mercredi 23 janvier 2008

Question de perspective

Je suis plus riche depuis le début du mois. Ma paie a en effet été majoré de 12,59$ par quinzaine. Ça me fait une augmentation de 1,5%. Cette augmentation, je ne la doit pas à mes patrons mais à Monique Jérôme-Forget. En effet, 12,59$ par deux semaines c'est ce que ça donne les baisse d'impôt rendu à mon humble personne. Je ne sais pas trop si je devrais en rire ou en pleurer.

L'État claque un milliard en baisse d'impôt alors qu'il peine à assumer ses responsabilités en santé et en éducation. Les infrastructures tombent en ruine, on ne remplace pas les fonctionnaires qui partent à la retraite, les universités sont toutes au bord de la faillite, on augmente les frais de scolarité, on presse le citron à toutes les sociétés d'État mais on trouve le moyen de baisser les impôts. J'en reviens juste pas.

J'ai appelé au groupe de défense de droit des personnes assistées sociales de la ville pour savoir à combien exactement se chiffrait l'indexation de cette année. Vérification faite, on a donné 3,25$ de plus par mois aux plus pauvres d'entre les pauvres. Il me semble que mon 12,59$ a un arrière-goût amer. Tout est question de perspective j'imagine.

Monique, tu devrais avoir honte...

3 commentaires:

Farruco a dit…

ouais... mais comme dirait l'autre, la J.Forget, elle, elle en a certainement plus dans ses poches que toi.

ces gens-là. il faut qu'ils pensent à leurs retours sur le marché du patronnat plus tard! plus ils baissent les impôts, plus le "filet social" perd de force et plus il est justifié de faire appel au sauveur nommé Privé pour nous sortir du pétrin.

bah, la roue tourne
JF

Nicolas a dit…

Je sais bien. Je voulais surtout ramener le débat au ras des pâquerettes. On a coupé un milliard dans les revenus de l'État, ce qui est non-négligeable au niveau des budgets mais ça donne une somme plutôt ridicule au niveau des individus. Le pire c'est que c'est la première fois qu'une baisse d'impôt parait assez sur ma paie pour en parler. L'autre chose que je voulais ramener c'est que, même si je ne cracherai pas dessus, la somme ne changera pas grand chose à ma vie parce que toute proportion gardé c'est insignifiant (1,5%). Par contre, il y a d'autres gens qui sont franchement dans la dêche et pour qui une telle somme aurait fait une réelle différence. Personnellement, j'aurais préféré que l'État garde mon fric et augmente sensiblement le B.S. ou ne dégèle pas les frais de scolarité. Bref, je me questionne sur les priorités.

M'enfin, tout ce que je voulais c'est mettre en perspective un des cheval de bataille des droites populistes et libérales.

Francois a dit…

Tout a fait d'accord avec Nicolas! Ça pue l'achat de votes.