mardi 11 août 2009

Les traditions oppriment les femmes

Un texte paru dans Anarchosyndicalisme !, #113

Une société qui se base sur l’exploitation de l’humain a besoin d’un ordre sexuel rigoureux. Réaction, statu quo, évolution, révolution,... la condition des femmes dans une société est un élément fondamental de l’analyse du contexte politique ; et cette condition est inséparable du poids qui est donné dans la collectivité aux traditions et religions.

Cette évidence est souvent "oubliée" actuellement. En effet, même dans les milieux qui se pensent progressistes, même dans le milieu libertaire, qui pourtant s’affiche féministe et anti-patriarcal, les conservatismes les plus lourds ont gangrené le discours et la pensée [1]. Certes, ils l’ont fait habilement. Ils ne s’expriment plus selon la vieille rhétorique, "Travail, famille, patrie". Ils se camouflent derrière de nouveaux oripeaux et prennent les déguisements du "régionalisme", de la défense "des peuples originels" de celle de la notion de "coutumes" quand ce n’est pas le "respect" de "certaines traditions religieuses"...

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3 commentaires:

Samuel L a dit…

Bien que l'article traite beaucoup de la question d'un angle historique, je crois que ça devrait également mettre en garde contre le populisme. À militer sur les lieux de travail et d'études, les libertaires sont confronté-e-s à devoir animer des discussions avec leurs camarades en poussant des idées progressistes pour éviter les dérapages [populisme (par laissez-faire) ou à son opposé encadrement idéologique]. Les traditions sont bien ancrées dans les collectivités (vraisemblablement particulièrement en milieu ruraux), le bris du statu quo aussi souvent que possible est essentiel.

anarchopragmatisme a dit…

Et évidemment, les fémi-favoritistes sont en faveur des traditions.

ysengrimus a dit…

Il est de plus en plus observable qu’il existe un féminisme de droite

http://ysengrimus.wordpress.com/2009/10/15/sur-le-feminisme-de-droite/

Nier cette sorte de « consécration » sociale du féminisme, c’est quand même un peu se mentir…
Paul Laurendeau