mercredi 2 novembre 2011

La fin des indignéEs de Québec?

Les militantEs du jardin Saint-Roch ont la mine basse. Une visite des pompiers au camp ce matin pourrait remettre en question l'existence du campement. À 15:30, les pompiers et la mairie se réuniront pour décider de son sort. Cette expulsion se décidera sans la présence des principaux concernés, les campeurs et les campeuses, comme c'est la tradition dans une démocratie moderne.

Ça pourrait bien annoncer le début de la fin pour le campement autogéré des indignéEs.

Quand on regarde la chronologie des évènements, qu'on prend un peu de recul, l'effet est saisissant.

Cornionologie
1. Hier matin, un certain Mauron à CHOI parle du campement pendant une demie-heure, traitant ses occupants de BS, de communistes et de parasites. Néanmoins très préoccupé par leur santé, il laisse entendre qu'un incendie allumé par accident pourrait être absolument terrible.

2. Quelques minutes plus tard, un feu d'origine inconnue est déclenché sur une tente. Les indignéEs pointent des "agents provocateurs".

3. Ce matin, un article du Journal de Culbec annonce que le feu a été causé "par un problème électrique". Après vérification, le journaliste prétend qu'il aurait eut cette information du "cabinet du maire et le service des incendies". En passant, tout ce qui fonctionne à l'électricité au camp, c'est une cafetière située à 100 mètres du lieu du crime.

4. Quelques heures plus tard, les pompiers débarquent au camp.

On savait que la mairie tendait toujours une oreille particulièrement attentive à la radio poubelle, mais de là à ce que la radio intervienne directement dans les orientations de la ville, c'est peut-être une première.

Mais finalement on s'entend qu'à Québec il n'y a qu'un seul homme, que dis-je, un surhomme qui, quoi que de petite taille, peut empêcher la destruction du camp...

À moins que les indignéEs ne prennent leurs affaires en main et ne sortent les dents...

3 commentaires:

spartatux a dit…

La droite bien pensante les accuses d'exister alors que leur système, le capitalisme, est la cause de leur condition.

Les indignéEs deviendront-ils des enragéEs? Les "parasites" deviendront-ils des révoltéEs?

Si ils ont si peur que l'ont mette le feu à leur parc, occupons le parlement!

Anonyme a dit…

Ça me fait penser à l'utilisation des pompiers dans le Centre Social Autogéré, et au Squat Préfontaine.

http://www.lapointelibertaire.org/node/997

iMic (Michaël Lessard) a dit…

« Cette expulsion se décidera sans la présence des principaux concernés, les campeurs et les campeuses, comme c'est la tradition dans une démocratie moderne.»

Très bien dit.

En ce 21e siècle, on devrait prendre les décisions le plus souvent possible avec les gens concernés directement (et indirectement lorsque possible).