mercredi 4 avril 2012

Marche étudiante: la police en mode répression

La police a donné toute son ampleur au mot "intolérance" aujourd'hui alors que deux contraventions ont été remis à l'occasion d'une marche étudiante pacifique.

À l'initiative de la FRAQ-ASSÉ (Front Régional des Associations de Québec), 300 à 400 personnes, en majorité des étudiant-e-s, se sont réunis pour scander leur opposition à la hausse des frais. La marche à débuté à 13h en face du Manège militaire.
Dès le départ, la police a encerclé la manifestation. Prétextant que la marche était illégale, les constables ont menacé de remettre une contravention à chaque participant-e. Une personne dans le véhicule de tête a reçu un constat d'infraction pour le douteux motif de "troubler la quiétude publique" et d'avoir les fenêtres de la voiture "obstruées".
Les constables négocient en force
Faisant fi des menaces, les étudiant-e-s ont ouvert la marche sous le bruit des tambours. Le cortège fort coloré abordait le thème de la Corée du Nord. Les manifestant-e-s souhaitaient ainsi démontrer les similitudes entre le régime communiste oppressif et obscurantiste de la Corée du Nord et l'État autoritaire du Québec. (NDLR: Nous avons d'ailleurs récemment souligné les simitudes entre les deux pays).
Le ministère de la Culture, Communications et de la Condition féminine
Els ont fait un premier arrêt au ministère de la Condition féminine pour rappeler que la hausse touche plus durement les femmes. Trois oratrices ont prises la parole, dont Anne-Valérie de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.

Poursuivant joyeusement la marche dans le calme, la manif a emprunté la rue Cartier pour revenir vers l'Assemblée Nationale où elle a pris fin.
La foule était particulièrement colorée
Profitant de la dispersion des étudiant-e-s, des policiers ont littérallement enlevé l'une des manifestant-e-s s'étant adressée au micro précédemment. Selon ses propres mots, les policiers croyaient avoir capturé "la cheuffe". Elle fut relachée plus tard, non sans avoir reçu le fameux constat 500.1, du Code de la sécurité routière, pour avoir bloqué une voie publique. Une facture salée de 500$.

La manif a pris fin vers 15h30.

Visiblement les forces répressives d'État poursuivent dans la même lancée que la semaine dernière, où 14 manifestant-e-s se sont fait remettre une contravention alors que la manif venait tout juste de prendre fin. Le droit de manifester, protégé par toutes les chartes, est foulé aux pieds. Désormais à Québec, comme en Corée du Nord, le simple fait de marcher calmement sur la voix publique en faisant savoir ses droits est réprimé avec violence par l'État.

Ze manif

8 commentaires:

Mouton Marron a dit…

Ben voyons! C'est quoi cette histoire-là? Pourquoi les flics ont-ils décidé que la manif était illégale? Et c'était la grève ou la manif qui était illégale?

Gontrand a dit…

Mon erreur. Merci Jésus pour la section commentaire.

Anonyme a dit…

Le parallèle fait avec la Corée du Nord est fort boiteux. Autrement qu'un design graphique de Kim Jung Lin, il est difficile d'expliquer que l'auteur en soit arrivé au constat que cette manifestation avait l'analogie entre le Québec autoritaire et la Corée du Nord comme thème???

Gontrand a dit…

Ça prend pas la tête à Bakounine pour comprend' ça...

Anonyme a dit…

Ça ne prend pas la tête à Bakounine non plus pour comprendre qu'il y a des degrés dans la violence.

Ce que la police a fait est inacceptable dans une société qui se dit démocratique, un point c'est tout.

Je ne vois pas la nécessitée de vous discréditer avec des comparaisons boiteuses.

Anonyme a dit…

On aperçoit des drapeaux rouges glissés parmi les carrés rouges des manifestants. Je ne crois pas qu'amalgamer les deux causes serve bien celle des étudiants. Mais la subtilité est trop fine pour causer du dommage.
Indéniablement le carré rouge remporte un succès monstre mais je ne peux m'empêcher de trouver incongru l'utilisation de la couleur rouge pour protester contre les rouges (les libéraux).
Le zèle policier pourrait avoir l'effet de raffermir l'appui de la population.
Peut-être faudrait-il un fond pour venir en aide à ceux et celles reçevant des amendes abusives.

Anonyme a dit…

Un fond pour leur venir en aide est une idée intéressante, mais il faudrait aussi les encourager à contester ces amendes abusives.

Érik de Vaulbe a dit…

Vite pour la répression, lent pour la discussion.