lundi 30 juin 2008

+ de 1 300 personnes à la Marche des 4 Sans



Plus de 1300 personnes, dont quelques 400 de Québec, ont participé samedi à la Marche des 4 Sans. Une telle foule est un record pour le FRAPRU et sans doute la plus grande marche de l'histoire du Québec sur l'enjeu spécifique du logement social.

== Notre photo-reportage

dimanche 29 juin 2008

Des nouvelles de la CORPIQ

"Organisme à but non lucratif fondé en 1980, la CORPIQ est la plus importante association à offrir des services aux propriétaires de logements et la seule à être présente dans toutes les régions. Au nombre de 277 000, les propriétaires québécois fournissent un logement à 1,259 million de familles locataires et possèdent, dans neuf cas sur dix, de 1 à 5 logements."

Bref, la CORPIQ se voit un peu comme la représentante des valeureuSEs propriétaires ayant la grâce et la gentillesse de bien vouloir laisser plus d'un million de sangsues vivre sous leurs toits. C'est aussi l'organisation qui dénonce "le contrôle serré des loyers" que la population du Québec subie tous les ans. Et, comme à chaque année, elle vient nous dire que de crises du logements il n'y en a point.

En fait, la CORPIQ monte aux barricades (les mass médias) à chaque fois qu'un maudit groupe communautaire lance l'expression "crise du logement". Selon ces proprios, la crise est artificielle puisque le "contrôle serré des loyers" exercé au Québec (qui n'existe pas, soit dit en passant) maintiendrait artificiellement les prix des loyers trop bas et ferait en sorte que les logements seraient sous occupés. Bref, on ne parque pas assez de sangsues (c'est nous ça) par pièces.

De plus, cette charmante mafia des proprios semble s'offusquer du fait que "Le Québec et le Manitoba sont les endroits au pays où l’on retrouve la plus forte proportion de locataires qui paient moins de 30 % de leurs revenus pour se loger." Vraiment, ça me fend le coeur de penser que des gens puissent bénificier de presque 70% de leurs salaires lâchement arrachés aux pauvres patronNEs afin de bouffer et, peut-être un jour, après de longues périodes de vache maigre, se payer des loisirs. Mais dans quelle société vivons-nous donc pour chiâler de la sorte?

La solution de la CORPIQ: laisser libre cours aux lois bénies du sacro-saint marché afin que les pauvres propriétaires exploitéEs puissent enfin vivre sainement sans avoir à subir le joug oppresseur d'une Régie du Logement aux trop longues dents.

La solution de notre côté: expropriation de touTEs ces propriétaires trop souvent grassement payéEs pour des loyers fréquemment non entretenus. La reprise du marché locatif par les locataires afin que l'on ne parle plus de marché mais bien de logement pour une fois!

samedi 28 juin 2008

Le frère du cardinal Ouellet accusé de crimes sexuels pédophiles



La grosse Presse nous apprend aujourd'hui que Paul Ouellet, frère du cardinal Marc Ouellet, est accusé d'agression sexuelle contre une enfant âgée entre 8 et 18 ans selon les moments où les agressions ont été commises...

Originaire du village d'Abitibi La Motte, Paul Ouellet a longtemps été enseignant dans des classes d'enfants en difficultés d'apprentissage. En 2006, il a remporté le prix littéraire de Radio-Canada pour sa nouvelle ''Moi, enfant''. S'il se retrouve derrière les barreaux, il pourrait amener quelques copies de son bouquin pour les partager avec ses compagnons de cellule ?

Source

Vendredi au Camp des 4 Sans



==> Photo reportage sur le Camp des 4 Sans

vendredi 27 juin 2008

Le Bakunin Birthday Beer&Burger BBQ arrive bientôt !


La Page Noire est une librairie sociale et autogérée. Cette année, elle fête son sixième anniversaire d’existence et sa première année dans St-Rock! Comme à l’habitude, au lieu de fêter la traditionnelle fête du plus beau pays du monde avec son lot de démonstrations patriotiques et son truck de bellicisme nationaliste, nous vous invitons à venir trinquer avec nous à la mémoire d’un camarade à toutes et à tous, Michel Bakounine, mort le 1er juillet 1876 à Berne en Suisse.

La Page Noire est située au 265 Dorchester. Des rafraîchissements et des grillades seront servis à prix de soutien!

jeudi 26 juin 2008

Le Camp des 4 Sans est commencé...



Le Camp des 4 Sans s'est implantée aujourd'hui en plein centre-ville de Québec. 80 campeurs et campeuses et leurs alliéEs vont y rester jusqu'à samedi. Vous pouvez passer faire un tour, le Camp est au Parc de l'Amérique française (à côté du Grand théâtre).

Au programme vendredi:

à 14 h :
  • atelier sur les solidarités mutuelles et le relais des contacts internationaux, donné par le réseau No Vox
  • atelier sur les luttes sociales d’hier et d’aujourd’hui, donné par le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire de Québec-Chaudière-Appalaches
  • atelier sur le commerce équitable donné par le Plan Nagua


à 19 h 30 :
  • intervention sur les conditions de vie et de logement des Autochtones, faite par un représentant de l’Assemblée des Premières Nations du Québec


à 20 h :
  • spectacle avec, entre autre, Rudy Caya et Stéphane Robitaille


Et, surtout, manifestation nationale samedi, à 13h (rassemblement au Manège militaire, sur Grande-Allée).

Cause commune no 21

Le numéro 21 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec, est maintenant disponible sur le web. 4000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous.

Un pdf à basse résolution --format tabloïd-- est disponible.

Au sommaire du no 21 (format HTML)


mercredi 25 juin 2008

Le Camp des «4 sans»: Se mobiliser pour le droit au logement

Du 26 au 28 juin, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) organise à Québec le Camp des «4 sans». L’action vise à permettre aux «sans toit», aux «sans l’sou», aux «sans droits» et aux «sans voix» de prendre le haut du pavé en occupant pendant quelques jours un lieu au cœur des festivités marquant le 400e anniversaire de la Ville de Québec. Pour le FRAPRU, l’objectif est «de frapper l’imaginaire par une mobilisation exemplaire dans le but de faire avancer la cause des locataires».

Cette mobilisation, qui s’annonce comme la plus importante organisée depuis le Camp des mal-logéEs (tenu à Québec au mois d’octobre 2004), s’inscrit dans une conjoncture difficile pour les locataires. On le sait, le début des années 2000 a été marqué par une crise du logement qui a fait des milliers de victimes. Les rapports entre propriétaires et locataires ont pris la forme d’une guerre de tranchées, marquée par les hausses de loyer à répétition et la multiplication des reprises de logement dans les quartiers populaires en voie de gentrification. Heureusement, la voracité des propriétaires s’est butée à la résistance de bien des locataires qui, malgré les pressions, ont choisi de se battre pour améliorer leurs conditions de vie.

Dans ce contexte difficile, le mouvement pour le droit au logement a continué d’informer et de mobiliser les locataires par le biais de manifestations, d’occupations, de pétitions, de porte-à-porte. Le résultat de ce travail acharné a permis un maintien du statu-quo au plan législatif et la construction de plusieurs milliers de logements sociaux, principalement sous la forme de coopératives d’habitation et d’OSBL. C’est peu, mais c’est aussi beaucoup. N’oublions pas que nous faisons face à un lobby puissant, celui des propriétaires privés. Leurs associations cherchent à obtenir la déréglementation quasi-complète du marché locatif tout en s’opposant farouchement au développement du logement social (qui leur volerait des clientEs potentielLEs!). Seule une mobilisation soutenue et une vigilance constante ont permis d’éviter le pire.

Malheureusement, rien n’est jamais acquis, pas mêmes les rares avancées obtenues au fil des ans. Depuis 2007, les budgets consacrés par le gouvernement du Québec à la construction de nouveaux logements sociaux ont été considérablement réduits. Quant au gouvernement fédéral, n’en parlons pas : à ses yeux, la guerre en Afghanistan passe bien avant le bien-être des locataires. L’objectif que s’est donné le FRAPRU, celui de doubler le nombre de logements sociaux au Québec d’ici 10 ans, n’est envisageable que par la construction d’un plus grand rapport de force. Jusqu’où les actions symboliques comme le Camp des «4 sans» permettent-elles d’aller? Sont-elles suffisantes pour obtenir la socialisation du parc de logements locatifs? Po-ser la question, c’est y répondre… partiellement. En effet, chaque mobilisation doit nous permettre de convaincre de nouvelles personnes de descendre dans la rue, de s’unir pour résister, de se joindre à nous pour construire ensemble le mouvement.

Seule cette accumulation de forces, jumelée à une analyse, un discours et des pratiques combatives, nous permettra de constituer à terme l’expression d’un véritable contre-pouvoir capable d’imposer ses priorités. C’est dans cette perspective qu’on pourra juger du succès ou de l’échec du Camp des «4 sans», par son impact sur les mobilisations à venir.

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Extrait du numéro 21 du journal Cause commune

Le parti «Je, me, moi»


Notre inimitable maire, Régis «l'Action» Labeaume, vient de se doter d'un nouveau parti pour les prochaines élections. Pour être bien sûr de montrer qui mène, ça va s'appeler «L'équipe Labeaume». Sans commentaires... (Source).

Ça nous fais une belle jambe!

Il paraît que Jean Charest s'attribue la responsabilité de la Capitale-Nationale (c'est Le Soleil qui le dit). J'imagine que le but est d'envoyer un message politique «fort» du genre: «la région de Québec est tellement importante pour les libéraux que c'est le PM lui-même qui s'en occupe». Sauf qu'il serait surprenant que qui que ce soit ne soit dupe. Dans les faits c'est un enterrement de première, voire pire (en effet, c'est Johnny qui est responsable des jeunes vous savez...).

Solidarité internationale...

Une centaine de mal-logéEs sont aller porter des tentes à l'ambassade du Canada à Paris en solidarité avec le Camp des 4 Sans. L'initiative de cette action de solidarité internationale surprise revient au Réseau No Vox et à l'association Droit au logement. Les parisienNEs rendaient la pareille au FRAPRU qui était aller manifester l'hiver dernier à Ottawa en appui à l'occupation de la rue de la Banque organisé par le DAL.

Photo courtoisie du DAL (voir leur communiqué).



Installation symbolique de deux tentes sous les fenêtres de l'ambassade, ce matin à 11H, pour les sans logis du Canada. Une petite centaine de personnes sont là, slogans, musique, c'est la fête. Il y a des familles de la rue de la Banque qui se souviennent du soutien apporté cet hiver par le FRAPRU.

Déclaration d'appui au Camp des 4 Sans

[Texte paru dans le Soleil ce matin. Notez que le Camp des 4 Sans commence jeudi et se terminera par une grande manifestation nationale samedi (rdv à à 13h en face de feu le manège militaire).]

En appui au Camp des 4 Sans!




Gilles Vigneault, François Avard, Richard Desjardins, Dan Bigras, Gilles Duceppe, Françoise David, et de nombreux co-signataires*


Nous tenons à rendre public l'appui que nous apportons au Camp des 4 Sans organisé par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) parallèlement aux Fêtes du 400e anniversaire de Québec. Ce campement, qui débutera le 26 juin, veut mettre en lumière la réalité et les aspirations des «Sans toit», des «Sans l'sou», des «Sans droit» et des «Sans voix». Loin de vouloir perturber les célébrations officielles, il cherchera à attirer l'attention sur une facette trop souvent occultée de l'histoire et de l'actualité du Québec et de la Capitale nationale en particulier, celle de la lutte quotidienne pour le droit au logement, pour le «droit à un lieu où l'on peut vivre en sécurité dans la paix et dans la dignité», comme le définit l'ONU.

Comme citoyennes et citoyens du Québec, nous inquiétons du manque actuel d'appartements, principalement pour les familles, à plus forte raison si elles sont à faibles ou modestes revenus. Nous nous préoccupons de l'augmentation actuelle du coût des loyers, alors que près d'un locataire sur cinq devait déjà engloutir plus de la moitié de ses revenus pour se loger au début des années 2000. Nous nous scandalisons de l'aggravation du problème de l'itinérance qui touche notamment de plus en plus de femmes et de jeunes. À l'occasion de l'anniversaire de l'établissement français à Québec, nous ne voulons pas non plus passer sous silence les déplorables conditions de logement vécues par les peuples autochtones. Nous pensons que les gouvernements doivent se préoccuper davantage de tous ces problèmes, entre autres e investissant davantage dans de nouveaux logements sociaux.

*Co-signataires:
Luc Archambault, peintre, sculpteur, céramiste
Paule Baillargeon, actrice et réalisatrice
Les Batinses, musiciens
Yves Beauchemin, écrivain
Marc Béland, comédien
Emmanuel Bilodeau, comédien
Rudy Caya, chanteur
Claude Chamberlan, directeur artistique
Paul Chamberland, poète
Michel Chossudovski, écrivain, chercheur
Stéphane Crête, comédien
Catherine Florent, comédienne
Johanne Fontaine, comédienne
François Gourd, artiste
Nicolas Girard, député de Gouin, porte-parole du PQ en matière d'habitation
Amir Khadir, médecin, porte-parole de Québec solidaire
Tania Kontoyanni, comédienne
Gérald Larose, syndicaliste, professeur
Hugo Latulippe, cinéaste
Léo-Paul Lauzon, comptable, professeur
Sylvie Legault, comédienne
Marie-Annick Lépine, chanteuse, musicienne
Didier Lucien, comédien
Norman Nawrocki, musicien, écrivain
Kraz-Y NOIZE, rappeur, humoriste
Madeleine Parent, syndicaliste, féministe
Sylvie Potvin, comédienne
Danielle Proulx, comédienne
Guy Rainville, chef du Parti vert
Armand Vaillancourt, scupteur
Laure Waridel, auteure, écologiste
Les Zapartistes, humoristes

mardi 24 juin 2008

Transport Montréal-Québec pour la manif du 3 juillet


Voiçi un communiqué du collectif Bloquez l'empire Montréal qui traite entre autres de l'organisation de transport de Montréal vers Québec pour la manifestation du 3 juillet. Lecteurs hors-Québec, réservez vite vos places dans les autobus !



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[RAPPEL: Veuillez réserver votre place sur les autobus de Montréal au plus tard le 30 juin.]

400 ANS DE COLONIALISME ET DE MILITARISME :
PAS DE QUOI CÉLÉBRER!

DE QUÉBEC À KABOUL:
PAS DE JUSTICE SUR DES TERRES VOLÉES ET OCCUPÉES!

DÉNONÇONS LA MASCARADE COLONIALE DU 400e DE QUÉBEC!

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Manifestons contre la parade du "DROIT DE CITÉ" des Forces armées
canadiennes! CANADA HORS D'AFGHANISTAN!

Le 3 JUILLET 2008
Rendez-vous à 7 h pile
Devant le 1455, De Maisonneuve ouest, Montréal
VEUILLEZ RÉSERVER VOTRE PLACE DANS LES AUTOBUS DÈS AUJOURD'HUI
blocktheempire@gmail.com
+++++++++++++++

Le 3 juillet prochain, la ville coloniale de Québec commémorera le 400e anniversaire de sa fondation par Samuel De Champlain au nom du roi de France.

À cette occasion, le fleuron provincial de la couronne britannique, le Royal 22e Régiment des Forces armées canadiennes (tout juste revenu de sa campagne en Afghanistan) se prévaudra de son « Droit de cité » en paradant dans les rues de Québec « tambours battant, drapeaux flottants et baïonnettes aux canons ».

À l'appel de la coalition Guerre à la guerre, Bloquez l'Empire! vous invite à rejoindre les rangs de la dissidence et à manifester énergiquement contre cette démonstration écoeurante de la domination coloniale et du pouvoir impérial. Notez que la convergence, de façon générale, sera à caractère familial.

ENDOSSEZ LE CONTINGENT ANTICOLONIALISTE!

Dans le cadre de cette convergence anti-guerre, Bloquez l'Empire! lance un appel à la formation d'un CONTINGENT ANTI-COLONIAL pour marquer notre opposition au caractère colonial du Canada et du Québec, pour exprimer notre solidarité avec les luttes d'autodétermination menées par les peuples autochtones de l'Île de la Tortue (Amérique du Nord occupée) et pour dénoncer la mascarade du 400e anniversaire de la « fondation de Québec ».

Nous vous invitons à marcher sous la bannière « 400 de colonialisme : Rien à célébrer! Le Canada et le Québec sont des terres volées! ». Nous encourageons tous les groupes, collectifs et organismes à endosser le Contingent anticolonialiste et à participer à la mobilisation. Communiquez avec nous à blocktheempire@gmail.com ou au 514-848-7583.

Le Contingent Anti-Colonial est organisé par le collectif Bloquez l'empire Montréal avec l'appui des groupes suivants:

- Centre Social Autogéré (Montréal)
- Centre de travailleurs et travailleuses Immigrants (Montréal)
- Collectif opposé à la brutalité policière (Montréal)
- Collectif Piranha (Québec)
- Collectif de recherche sur l'autonomie collective (Montréal)
- Collectif de résistance anti-capitaliste (Saguenay)
- Comité Fahad (Montréal)
- Comité de Solidarité avec Lac Barrière (Montréal)
- Conseil Traditionel Mohawk de Kahnawake
- Ensemble d'Insurrection Chaotique (Montréal)
- NEFAC (Montréal)
- Operation Objection (Montréal)
- La Pointe Libertaire (Montréal)
- Personne n'est illégal (Montréal)
- Projet Accompagnement Solidarité Colombie (Montréal)
- Solidarité sans frontières / Solidarity Across Borders (Montréal)
- Tadamon! (Montréal)

Pour plus de contexte sur l'opposition anti-colonialiste au 400e anniversaire de Québec, visitez le http://j3.amp-montreal.net/j3_fr.html#contexte

EMBARQUEZ-VOUS POUR QUÉBEC

Des autobus partiront de Montréal le 3 juillet, à 7 h PILE, du 1455 De Maisonneuve ouest (métro Guy-Concordia), pour rejoindre la manifestation à Québec.

Veuillez réserver votre place par téléphone (514-848-7583) ou par courriel (blocktheempire@gmail.com) AU PLUS TARD LE 30 JUIN. Veuillez aussi nous indiquer votre numéro de téléphone pour que nous puissions communiquer avec vous advenant tout changement d'ordre logistique. Des membres de Bloquez l'Empire! pourront aussi vous appeler pour vous réveiller vers 5h30, si vous le désirez, pour inciter tout le monde à rejoindre les autobus à temps. Veuillez nous indiquer lors de votre réservation si vous souhaitez recevoir un appel « réveille-matin ».

Nous demandons une contribution de 10 $ par personne pour arriver à payer les coûts de location des autobus. SVP, donnez plus si vous le pouvez. Personne ne sera refusé pour des raisons monétaires. Les dons peuvent être versés à l'embarquement.


IMPLIQUEZ-VOUS!

Finalement, les individus et groupes intéressés à participer à la coordination où à soutenir les efforts d'organisation (aide financière, prêt de véhicules, mobilisation et réseautage, arts, soutien légal, etc.) peuvent communiquer immédiatement avec nous à blocktheempire@gmail.com.

INFO: blocktheempire@gmail.com – 514-848-7583
http://j3.amp-montreal.net

Visitez http://www.coalition-valcartier-2007.resist.ca/

De la suite dans les idées...

Plusieurs lecteurs/lectrices de ce blog ont réagi avec enthousiasme à l'action "changement de nom de rue" organisée la semaine dernière. En voici quelques autres qui mériteraient le même traitement... une bonne fois pour toutes!

La rue Pétain (à Shawinigan).
Elle porte le nom du chef militaire français Philippe Pétain (1856-1951), qui à partir de 1940 dirigea le régime collaborationniste de Vichy pendant l'occupation allemande.

La rue Salazar (à Chicoutimi).
Baptisée en l'honneur du dictateur portuguais Antonio de Oliveira Salazar (1889-1970). Catholique, autoritaire, colonialiste et ultra-réactionnaire, le régime de Salazar a longtemps été une source d'inspiration pour l'extrême-droite québécoise.

La rue Robert-Rumilly (à Québec).
Robert Rumilly (1897-1983) était un historien d'origine française, immigré au Québec en 1928. Fervent anticommuniste et sympathisant du mouvement d'extrême-droite l'Action française, il se distingue après 1945 par sa campagne de soutien aux criminels de guerre qui fuient la France après la chute du régime de Vichy et son soutien indéfectible au régime de l'Union nationale.

La rue Alexis-Carrel (à Montréal).
Prix Nobel de médecine en 1912, Alexis Carrel (1873-1944) est aussi connu pour ses idées nauséabondes au sujet de l'eugénisme. Carrel était partisan de la création de "classes biologiques" et d'un régime "biocratique" élitiste et hiérarchique. Plusieurs rues et institutions portant le nom d'Alexis Carrel ont été "débaptisée" en France à l'initiative d'organisations antiracistes.

Fachos, hors de nos rues!

lundi 23 juin 2008

Marre de la circulation de transit !

(un reportage sur une petite action repris du site compop.net...)



(Photo: Action d'Aiguillon)

Le 20 juin dernier, le comité «Action d'Aiguillon» a mené une action de sensibilisation à la circulation de transit sur la rue du même nom. Une trentaine de résidantEs ont ralentit le trafic au coin de l'école primaire en distribuant des tracts aux automobilistes (cliquez pour lire le recto ou le verso du tract). C'est la deuxième mini-action de la sorte sur cette rue.

==> Le photo reportage d'Action d'Aiguillon

Vendredi le 20 juin, en fin de journée, une trentaine de résidantEs de la rue d'Aiguillon, accompagnés de voisins solidaires et de parents d'enfants de l'école Saint-Jean-Baptiste, ont de nouveau ralentit la circulation, au coin des rues Deligny et d'Aiguillon, dans Saint-Jean-Baptiste. Un simple filtrage des voitures, le temps de leur passer un tract, a provoqué un bouchon jusque dans la Côte d'Abraham, c'est dire l'ampleur du problème!

Exaspération citoyenne

Les résidantEs sont exaspérés par la circulation de transit sur la rue d'Aiguillon, qui implique des automobiles n'ayant rien à faire dans le quartier. Le problème perdure depuis de nombreuses années. En 2003, des résidantEs s'étaient mobiliséEs sur la question et avaient déposé une première pétition. Des consultations publiques avaient eut lieu mais, depuis, la Ville n'a rien fait.

La lutte a donc été relancée l'an dernier par le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste par une grande manifestation à l'occasion de la journée En ville sans ma voiture. Une assemblée de rue a ensuite mené à la formation, en avril, d'un groupe de résidantEs (le comité Action d'Aiguillon). En mai, une pétition a récolté 164 signatures (sur 350 logements). Pour être certainEs de ne pas passer inaperçus, les habitantEs de la rue d'Aiguillon ont bloqué la rue le 20 mai, à l'heure de pointe du matin. Le soir même, ils ont déposé au conseil municipal leur pétition demandant à la Ville et à sa division des transports de prendre au plus vite les mesures nécessaires pour mettre fin à une situation intolérable.

Or, près d'un mois après le dépôt de la pétition et malgré l'engagement de l'élu responsable du dossier au comité exécutif, M. François Picard, rien n'a encore été fait. Étant donné l'absence de réponse de la division des transports, il est évident qu'il n'y aura pas de consultation publique sur des scénarios de solutions durables avant l'été (et donc le rush du 400e). Dans une lettre du 29 mai dernier adressée au conseiller, le Comité populaire a demandé aux autorités municipales de démontrer leur bonne foi en mettant en place dès maintenant des mesures légères qui contribueraient à réduire la circulation de transit.

Ces mesures minimales sont :

    1. L'installation d'un panneau «Circulation locale seulement» à l'entrée de la rue D'Aiguillon (au coin Honoré-Mercier);

    2. L'installation de panneaux «Arrêt» aux intersections sur la rue D'Aiguillon entre les rues Saint-Augustin et Sainte-Marie;

    3. Augmentation de la surveillance policière pour faire respecter la signalisation et les limites de vitesse;

    4. L'installation d'un panneau indiquant la zone scolaire et la vitesse de 30 km/h, recommandée par le ministère des Transports pour une telle zone.

    5. La tenue rapide d'une rencontre de travail avec la Ville portant sur des solutions permanentes.


D'autres mesures concrètes visant à ne pas déplacer le problème sur les autres rues étroites du quartier, et à encourager le transport en commun sur cette rue, ont déjà été proposées à la Ville. Selon le Comité populaire, les 350 familles qui vivent sur la rue d'Aiguillon ont droit à la même qualité de vie que les autres résidantEs de Québec.

Forts de l'appui unanime des conseillers municipaux de la Cité qui, par une résolution du 12 mai 2008, ont appuyé les démarches du Comité populaire et du comité Action d'Aiguillon, les résidantEs de la rue D'Aiguillon sont déterminés à mettre fin à la circulation de transit sur leur rue et à tous les problèmes que cela entraîne (pollution, bruit, menace à la santé et à la sécurité des résidants, etc.).

Les citoyenNEs en ont marre. Leur message est clair: la circulation de transit doit passer sur les boulevards urbains conçus à cette fin, comme René-Lévesque, pas au ras des maisons et sous le nez d'une cour d'école! La rue d'Aiguillon doit conserver son caractère résidentiel et ses habitantEs n'ont pas à subir l'assaut quotidien de milliers de voitures!

Pour suivre les développements de la lutte: www.compop.net/circulation.

Enfin terminé...

Du 15 au 22 juin, il y a eu une des pires horreurs que le 400e pouvait nous apporter: le 49e congrès eucharistique. Pour tout vous dire, le 400e est déjà une plaie en soi, mais cette réunion des catholiques d'à travers le monde en était de loin la pire manifestation.

Tout au long de cette activité, 11 200 congressistes (bon, plus ou moins) se sont pavanéEs dans les rues de la vieille capitale. C'est là une quantité phénoménale de rubans oranges (ils/elles le portaient touTEs autour du cou) superposée à une concentration extraordinaire de têtes grises dans les rues. Où se cachent touTEs ces freaks le reste de l'année?

Bon nombre de congressistes provenaient de contrées éloignées, ce qui a permi à Ouellet de dire idiotement qu'il s'agissait là de l'activité la plus internationale du 400e. Comme quoi le ridicule ne tue pas, ou bien qu'il tue beaucoup trop lentement.

Faits à souligner: les cathos ont du cash quand ça leur dit. Vous êtes certainement au courant que certaines paroisses (pour ne pas dire toutes les paroisses) demandent sans cesse de l'argent via le courrier sous forme de levées de fonds. Elles bénificient aussi d'énormément de crédits fiscaux (c'est peut-être de là que provient le terme "paradis fiscal") et elles ont accès à de généreuses subventions plus souvent qu'à leur tour. Ce sont d'ailleurs les soeurs grises qui avaient perdu 80 millions de dollars dans l'affaire du marché central à Montréal, non?

Venons-en au crunchy. Cette semaine de congrès tenait d'un véritable film d'horreur. Une procession dans les rues de Québec attirant plus ou moins 10 000 personnes (c'est un décompte de 1200 dans le trou quand on y pense) a eu lieu, sans compter le refus clair de la part de Ouellet de s'excuser pour les exactions commises par sa gang sur les Autochtones au Canada ainsi que le fait que le sexisme et l'homophobie officielle de l'église n'aient même pas été traités. Non mais, dans quel monde vivent ces dizaine de milliers d'abrutiEs?

Plus d'une semaine donc de fête d'une histoire d'esclavagisme mondial, de racisme (les Noirs et les Autochtones n'avaient pas d'âme, ça passait mieux), de sexisme et d'homophobie exacerbés (au moins, selon les religieuSEs, les sodomites peuvent se faire soigner). Ces aspects, ajoutés à la croyance idiote d'un être supérieur qui justifierait toute la hiérarchie de leur gang, resteront des boulets pour eux/elles tant et aussi longtemps que leur institution existera.

Les religions n'ont plus lieu d'être, dieu est mort!

samedi 21 juin 2008

[vidéo] Retour sur la manifestation du 1er mai 2008

Santiago, d'Actualité citoyenne, vient de sortir une vidéo qui fait un retour sur le premier mai.

Un film étrange ce court-métrage que je viens de réaliser, étrange comme la tactique des policiers ce jour-là… L’atmosphère de cette vidéo est lourde, chargée de l’inquiétude que nous avions au moment où l’escouade anti-émeute s’est pointée comme ça sans raison apparente…

Ponctué d’entrevues éclectiques sur le thème de l’anti-capitalisme en général et rythmé au son d’une fanfare talonnée par les flics, ce film vous entraîne dans le sillage de cette manifestation du 1er mai injustement réprimée…

Retour sur la manif du 1er mai
réalisation: Santiago Bertolino
entrevue: Nicolas Van Caloen


Décès soudain de Mirlande Demers




Nous apprenons avec surprise la disparition soudaine de Mirlande Demers, militante de Québec. En croisière en Indonésie, elle a éprouvé des malaises et son décès a été confirmé hier par sa famille. Membre du conseil d'administration du Carrefour familial des personnes handicapées, Mirlande a été de plusieurs luttes, dont celle du combat contre le racisme et le sexisme. Toutes nos sympathies à sa familles et ses amis(ies).

jeudi 19 juin 2008

Voix de faits dans le Média Matin

Comme plusieurs l'ont soulignés, Voix de faits était à l'honneur ce matin dans le Média Matin. Voici l'article, qui se trouvait en page 15.

(Pour ceux et celles qui nous découvriraient suite à ce texte, le vidéo dont il est question est à la fin de ce message).

Des «personnalités» appuient le camp des 4 Sans


«J’ai un toit, j’ai des sous, j’ai pas le droit de fermer ma yeule»
- François Avard en appui au Camp des 4 Sans


Dans la pêche aux appuis de «personnalités» pour le Camp des 4 Sans, le FRAPRU a montré à la presse quelques belles prises ce matin. Au menu: l’écrivain et scénariste, François Avard, les comédiennes Johanne Fontaine et Sylvie Legault, ainsi que l’ancien président de la CSN Gérald Larose et même Gilles Vigneault. Ces noms se rajoutent à une trentaine d'autres comme Richard Desjardins, Dan Bigras, Sylvie Potvin, Emmanuel Bilodeau, Marie-Annick Lépine, Madeleine Parent, Armand Vaillancourt, Laure Waridel, Léo-Paul Lauzon et Les Zapartistes.

La palme de la meilleure citation revient à l'auteur des Bougons qui a déclaré: «j’ai un toit, j’ai des sous, j’ai pas le droit de fermer ma yeule» avant de faire une sortie contre les dépenses militaires alors que des gens n'arrivent pas à se loger convenablement. Dommage qu'ils et elles ne soient pas plus nombreux et nombreuses à penser comme lui!

Malgré plusieurs démarches, le FRAPRU n’en est pas venu à une entente avec les autorités politiques quant à la localisation du Camp. Jusqu’à preuve du contraire, il aura donc lieu sur un terrain que l’organisme occupera sans permission et qui sera rendu public le 26 juin, au matin.

Plus d'infos sur le Camp des 4 Sans: http://www.compop.net/camp4sans

mardi 17 juin 2008

Des anarchistes changent le nom d’une rue du Vieux-Québec

Dimanche le 15 juin 2008, des membres de la Fédération des communistes libertaires du nord-est (NEFAC) ont souligné à leur manière le 400e anniversaire de la ville de Québec : ils et elles ont « débaptisé » la rue Saint-Paul, à l’angle de la côte Dambourgès, en la renommant « rue Édouard-Beaudoire ».

Qui était Édouard Beaudoire?

Édouard Beaudoire était un ouvrier et un socialiste d’origine française ayant participé à la Commune de Paris. Le 12 juin 1878, il fut tué d’une balle dans la tête par des militaires au coin de la rue Saint-Paul et de la côte Dambourgès. Beaudoire prenait part à une manifestation organisée en réaction aux mauvaises conditions de travail des ouvriers affectés à la construction d'édifices gouvernementaux.

Alors que la classe dirigeante de Québec, le maire Régis Labeaume en tête, s’apprête à offrir à l’armée canadienne le « Droit de cité », les membres de la NEFAC ont voulu rappeler par leur geste l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire des luttes ouvrières de la ville tout en dénonçant le rôle sanglant joué par les militaires dans la répression des revendications populaires. La vie et le combat d'Édouard Beaudoire nous rappellent que la lutte pour la justice et l’égalité reste plus que jamais une nécessité. Aujourd’hui comme hier, on a raison de se révolter !

Fédération des communistes libertaires du nord-est

video

dimanche 15 juin 2008

Dico anticapitaliste : Qu’est-ce que l’exploitation ?

La « condition essentielle pour que l’homme aux écus trouve à acheter la force de travail, c’est que le possesseur de cette dernière, au lieu de pouvoir vendre des marchandises dans lesquelles son travail s’est réalisé, soit forcé d’offrir et de mettre en vente, comme une marchandise, sa force de travail elle-même » (Karl Marx, Le Capital - Livre I).

Dans la conception marxiste classique l’exploitation se traduit par l’appropriation par l’employeur de la plus-value. La plus-value se mesure en faisant la différence entre la valeur du travail réalisé et la valeur de la force de travail payée au salarié.

Mais cette équivalence affirmée entre la plus-value et l’exploitation ne doit pas nous amener à réduire l’exploitation à la spoliation d’une somme d’argent. Cela masquerait la subordination, la pénibilité, la répétitivité des tâches, les horaires, la ségrégation de l’habitat, c’est-à-dire tout ce qui fait la condition ouvrière, qui se situe en amont et en aval de l’extorsion de la plus-value, qui en est la cause et la conséquence, et constitue l’essentiel de l’exploitation.

L’exploitation peut également être liée au statut des personnes, comme le prix inférieur payé depuis le Moyen Âge pour le travail des femmes et des enfants ; comme les rapports de domination ethnique ; comme l’exploitation qui s’organise au sein de la famille, face au travail « invisible » de la femme, des enfants, des frères et sœurs cadets… Bref, la majorité de l’humanité est exploitée selon des modalités qui ne sont pas réductibles au seul rapport patron/salarié. Le marxisme a eu la prétention de quantifier « scientifiquement » l’exploitation au travers de la mesure de la plus-value. La diversité des formes et des modalités de l’exploitation rend cette quête irréaliste.

Dans le Capital, Marx dit avec justesse que la propriété privée se présente comme un rapport aux choses, alors qu’elle est un rapport aux autres et plus précisément au travail des autres. Les fruits du travail appliqué à un bien appartiennent au propriétaire de ce bien, et non aux personnes qui travaillent sur celui-ci.

Cette règle ne procède pas d’une loi naturelle, mais d’un rapport de forces, d’un rapport de domination organisé socialement, qu’il soit un rapport de production capitaliste, féodal ou esclavagiste ou un système d’exploitation patriarcale.

Texte de Jacques Dubart
Publié dans Alternative libertaire no 173 (mai 2008)

samedi 14 juin 2008

Irlande: les anarchistes pour le non

Le 12 juin, les irlandais-es ont votés pour rejeter le traité néo-libéral de Lisbon. L'Irlande était le seul État européen a soumettre le traité au vote populaire.

Ces dernières semaines, nos camarades du Workers Solidarity Movement ont fait activement campagne pour le non. 50,000 dépliantes ont été distribués, 2,000 affiches collées en plus de 20,000 copies du journal du mouvement Workers Solidarity.

Le site de nouvelles anarchistes Anarkismo a produit un pot-pourris des interventions de nos camarades (en anglais, par ici).



Un kiosque anarchiste dans les rues de Limerick le 17 mai.

vendredi 13 juin 2008

Des amateurs !

Le Média Matin a levé le voile sur des détails troublants concernant les négociations entre la Ville et ses cols-bleus. En paradant dans les médias, les populistes qui ont pris le contrôle du conseil exécutif torpillent des rencontres qu'ils ont eux-mêmes convoqués avec les cols-bleus. Pire, l'information diffusée sur les congés de maladie des employéEs est fausse! De vrais amateurs...

Selon le quotidien des lockoutéEs du Journal de Québec, l'administration Labeaume a elle-même torpillé une reprise des négociations fin mai. En effet, une rencontre au sommet, à la demande du maire, avait eu lieu le 1er mai où les parties avaient convenues de reprendre les négociations le 2 juin.

Or, le 15 mai, l'administration a rendue publique ses offres et certaines conditions de travail des employéEs dans une stratégie de négociation publique. L'enjeu est clair: monter les citoyenNEs contre les cols-bleus pour augmenter le rapport de force de la Ville. Devant tant de diplomatie, le syndicat a annulé la rencontre du 2 juin.

Le même scénario s'est reproduit en début de semaine. L'administration a alors demandé une conciliation que le syndicat a décliné. En effet, tout en ouvrant la porte sur la conciliation, le maire a laissé tomber que la Ville diminuerait ses offres si les syndicats ne collaboraient pas. «Ils demandent la conciliation et ils nous mettent un revolver sur la tempe. On n’embarque pas là-dedans», a commenté au Média Matin le conseiller syndical du SCFP, Denis Plante.

Colporter des faussetés

Mais il y a plus. Hier le syndicat des cols-bleus a déposé une plainte pour négociation de mauvaise foi. En effet, les populistes de l'Hôtel de Ville colportent des faussetés sur les soit-disant abus des cols-bleus. Depuis des semaines, tous les populistes cassent du sucre sur le dos des cols-bleus en disant qu'ils prennent en moyenne 18 congés de maladie par année sans papier du médecin (congé de courte durée). Le problème c'est que ce n'est pas vrai. La moyenne de 18 jours inclue en effet les congés de longue durée pour maladie grave! Une fois que l'on sait ça, la moyenne n'a plus aucun sens. Le maire et ses sbires ont niés une bonne partie de la journée hier avant de reconnaitre qu'ils s'étaient trompés...

«À un moment donné, ça suffit!, a lancé Jean Lachance, président du SCFP 1638 dans un communiqué. Le maire passe son temps à nous insulter sur les ondes au lieu de prendre le temps de négocier. Il traite nos membres de «profiteurs» et de «fourreux de système» et n’a pas la décence de s’asseoir pour discuter raisonnablement avec nous. En plus, il répand des faussetés, notamment en ce qui concerne les journées de maladie prises par les cols bleus».

En grattant un peu, on pourrait se rendre compte que la même chose vaut pour bien d'autres prétentions de la Ville dans ses négociations. Il serait temps que la population se réveille et constate que les populistes essaient de l'instrumentaliser dans une lutte contre ses employéEs.

Source: ici, ici et ici

jeudi 12 juin 2008

Québec en folie!

Depuis que l'Action Labeaume est élu, les jours se suivent mais ne se ressemblent jamais. De déclarations chocs à rebondissements incroyables, Régis l'Action n'en finit plus de susciter des réactions chez toute personne qui prend la peine trente secondes d'analyser ses faits et gestes.

Sa dernière:
Alors que l'Action fait gaffe de ne pas laisser un centimètre de jeu aux employéEs de la ville pour négocier les nouvelles conventions collectives et que, en fait, on ne peut même plus parler de demandes syndicales mais de réquisitions patronales (coupures dans les acquis des travailleuSEs), qu'il expose comment les salariéEs municipaux sont "crottéEs" sur le web, il pleure dans son coin parce que le fédéral (via Blackburn) coupe dans le "développement économique". L'Action s'insurge: "têtu", "arrogant", "borné", "Il est difficile de lui demander d'écouter et de considérer d'autres façons de voir ou d'autres opinions", etc. Je suis le seul à me marrer ici?

Radio poubelle maintenant:
Tout le monde de la province maintenant reconnait Jean-François Fillion comme ayant été le fer de lance de la radio poubelle qui n'a pas peur de salir les autres plus vite que son ombre. Sa phrase fétiche de l'époque: "Vous êtes(sic) pas content, poursuivez-moé(sic)." C'est d'ailleurs ce qui fait en sorte qu'aujourd'hui, les ondes gérées par le CRTC lui sont interdites de facto et qu'il est toujours à deux doigts de la saisie de son domicile.

Toutefois, ce n'était que le fer de lance. Aujourd'hui, sur les ondes du 93.3 fm, c'est Bouchard et son émission qui continuent la lancée. Ce dernier est aussi langue sale que son prédécesseur et, une chance, les gens l'ont compris plus rapidement. Déjà une poursuite de la part des employéEs municipaux "cols-blancs" l'attend. Avec un peu de chance, on va s'en débarasser rapidement!

mercredi 11 juin 2008

Une nouvelle poursuite de 5 M$ contre Écosociété


La maison d’édition indépendante Écosociété, qui a publié le livre Noir Canada, dénonçant les pratiques de compagnies aurifères canadiennes en Afrique, fait face à une nouvelle poursuite en diffamation de 5 M$ intentée par la minière Banro Corporation.

Écosociété est déjà confrontée à une première poursuite de 6 M$ déposée par Barrick Gold à la suite de la publication du livre.

Selon l’éditeur, il s’agit dans les deux cas de poursuites-bâillon, aussi connues sous le nom de SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation).

La suite ici.

Une mobilisation historique aux 400 ans de Québec

Des camarades nous ont fait parvenir le communiqué suivant. N'hésitez jamais à nous envoyer vos annonces, communiqués et infos [pertinentes, s'entend!]. Traitement confidentiel assuré! ;-)

Pour le droit au logement
Le Camp des 4 Sans

Du 26 au 28 juin 2008

Le lieu exact sera rendu public le 26 juin

Pour information sur le lieu à partir de cette date, à 11 h
418-522-0454 ; 418-529-6158 ; 418-651-0979



Les Fêtes des 400 ans de Québec seront le théâtre d’un événement sortant de l’ordinaire : le Camp des 4 Sans.


Les 4 Sans, ce sont les Sans toit, les Sans l’sou, les Sans droits et les Sans voix. Ce sont les personnes et les familles qui partout au Québec vivent les problèmes de logement et d’itinérance, celles qui voient leur droit au logement nié quotidiennement.

Le jeudi 26 juin, plusieurs dizaines d’entre elles planteront leurs tentes au coeur de la Vieille Capitale pour élever un campement qu’elles habiteront jour et nuit. Le Camp des 4 Sans sera aussi le site d’une série d’activités ouvertes à toute la population. Le tout se terminera le samedi 28 juin par une grande manifestation dans les rues de Québec.

==>Cliquez pour en savoir plus: état de la situation, revendications, détail de la programmation, lieu de la manifestation, etc.

lundi 9 juin 2008

5 à 7 militant ce mercredi à l'AgitéE

Des camarades nous ont fait parvenir le communiqué suivant. Notez que c'est la semaine des lancements de livres à l'AgitéE (vendredi, la gang d'Ainsi squattent-elles lance un livre sur le masculinisme...) N'hésitez jamais à nous envoyer vos annonces, communiqués et infos [pertinentes, s'entend!]. Traitement confidentiel assuré! ;-)



Le mercredi 11 juin, le Fonds de solidarité des groupes populaires de Québec vous invite à un 5 à 7 pour lancer comme il se doit le livre «Affiches des mouvements sociaux au Québec» paru cet hiver chez LUX.

Changer le monde

Rassembler en un livre 40 ans d’affiches sociales et politiques est un projet pour le moins ambitieux. C’était le rêve de David Widgington qui s’est associé à deux vieux routiers de l’affiche militante, Jean-Pierre Boyer et Jean Desjardins du Centre de recherche en imagerie populaire (CRIP). Le résultat, Pour changer le monde, publié conjointement par Lux et Cumulus Press en février, est tout simplement époustouflant. (...)

Les auteurs ont pigé dans la collection de 20 000 affiches du CRIP, auxquelles Widgington a ajouté 300 affiches plus récentes collectées dans les réseaux militants, pour en choisir 659. Les plus belles, les plus parlantes et les plus pertinentes. Tous les mouvements y passent: syndical, politique, populaire, féministe, groupes de pression, solidarité internationale, contre-culture, altermondialisme. (...)

Fait à noter, les auteurs ne se sont pas limités à Montréal : on reconnait certaines affiches de la capitale (pas juste celles du Sommet des Amériques!) et d’autres venues d’ailleurs.

À lire --chaque section est introduite par un texte-- et, surtout, à voir. On en ressort avec une véritable histoire graphique de la contestation. Un beau livre, abordable en plus, pour trouver de l’inspiration, se rappeler et mesurer le chemin parcouru.

(Description du livre extraite du numéro 19 de Cause commune)

Attention: ce sera peut-être l'une de vos dernières chances de vous procurer ce magnifique bouquin. En effet, à notre connaissance, le livre n'est déjà plus disponible en librairie et, les commandes de groupes étant importantes (ex.: la CSN en a pris 300!), l'éditeur hésite à aller en réimpression de peur que le «marché» soit saturé.

Lancement de livre
Mercredi 11 juin, dès 17h
à l'AgitéE (251 Dorchester)
Info: 529-4407

dimanche 8 juin 2008

On meurt à Québec

Dans l'après-midi de samedi le 7 juin, un homme de 46 ans est mort dans les mains de la police municipale de la vieille capitale. Bien évidemment, n'ayons crainte, comme dans l'affaire Castagneta ou tout autre cas de personne tuée dans les mains de policierEs, justice sera certainement rendue --et de façon transparente, on s'entend.

Trève de plaisanterie... Que peut réellement craindre la flicaille dans des cas pareils? Rien, sauf si elle a été trop conne pour couvrir ses fesses. Un autre corps policier (dans ce cas-ci la SQ) viendra enquêter et nous fera connaître toute la vérité. Vraiment? Oubliez ça.

Les flics qui enquête sur les flics, quelqu'unE y a déjà cru à celle-là? La seule image qui me vient en tête, c'est un gros haut gradé bien graisseux qui va venir nous rassurer. Si jamais la SQ en venait à dire publiquement que les flics de la ville de Québec ont entraîné la mort de quelqu'un, que pensez-vous qu'il adviendra de la coopération entre les forces de l'état?

D'un point de vue strictement pratique, même pas anar du tout, il est clair que seul un comité de citoyenNEs (laissé anonyme pour esquiver la vengeance porcine) devrait enquêter sur la flicaille. De la sorte, fini les apparences de conflit d'intérêt qui nous sautent au visage dans tous ces cas-là.

Bof, nous (les anars) on le sait, la seule solution réside dans l'anéantissement de l'état...

jeudi 5 juin 2008

Le 1er juillet sera difficile en plusieurs endroits

Le FRAPRU estime que la date fatidique du 1er juillet risque encore une fois d’être difficile pour plusieurs locataires, surtout dans la région métropolitaine de Québec où le taux de logements inoccupés n’est que de 1,1 %.

Les groupes logement s’inquiètent en particulier de la faiblesse de l’offre de logements pour familles avec enfants, le taux d’inoccupation des logements de trois chambres à coucher et plus n’étant que de 0,7 % dans la région

Réagissant au Rapport sur le marché locatif émis ce matin par la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le FRAPRU constate aussi que la hausse des loyers demeure supérieure au taux d’inflation, puisqu’elle a été de 3,6 % entre 2007 et 2008 dans les logements existants du Québec.

Compte tenu de la situation, le FRAPRU se fait l’écho de plusieurs municipalités, dont la Ville de Québec, qui ont déjà demandé un soutien financier du gouvernement du Québec, principalement en termes de suppléments au loyer, pour être en mesure de venir en aide aux familles et aux personnes qui pourraient se retrouver sans logis après le premier juillet.

Même s’il admet que le nombre de ménages qui risquent d’être à la rue autour du 1er juillet sera inférieur à ce qu’il était il y a quelques années, le FRAPRU estime qu’il est du devoir du gouvernement d’aider tout aussi bien les familles et les personnes qui vivent ces drames humains qu’il ne l’a fait par le passé alors qu’elles étaient plus nombreuses.

En attendant l’aide gouvernementale, la Ville de Québec met actuellement en place des mesures pour soutenir les locataires qui risquent de se retrouver à la rue après le 1er juillet. La Ville ne fera pas de miracles mais pour en savoir plus, et obtenir du soutien dans vos démarches, vous pouvez contacter le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste au 522-0454 ou le Comité des citoyens du quartier Saint-Sauveur au 529-6158.

mardi 3 juin 2008

L’ASSÉ prend position contre l’apartheid israélien

Des camarades de Tadamon! nous informent par voie de communiqué qu'un premier mouvement social d'envergure, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), a décidé d'appuyer le mouvement de boycott d'Israël. Cette décision fut prise en congrès, à la suite d'un long processus démocratique dans les associations membres. Pour en savoir plus, lisez le communiqué sur le site de Tadamon! (ou encore celui de l'ASSÉ).

Leur père

La prière n'a pas sa place dans l'assemblée publique du conseil municipal de Saguenay, vient de trancher la Commission québécoise des droits de la personne.

Il me semble que ça ne saurait être plus clair que cela. L'état, tant qu'il y en restera un, se doit de garder une façade dite neutre, objective, inclusive... Bref, unE musulmanE, unE juiVE ou mieux, unE athée ne doit en aucun cas se sentir excluE de ses institutions parce que ses croyances profondes en matière de divinités ne correspondent pas à celles de son conseil municipal (par exemple).

Qu'à cela ne tienne! On apprenait dans le journal de scabec d'aujourd'hui (un compagnon de travail y est abonné, héhé) que le catho Tremblay, maire de Saguenay, envoie chier la commission québécoise des droits de la personne en priant encore et toujours au conseil municipal.

Probablement que c'est la faute des athées si c'est dérengeant, monsieur le maire?

Vers le camp des 4 «sans»...


Mardi midi, le 3 juin, une quarantaine de militantEs des groupes du Regroupement d'éducation populaire en action communautaire (le REPAC) ont organisé un «mini-camp des 4 "sans"» à la Place Jacques Cartier, dans Saint-Roch. Tracts, chansons et soupe était au rendez-vous.

C'était le point culminant d'une mini-campagne-logement mené par le RÉPAC. Le but était de diffuser de l'information sur le logement social et de mobiliser pour le «camp des 4 "sans"» que le FRAPRU organise à Québec cet été. En tout, les militantEs des groupes communautaires ont diffusés quelques 5000 tracts au centre-ville, en plus d'un 4 pages inséré dans le dernier numéro du journal communautaire Droit de parole.

Vers le camp des 4 «sans»

Tout ce branle-bas de combat vise à préparer le terrain pour le «camp des 4 "sans"» que le FRAPRU organise cet été à Québec. En effet, le FRAPRU veut profiter du 400e de Québec pour frapper un grand coup pour le logement social, à la veille du 1er juillet. Le Camp des 4 «sans» --pour «sans toit», «sans l'sou», «sans droit» et «sans voix»-- vise à rappeler le besoin d'investissement en logement social.

Le lien avec le 400e? Dans son bulletin, le FRAPRU dit qu'il veut «profiter de l’attrait des fêtes du 400e pour attirer l’attention sur une facette souvent occultée de l’histoire et de l’actualité, celle du droit au logement, ce "droit à un lieu où l’on puisse vivre en sécurité dans la paix et dans la dignité", pour reprendre la définition de l’ONU». La construction de l’Abitation «pour loger tout son monde» ne fut-elle pas l’un des premiers gestes posés par Samuel de Champlain à son arrivée à Québec demande le regroupement? Or, 400 ans plus tard, tout le monde est loin d'être logé adéquatement!

Le camp sera ouvert le 26 juin, dans un lieu gardé secret pour l'instant. Ce sera l'occasion de plusieurs activités sociales et politiques et d'une grande mobilisation. D'ailleurs, une manifestation nationale pour le droit au logement aura lieu le 28 juin (rassemblement à 13h sur la Place George V, en face de feue le Manège militaire).

Pour participer...

S'impliquer dans ce type d'action n'est pas toujours évident si l'on est pas inclus dès le départ. Les groupes du FRAPRU en sont conscients et c'est pourquoi un 5 à 7 d'information est organisé cette semaine (le 5 juin, à 17h, au pub l'Échouerie, voir plus bas). Vous voudriez participer, vous impliquer, en savoir plus? C'est là qu'il faut aller!

Internationalisme pratiquant



Vu à Québec en de nombreux endroits des quartiers centraux... Très à propos à la veille du «congrès eucharistique».

(Merci Juliette et Guillaume de nous
avoir laissé des jolis auto-collants ;-)

Tintamarre à l'hôtel de ville

Hier, plus de 1500 syndiquéEs de la Ville ont bruyamment manifesté à l'extérieur de l'hôtel de ville. Le maire de Québec aura réussi là où tous les leaders syndicaux avaient échoués: créer l'embryon d'un front commun syndical.

Selon le site du SCFP, l'initiative de la manifestation (en plein conseil de ville) revient au syndicat des cols bleus. Pour une rare fois, tous les autres syndicats --des flics aux professionnels en passant par les brigadières scolaires-- se sont joint au rassemblement. Selon le site de Radio-Canada, le président de la Fraternité des policiers a ouvertement parlé de front commun.

«On est en train de former une coalition face à l'employeur parce qu'il y a des enjeux qui sont semblables aux tables de négociations. Et ce soir, c'est le conseil de ville et ce qu'on veut dire au maire Labeaume, c'est : "écoutez-nous, respectez-nous premièrement, on ne doit pas négocier sur la place publique, c'est à la table que ça doit se passer"», a déclaré Jean Beaudoin à la télévision d'État.

Selon Média Matin, les discours syndicaux étaient pour le moins combattif malgré l'aspect festif. «Est-ce qu’il y a des employés qui sont en tabarnak? Jamais on va plier sur nos conditions de travail. Êtes-vous prêts à vous battre?» a notamment hurlé le président de la fraternité des policiers (si, si, le président du syndicat des flics qui appelle le monde à se battre!). La réponse des syndiqués a été sans équivoque selon le journaliste en lock-out.

Du côté de la FTQ, ça jubilait selon le quotidien gratuit des lockoutéEs du JdeQ. «Je n’ai jamais vu ça de ma vie tous les syndiqués devant le château du maire. C’est le coup d’envoi pour être présent lors des festivités du 400e», a ajouté Jean Lachance, président du syndicat des cols bleus de la Ville de Québec. «Ça fait longtemps que je n’ai pas eu du plaisir comme ça. Ça fait super longtemps que vous vous faites écœurer. Aujourd’hui, c’est une réponse en direct», a dit le président du Conseil régional FTQ Québec, Claude Maltais selon le MMQ.

Boycott des radios poubelles

Pendant que les syndiquéEs mangeaient des hot-dogs (400 douzaines selon le Soleil, toujours à l'affut des informations pertinentes à livrer à ses lecteurs...) et que les leaders syndicaux faisaient des discours, un tract appelant au boycott du FM 93 circulait dans la foule. Selon le Soleil, le tract appelait «parents et amis à ne plus acheter aucune marchandise provenant de la publicité du FM 93,3». Les noms de 58 commerces y sont ensuite énumérés. Le leader des cols-blancs avait lancé quelques flèches à cette station dans son allocution.

Les syndiquéEs ont annoncés qu'ils et elles seraient présent pendant le 400e, notamment le 3 juillet lors de la fête de la ville [les antimilitaristes auront intérêt à être nombreux se jour là s'ils ne veulent pas passer inaperçu...].

Source: Média Matin Québec (photo), Radio-Canada et Le Soleil.

lundi 2 juin 2008

À propos de liberté (...de circulation)

Nous avons ce matin une illustration flagrante des problèmes liés à la liberté de circulation dans le monde. Comme chacun le sait, Québec sera l'hôte cet automne du Sommet de la francophonie. Ce genre de rencontre s'accompagne en général d'une foule de réunions parallèles et le Sommet d'octobre ne fait pas exception. Or, voilà que la stupidité étatique entrave le déroulement normal des activités.

On apprend en effet dans Le Soleil qu'une rencontre syndicale du secteur de l'éducation est menacée. En effet, seule une minorité de conférenciers invités ont réussi à obtenir un visa. Concrètement, les autorités ont peur que les syndicalistes africains ne retournent pas chez eux après la réunion. Selon le quotidien, «leurs ressources financières sont jugées insuffisantes, on craint qu’ils ne rentrent pas chez eux, et ce, même si leurs billets d’avion, leur hébergement au Québec, leurs frais de séjour et une assurance rapatriement sont payés par les organisateurs». À ce jour, huit demandes ont été refusées ou seraient en voie de l’être et une vingtaine attendent encore une réponse.

La honte

«C’est pire que la Roumanie», lance au Soleil Roger Ferrari, président du Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF), une organisation non gouvernementale dûment accréditée par l’Organisation internationale de la Francophonie. En 2006, à Bucarest, lors de sa dernière réunion biennale, le CSFEF n’avait eu qu’un ou deux cas problèmes.

«Je suis absolument honteux de l’accueil qu’on fait aux gens dans les ambassades, renchérit Christian Payeur, de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui est secrétaire général du Comité. Les collègues roumains, bulgares, et de Djibouti ont été traités de façon hautaine, mesquine. (...) On leur dit : “Pouvez-vous nous garantir que vous allez bien revenir dans votre pays?” La personne répond : “J’ai un emploi, un billet de retour.” Puis, ce n’est pas suffisant.»

Forteresse Canada

Ce qu'il faut comprendre c'est que les fonctionnaires appliquent leurs directives racistes habituelles à la lettre. Malgré le discours sur l'immigration, dans les faits le Canada se pose en forteresse et refuse la liberté de circulation des personnes. Il est sidérant que les autorités ne soient pas capable d'assouplir légèrement les règles quand les projecteurs sont braqués sur le pays. Tant de maladresse laisse pantois.

Remarquez, dans le fond c'est peut-être tant mieux. Ça permet de voir le vrai visage de notre «beau pays»: raciste et xénophobe. Ces termes sont-ils trop fort? Je ne pense pas. Comment qualifier autrement l'attitude adoptée par rapport aux délégués des pays pauvres? Est-ce que les délégués de la France ont les mêmes problèmes? Évidemment que non! On dira que «ce n'est pas pareil», qu'un syndicaliste français a peu de chance de vouloir immigrer ici à la faveur d'une réunion internationale, tandis qu'un africain... Justement.

Source

La bourse Boucher?!?

"La bourse d'études que décerne annuellement la Fédération [des municipalités] portera dorénavant le nom d'Andrée Boucher, en raison du modèle inspirant qu'elle a été pour les femmes."
-Presse Canadienne

Hey toi, oui toi le jeune. T'as envie de la bourse Andrée Boucher? Tu n'as qu'à:

-Promettre de mépriser l'opinion de la population qui t'élira afin de faire passer un projet coûteux d'hôtel de ville ou autre ânerie du genre;
-Te battre corps et âme contre d'éventuelles fusions municipales pour ensuite succomber à l'appel du pouvoir en prenant la tête de la municipalité fusionnée;
-Promettre de véhiculer des préjugés sur les coopératives d'habitation en disant à qui veut bien l'entendre qu'il s'agit de "HLM de riches", de "ramassis de petits futés qui savent profiter du système";
-Et bien plus de conneries autoritaires encore!

Ah, j'oubliais, la Boucher est morte, vive la Boucher!

dimanche 1 juin 2008

Hillary, Hillary!

Sur le site des nouvelles de la SRC:

"C'est le protectorat américain de Porto Rico qui partait le bal, dimanche, avec ses 55 délégués en jeu, dont 8 superdélégués. Selon des projections des médias américains, la sénatrice de New York, Hillary Clinton, a enlevé les honneurs à cet endroit, par une bonne marge.

Toutefois, il s'agit d'une victoire symbolique, car les résidents de Porto Rico ne peuvent voter à l'élection présidentielle, parce qu'ils ne demeurent pas aux États-Unis."

Euh... pardon?

Et bien ouais, une brève recherche sur le web vous fera découvrir que les USA n'ont pas tout à fait dit non au passé colonisateur classique (prendre possession d'un territoire et traiter les gens qui y résident comme des citoyenNEs de second ordre).

Porto Rico est un État libre associé aux États-Unis. C'est à cet endroit où Hillary Clinton vient de remporter les primaires qui se déroulaient aujourd'hui. Toutefois, les Portoricains ne pourraient pas voter pour elle aux présidentielles.

Au cours de la dernière décennie, les Nations Unies on demandé à deux reprises aux États-Unis d'Amérique de respecter le droit d'autodétermination et d'indépendance des Portoricains, mais sans succès.

Relativement surprenant n'est-ce pas?

En route vers le 3 juillet....



Des militants antimilitaristes ont dénoncé, hier, la présence dans le Port de Québec de plusieurs navires de guerre dans le cadre du Rendez-vous naval ainsi que le présence de kiosques de recrutement de l'armée lors de cette activité présentée comme étant familiale. Ce fut l'occasion pour les médias et la population de commencer à prendre conscience des préparatifs qui ont cours en vue de perturber les cérémonies du 3 juillet à Québec alors que les militaires du 22e Régiment exerceront leur Droit de Cité (cérémonie lors de laquelle on leur remet symboliquement les clés de la ville) ainsi que la parade militaire qui se tiendra plus tard dans la journée et lors de laquelle entre 3000 et 5000 militaires doivent défiler en haute-ville. Les militants rassemblés autour de Guerre à la Guerre entendent, comme ils l'ont fait lors de la parade militaire du 22 juin dernier, perturber et dénoncer la présence des militaires dans la ville le 3 juillet. Pour plus d'informations, visitez le www.guerrealaguerre.resist.ca
Lien vers un article du Soleil paru aujourd'hui : http://www.cyberpresse.ca/article/20080601/CPSOLEIL/80531101/6787/CPSOLEIL

Dico anticapitaliste : La démocratie directe

Dans son ouvrage le moins étatiste, La Guerre civile en France (1872), Karl Marx donna de la Commune de Paris de 1871 cette description : « Ce ne fut […] pas une révolution contre telle ou telle forme de pouvoir d’État, légitimiste, constitutionnelle, républicaine ou impériale. Ce fut une révolution contre l’État lui-même, cet avorton surnaturel de la société ; ce fut la reprise par le peuple et pour le peuple de sa propre vie sociale. » Ce dont Marx parlait alors, c’était de l’émergence d’une démocratie directe.

La démocratie directe commence par la prise de parole du plus grand nombre, sans limitation des expressions dissidentes et en veillant à ce que les plus faibles soient écouté-e-s, contrairement à la « démocratie » représentative dont l’objet est d’arbitrer entre les partis et de légitimer leur pouvoir par une élection.

Alors que le mandat délégatif issu des urnes laisse des professionnels de la politique décider au nom de toutes et tous, la démocratie directe cherche à exprimer la volonté générale. Les décisions se construisent au sein de collectivités restreintes en nombre et sont confiées à des délégué-e-s porteurs d’un mandat clair. Mandat « libre » ? Mandat « impératif » ? Attention à ne pas tomber dans une vision caricaturale qui feraient des délégué-e-s soit des plénipotentiaires incontrôlables, soit de simples robots dépourvus de marge de manœuvre.

Mandat libre ou impératif ?

La bonne réponse est entre les deux. L’enjeu réel est le contrôle par les collectivités de base de l’exécution des mandats, avec révocation de ceux ou celles qui ne respectent pas l’« esprit » du mandat.

Il n’y a eu, durablement et à un niveau de masse, de démocratie directe qu’au sein de communautés – l’Ukraine en 1920, l’Espagne de 1936, le Chiapas aujourd’hui – fondées sur l’égalité. Non pas une égalité politique factice comme au sein des sociétés capitalistes, inégalitaires par nature, mais une égalité économique et sociale de toutes et tous.

Avant d’être une question de structure, la démocratie véritable est une question de culture. Liée à une société socialiste, nécessitant une éthique du respect et de la tolérance, elle est le contraire des affrontements entre courants politiques, et nie la prétention de quelque groupe que ce soit à diriger la collectivité.

Dès aujourd’hui des embryons de démocratie directe sont possibles au sein de nos syndicats, de nos associations de lutte, ou d’assemblées générales de travailleuses et de travailleurs, d’étudiants…. Cela donne un sens politique à nos luttes quotidiennes et en permet la maîtrise collective.

Texte de Jacques Dubart
Publié dans Alternative libertaire no 172 (avril 2008)