet!