mardi 16 février 2010

La démocratie à la Ville de Québec c'est «toé tais toé»...

Le climat à l'hôtel de ville est de plus en plus pourri. Le parti au pouvoir, surtout le maire en fait, tolère difficilement l'opposition, qu'elle vienne des élu-e-s ou des citoyen-ne-s. Les gens se font «revirer de bord» assez cavalièrement quand ils et elles se risquent à venir poser des questions aux séances publiques du conseil de ville.

Malgré tout, l'administration ressent le besoin de resserrer encore plus les règles. Selon un entrefilet du Soleil, il faudra désormais s'inscrire à l'avance afin de pouvoir poser une question. De plus, l'introduction ne devra pas durer plus de 30 secondes sous peine de se faire couper le micro. (source)

Comme par hasard, ces nouvelles mesures pour limiter la parole citoyenne interviennent alors même que des groupes populaires et des citoyen-ne-s en colère contre les hausses de taxe étaient intervenus au conseil de ville il y a deux semaines. Le maire avait alors carrément dit aux gens que s'ils n'étaient pas content, ils n'avaient qu'à se présenter aux élections...

Ça fait même pas six mois que l'administration est élue, ça augure bien pour l'avenir!

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Un point de similitude supplémentaire avec Jean Tremblay.

J'envoie un courriel d'indignation a la ville immédiatement. renseignements@ville.quebec.qc.ca!

Sam a dit…

Il faudrait pas que l'idée du temps de parole et de l'inscription soit importé au Saguenay, aller gueuler et se faire sortir par les flics du Conseil est bien notre seul dernier luxe ici-bas.

Anonyme a dit…

J'ai écouté la période des questions il y a environ deux semaines à la télé.

Plus de 50% des gens qui se présentent au micro sont des activistes, surtout du quartier Saint-Jean-Baptiste.

A côté de cela, il y a un 25% qui m'ont l'air d'être des gens qui ont un trouble mental.

Reste un petit 25% de gens qui me semblent ok et sans appartenance à un groupe de pression.

Nicolas a dit…

J'étais présent au dit conseil de ville. Il y a eu deux interventions de militants de Saint-Jean-Baptiste. Par contre, c'est vrai que cette fois là, il y avait un groupe d'une coalition anti-pauvreté. Tu as peut-être confondu? Ceci dit, activiste ou pas, ça ne justifie pas de bâillonner le public.

Nicolas a dit…

oh, et si les gens veulent se faire une tête par eux-même. Voici le lien vers la dite séance du Conseil municipal. Vous verrez dans la première période d'échange à quel point le climat est bon entre le maire et les deux indépendants... L'arrogance à un maire!

anarchopragmatisme a dit…

Entièrement d'accord avec ce billet!

Anonyme a dit…

Je viens de regarder la periode des questions des citoyens pendant le conseil de ville... Hallucinant! Mathieu n'a pas pu poser sa question au complet; il n'y a pas que le maire qui soit arrogant, le président aussi. Les "élus" peuvent étirer leurs questions autant qu'ils/elles le veulent mais les citoyens se font envoyer chier carrément et d'une manière extrèmement autoritaire!

Alex