lundi 31 octobre 2011

dimanche 30 octobre 2011

Toutes ces fois ou j'ai corrigé les journalistes

Des préjugés tenaces collent à la peau des libertaires. Il faut rester vigilant et prendre son chapeau de pédagogue à chaque fois qu'il est nécessaire pour démystifier l'anarchisme. Les journalistes ne sont pas immunisés contre la tendance aux raccourcis intellectuels. Après tout, la plupart sont des agents de reproduction du statu quo. Par contre, ils sont ouverts à la critique et y répondent de bonne foi.

Puisque c'est instructif et ludique à la fois, je vous livre quelques exemplaires de correspondance que j'ai eut avec des journalistes depuis 2010.

1. Libertaire = libertarien

De: Francois
Date: jeu. 25/02/2010 12:40
À: Giroux, Raymond
Objet : Libertaire?

Bonjour M. Giroux,
je vous écrit pour vous signaler une erreur dans votre chronique.

"Libertaire extrême, pour ne pas dire extrémiste, opposé à toute intervention de l'État dans l'économie, ce qui en faisait un bizarre ministre de l'Industrie"

Le mot que vous employez devrait être libertarien, ce qui est très différent de libertaire.

Merci

De: Giroux, Raymond
à Francois
date 25 février 2010 13:32
objet RE : Libertaire?

vous avez raison, merci!

Raymond Giroux

2. Hooligans = anarchistes

De: Francois
Date: 21 juin 2011 08:48
À: François Bourque
Objet: Anars respectables

Bonjour M. Bourque,
"Les émeutiers de la Coupe Stanley à Vancouver n’étaient pas des anarchistes professionnels ou des agitateurs au profil criminel".

L'anarchie au jardin Saint-Roch

En réaction à un article intitulé "Pas l'anarchie au jardin Saint-Roch" du journaliste Ian Bussières dans le Soleil d'aujourd'hui.
Ce n'est pas l'anarchie au jardin Saint-Roch? Encore une fois les médias confondent anarchie et désordre.

Le très respectable prof de l'UQAM Normand Baillargeon a pourtant écrit un bouquin d'introduction à l'anarchie intitulé "L’ordre moins le pouvoir", inspiré d'un mot de Proudhon. Le penseur Elysée Reclus a même dit que "L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre."

L'anarchie se résume à être "le refus de toute autorité illégitime", ce qui correspond très bien au mouvement des indigné-e-s qui rejettent précisément le pouvoir des autorités financières sur leur vie. Les indigné-e-s adoptent aussi plusieurs pratiques qui sont promues par les anarchistes depuis toujours: l'autogestion, la démocratie directe, la prise de décision par consensus, le féminisme, l'absence de dirigeant-e-s, l'abolition de la propriété privée (tout est à tous) et j'en passe.

Plusieurs anarchistes participent au campement des indigné-e-s place Saint-Roch. Les anars sont toujours là ou des fissures se forment dans la carapace du statu quo et dans lesquelles ils peuvent créer des espaces de liberté. Plusieurs indigné-e-s ne sont pas anarchistes, mais adoptent quand même ses postulats de base.

En réalité il serait plus juste de dire que c'est, littérallement, l'anarchie au jardin Saint-Roch.

vendredi 28 octobre 2011

Indignation et révolution



(via le site fédéral) Depuis le 15 octobre dernier, le mouvement des indigné-e-s s'est installé à Montreal, Québec et d'autres villes de la province, en même temps que dans des centaines d'autres villes dans le monde. Que doit-on en penser? S'agit-il d'un événement « à la mode » qui sera vite oublié, ou, au contraire, le début d'un changement durable?

Afin d'alimenter la réflexion sur le mouvement, ses forces et ses faiblesses, nous vous présentons trois traductions d'articles publiés sur Anarkismo par nos organisations soeurs aux États-Unis et en Irlande.

Construire le potentiel anarchiste et révolutionnaire du mouvement Occupy Wall Street
par First of May Anarchist Alliance et le journal The Utopian

Le politique évité : réflexions sur le mouvement « Occupons X »
par Worker's Solidarity Movement (Irlande)

Des places publiques, jusqu’aux pâtés de maison, jusqu’aux lieux de travail : Propageons les occupations au milieu du tourbillon de la crise!
par Miami Autonomy & Solidarity (États-Unis)


mercredi 26 octobre 2011

Journal Cause Commune express édition spéciale Manifestation "Rouges de colère contre les libéraux"

(via nos amis du Saguenay) Voici l'édition express du journal Cause Commune produite à l'occasion de la manifestation "Rouges de colère contre les libéraux", à Québec, samedi passé, le 22 octobre. 500 copies de cette édition, abordant notamment la corruption, ont été diffusées durant cet événement aux manifestant-e-s. Le voici en format virtuel!

Au sommaire:
- Pouvoir et corruption vont si bien ensemble
- Une simple question de perspective
- Les saisons de la contestation


dimanche 23 octobre 2011

La Coalition rend hommage à Jean Charest

C'est rouge de colère qu'un millier de manifestant-e-s ont crié-e-s leur haine contre les libéraux lors de leur congrès hier. Ceux et celles-ci dénonçaient notamment les hausses de frais des étudiant-e-s qui grimeront de 1625$.

Deux publications de l'UCL ont été largement distribuées. Le Cause Commune #32 et un CC express sur la corruption.

La bruyante manifestation est passée à travers les rues du faubourg Saint-Jean. Certains camarades faisant preuve de beaucoup de créativité en chemin.
Photo Comité Citoyen-nes Quartier Saint-Sauveur

La marche s'est arrêtée au Centre des congrès. Les gens ont pu se défouler en lançant des tomates sur une représentation de Jean Charest. Ils ne se sont pas fait prier pour le faire.
Photo Comité Citoyen-nes Quartier Saint-Sauveur

Deux personnes ont été arrêtées par la police et une autre s'est vu remettre une contravention par une escouade de la police zélée spécialisée dans les enlèvements (snatch squad). On constate que le durcissement de la répression policière envers les activités politiques se poursuit allègrement.

L'événement était organisé avec la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics et la Coalition régionale 03-12 du même nom. Vous pouvez d'ailleurs rejoindre son comité mob en entrant en contact avec eux.

Occupons Québec
Surprise aussi chez les occupistes. Leur campement sur le parc Saint-Roch est désormais permanent. Une vingtaine de tentes y ont été installées. Apparemment, 11 (!) comités ont aussi été formés (Le Protest/ART, ordre et sécurité, média, juridique, transport etc). Ils sont aussi à la recherche d'équipement.
 
Pour suivre leurs activités, la page Facebook se trouve ici.

vendredi 21 octobre 2011

Samedi, c'est dans la rue que ça se passe !



Pause kit-kat avec la Cie Jolie Môme (*). Aujourd'hui, la pièce «C'est dans la rue que ça se passe» avec quelques photos franco-françaises inspirantes!

En attendant la grève sociale, ou la GGI des étudiant-e-s, comme les raisons d'être en colère contre les libéraux ne manquent pas... Nous vous attendons samedi à 11h, en face du 100 chemin Sainte-Foy, pour la manif «Rouges de colère contre les libéraux» organisée par la Coalition au nom interminable. Le PLQ est en ville? On prends la rue! À demain!

(*) Une troupe de théâtre engagée sympa. Pour les voir faire la même chanson, mais en manif, cliquer ici (ça commence après environ une minute de slogans).

mercredi 19 octobre 2011

Un documentaire sur Norman Béthune en ligne

Une heure sur le médecin humaniste Normand Béthune, c'est ce que vous offre l'ONF dans un film documentaire disponible en ligne.
Fils de pasteur ontarien, il s'est dépensé sans compter au service des malades tout au long de sa vie : à Montréal d'abord; en France pendant la guerre 1914-1918; en Espagne en 1936, où il est parvenu à organiser un service de transfusion de sang pour les blessés de guerre; et en Chine en 1938, où il installa ses cliniques sur le front même et mourut à la suite d'une infection.
C'est un précurseur de la médecine sociale qui a abouti au Canada à l’assurance-maladie universelle à la fin des années 1960.

Puisque notre histoire est pillée par les nationalistes de tous crins, il est important de se réapproprier notre histoire populaire.

À voir sur ONF.ca.

dimanche 16 octobre 2011

L'occupisme en cinémascope


On peut dire beaucoup de chose du mouvement occupiste, mais certainement pas qu'il manque de créativité.

J'aime beaucoup celui là.

samedi 15 octobre 2011

[Photos] Des centaines de personnes à «Occupons Québec»



Photos : Nicolas Phébus / Voix de faits

Des centaines de personnes, jamais en bas de 200 pendant l'après-midi, se sont relayé à la Place d'Youville pour la première opération «Occupons Québec» aujourd'Hui. L'action, qui a essentiellement pris la forme d'un micro-ouvert, s'inscrivait évidemment dans la mouvance «Occupy Wall-Street» lancée à New York par Adbuster et Anonymous. Des centaines de rassemblements similaires, plus de 1700 selon les décomptes, avaient lieu un peu partout.

Alors, pessimiste ou optimiste comme nous le demandions il y a quelques jours? J'avoue que, personnellement, j'étais plutôt pessimiste et je m'attendais à un flop retentissant. J'y allais à l'appel du comité de mobilisation de la Coalition régionale opposée à la tarification et à la privatisation des services publics pour aider diffuser leur nouveau journal. J'ai été très surpris de la foule, de sa diversité et du fait que ça rassemblait beaucoup plus large que «les suspects habituels». Le format micro-ouvert et le flou artistique entretenu autour des analyses et revendications n'est vraiment pas ma tasse de thé mais il faut croire que «ça marche». «Occupons Québec» a réussi à toucher pas mal de gens qui ne cherchent finalement qu'une façon de se mettre en action.

Oui, c'est chaotique et confus, oui, c'est un peu n'importe quoi. Mais, bon, n'est-ce pas justement à l'image de ce fameux 99%? Personnellement, je trouve que ça ressemble beaucoup au mouvement antimondialisation d'il y a 10 ans. On dirait un retour du refoulé (...et pour une fois dans un sens sympathique). Si on attends le mouvement parfait avant de se bouger, on risque d'attendre longtemps. Espérons que la jonction pourra se faire avec les mouvements sociaux et les protestations un peu plus «structurées» comme, par exemple, la manifestation «Rouges de colères contre les libéraux» de samedi prochain.

Samedi 22 octobre, rendez-vous à 11h au 100 chemin Sainte-Foy.

mercredi 12 octobre 2011

5 à 7 Les étudiantEs et la grève - 1996-2012

Bon, y'a pas juste des mauvaises nouvelles dans la vie! Le local de la Page noire étant ouvert jusqu'au 22 décembre, les activités se poursuivent dont certaines pas mal trippantes comme celle-ci :


P.S.: Finalement le «à confirmer» ça va être Phébus...

OBJET : Fermeture du local de la Page Noire.

Nous avons reçu l'annonce officielle de la fermeture du local de la Page Noire il y a trois semaines et avons juste oublié de la rediffuser. La plupart des gens de Québec sont au courant de la nouvelle mais, comme des camarades de l'extérieur commencent à poser des questions, voici le communiqué officiel.

Une photo prise il y a quelques années à l'occasion de la Fête du faubourg.

OBJET : Fermeture du local de la Page Noire.

Bonjour à vous,

Il y a quatre ans, la Page Noire s’installait dans le quartier Saint-Roch, sur la rue Dorchester et à côté de la coopérative l’AgitéE, dans un «vrai» local commercial où elle aurait pignon sur rue. Le collectif avait comme objectif de rejoindre plus de passantes et d’élargir le nombre de gens qui fréquentaient la librairie et ainsi rejoindre de nouvelles personnes avec la littérature qu’elle distribuait. Ce beau risque allait presque tripler le coût du loyer à assumer pour faire vivre notre librairie autogérée.

Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous annoncer que le collectif qui autogère la Page Noire a décidé de fermer ses portes, à cette adresse, le 22 décembre 2011. Nous le faisons dans l'optique d’éventuellement ré-ouvrir ailleurs, et de concentrer les activités de la Page Noire durant cette période autour d'activités de diffusion, centrées en grande partie autour de l’AgitéE où nous prévoyons animer un pôle libraire mensuel, et que le collectif est en train de définir.

Vous trouverez dans cette lettre quelques d’explication afin de comprendre cette décision qui en surprendra plusieurs.

Plusieurs défis !

Après l’effervescence des débuts, le collectif constate depuis plusieurs mois, une baisse importante de l’achalandage. Le premier impact est financier. Le loyer et les charges afférents coûtent beaucoup, beaucoup, plus cher que ce que rapportent les activités libraires. Le stress financier est dur à porter pour les membres du collectif qui, plutôt que planifier le développement de la librairie et emménager un infokiosque correspondant à leurs désirs, doivent mois après mois  penser à des activités de financement. Bref, notre situation financière est plus que précaire. Avant de devoir faire face à une situation intenable, nous avons préféré prendre le taureau par les cornes, et prévoir une fermeture temporaire.

Évidemment, les impacts de la baisse d’achalandage ne sont pas uniquement économiques, mais également politiques car la librairie se veut aussi un infokiosque, un lieu de diffusion d’idées et d’information où les différents mouvements peuvent se croiser et publiciser leurs évènements respectifs. Le phénomène a donc un effet d’entrainement sur la motivation du collectif à faire vivre le lieu et à l’animer… sachant que de moins en moins de gens y passent. Le collectif a également fait appel à tous ses sympathisantes lors d’une assemblée de réflexion afin de trouver des solutions et susciter de nouvelles implications… mais sans grand succès.

Parallèlement à cette diminution de la fréquentation de la Page Noire, le collectif s’est lui aussi transformé, plusieurs nouvelles personnes s’y sont impliquées successivement dans les dernières années. Cependant, le nombre de personne disponibles pour assumer une réelle prise en charge collective de la Page Noire stagne. Plusieurs sympathisantEs se sont mobiliséEs et solidarisés avec les membres du collectif pour maintenir le lieu ouvert. Malgré tout, plus de la moitié des membres du collectif n’ont plus de temps pour faire eux-mêmes et elles-mêmes des permanences. Plusieurs membres impliqués depuis longtemps ont moins de temps à y investir avec comme conséquence le manque de constance dans l’accomplissement des tâches et dans le développement de la librairie. En bref, nous avons peur que les quelques personnes portant à bout de bras la Page Noire s’épuisent. Encore là, nous jugeons plus constructif de planifier une fermeture temporaire et de reconstruire notre projet pendant qu’il est encore temps.

Voilà en bref les raisons qui nous poussent à vous annoncer une fermeture :
-     déficit financier récurrent ;
-     peu d'achalandage et peu de ventes ;
-     peu de participation et d'énergie dans le collectif ;
-     difficulté à trouver des personnes pour assurer les permanences et respecter nos horaires d'ouverture ;

Nous demeurons convaincues qu’il est important pour les libertaires de Québec d’avoir un lieu de diffusion, mais nous ne pouvons l’animer sous sa forme actuelle.

Dans les prochains mois, en plus de préparer la fermeture, nous allons donc concentrer nos énergies à réfléchir aux meilleures façons de faire vivre La Page Noire, sous forme de librairie itinérante ou autres.

D’ici là, nous vous invitons fortement à nous visiter dans les prochains mois et nous vous tenons informéEs des développements,

Si vous souhaitez vous impliquer activement d’une façon ou d’une autre dans La Page Noire, nous vous invitons à nous faire signe.


Le collectif de La Page Noire
Julien, Olivier, Frédéric, Thomas, Geneviève, Justin, Chantal et Véronique

samedi 8 octobre 2011

Occupy everything: Pessimiste ou optimiste?

Avant quand vous vouliez savoir si quelqu'un était par nature optimiste ou pessimiste, vous pouviez lui demander si son verre était à moitié plein ou à moitié vide.

Maintenant, depuis quelques mois, vous pouvez lui demander s'il croit que la révolution viendra par Facebook.

S'il répond oui, c'est un optimiste. On le verra se précipiter au parc Zuccoti à New York ou n'importe quelle autre ville depuis que le mouvement OccupyTogether a pris son envol, essaimant dans toutes les grandes villes comme Montréal, Québec mais aussi Jonquière, Truro, New Glasgow et Val d'Or. Peut-être même que des amis, militants aguéris, railleront son aventurisme. Il répondra en parlant de l'expérience concluante du printemps arabe et le spontanéisme des masses en colère.

Puis il y a le pessimiste. Celui-ci notera l'amateurisme, l'avant-gardisme et le manque d'organisation du mouvement. Il ridiculisera la pensée magique des membres du mouvement "Occupy" qui s'imaginent commencer une révolution via un simple clique (D'ailleurs, vous pouvez me rejoindre sur Occupy Kuujjuaq sur meetup.com!).

Il notera aussi que ceux qui occupent le parc Zuccoti constituent un écosystème idéologique surprenant allant du hippie mangeur de tofu au black block égaré en passant par de vieux maos, Anons, scientologues, syndicalistes, chômeurs, nationalistes, vétérans, anars et bien d'autres plus étranges encore. Quelques millionnaires se sont même mis à appuyer le mouvement. C'est parce qu'ils ont probablement réalisé son aspect complètement innoffensif.

Ces gens se rassemblent sur ce qui les opposent plutôt que ce sur quoi ils s'unissent. Ceux qui lisent leurs publications auront remarqué un rejet répété ad nauseam du pouvoir financier sur les affaires courantes. C'est moins évident de comprendre ce qu'ils souhaitent à la place.

D'autres blâmeront l'optimiste pour son fétichisme de la non-violence. La révolution Bisounours, disait Mermet, en parlant des Indignés espagnols.

Les pessimistes et les optimistes pourront-ils se rejoindre? Peut-être. Ça dépend de l'ampleur que prendra le mouvement. De sa capacité à mobiliser les gens. Occupy Wallstreet a d'ailleurs pris une coche de crédibilité suite aux 700 arrestations sur le pont de Brooklyn. Le mouvement qui ressemblait au début à un feu de paille a ainsi montré sa résilience et a pris de l'ampleur.

Pour l'instant, les optimistes ont de quoi faire...

vendredi 7 octobre 2011

Le FRAPRU chez Steven Blaney: Beat on the brat




Le prix d'un seul avion de guerre F-35 est l'équivalent de 6400 logements fait remarquer le FRAPRU. La caravane qui fait le tour du Québec pour dénoncer le manque de logement social est arrivé à Lévis aujourd'hui.

Steven Blaney est un de ces intellectuels fécaux du parti Conservateur qui avait nottamment souligné que "l'enfer est rouge, le paradis est bleu", rappelant à notre souvenir la douce mémoire de Maurice Duplessis, lors des dernières élections.

Blaney est aussi le gagnant d'un concours de démolition de corbillards de l'arène de St-Raphaël.



Plus d'info sur le site du FRAPRU

jeudi 6 octobre 2011

Hausses de tarif, vous dites?

Le système néolibéral présentement au pouvoir ne cesse de s’attaquer au filet social. Laissez-moi trouver inacceptable que ce soit toujours les copains du parti, les riches et autres magouilleurs qui soient toujours amortis. Vous et moi, citoyens comme tout autre, tomberont lamentablement entre les mailles du filet. Permettez-moi de m’enrager. Permettez-vous de rager.

Voyons comment notre cher gouvernement, celui qui nous coûte cher, oui, nous gouverne :

Bien que l’éducation soit sur tous les fronts présentement, n’oublions pas toutes les autres hausses de frais que nous impose notre gouvernement provincial : taxe santé, coût de l’hydroélectricité, TVQ, services de garde… Il faut aussi tenir compte que toutes ces mesures favorisent toujours les mieux nantis. Ces hausses ne tiennent pas compte du revenu de chacun. Il n’y a aucun palier d’imposition, un taux fixe est établi et est/sera le même pour tous. Ce qui, en somme, contribue encore à enrichir les riches et à appauvrir les plus pauvres.

Bilan rapide des hausses

Frais de scolarité : Hausse de 325$ par année, il en coûtera 5329$ par année pour étudier.

Taxe santé : 100$ cette année, pour grimper à 200$ l’an prochain, donc environ 945 millions pour l’État.

Hydro-Québec : augmentation de 1,7% des tarifs à partir du 1er avril 2012.

TVQ : grimpera à un taux de 9,5% à compter du 1er janvier 2012.

Services de garde : de 7 à 10$ par jour.

Le gouvernement nous pousse vers une marchandisation pure des services publics qui nous sont offerts.

« Pour un ménage du 2e quintile (24 410 $ en revenus annuels), la révolution tarifaire représente une augmentation de 17,98 % des tarifs à payer vis-à-vis de ses revenus si l’un de ses membres va à l’université et de 7,45 % s’il envoie un enfant en service de garde.

À l’opposé, pour un ménage du 5e quintile (194 500 $ en revenus annuels), la révolution tarifaire ne représente qu’une augmentation de 2,40 % des tarifs à payer par rapport à ses revenus si l’un de ses membres va à l’université et de 1,08 % s’il envoie un enfant en service de garde. » IRIS, La révolution tarifaire au Québec, octobre 2010.

samedi 1 octobre 2011

Harper plutôt pour

M. Harper a indiqué en réponse à une question que «personnellement, dans certains cas, [il] croi[t] que la peine capitale est appropriée».
 
Idées Noires signé Frankin - Delporte - Roba

Campagne Québec Vie: Comment chasser le chrétien

Demain aura lieu la traditionnelle manif annuelle d'une coalition de groupes de fondamentalistes chrétiens. Ceux-ci vont lancer des incantations silencieuses pour s'opposer au droit des femmes à l'avortement. Ce droit qui confirme le pouvoir des femmes sur leur propre corps est mis à mal par des groupes de droite, religieux et politiques, majoritairement masculins, à travers le Canada et dans le monde.

L'UCL à pris l'habitude de contre-manifester à chaque fois que l'occasion s'est présentée. Cette année nous n'avons pas lancé d'appel en ce sens. Ça ne veut pas dire qu'on ne va rien faire. Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez rien faire non plus.

Je vous propose donc quelques suggestions d'action à entreprendre en vue de chasser le chrétien.

La chasse au chrétien
  1. Prenez le fetus mort d'un animal quelconque (il y en a plein dans les bacs à recyclage de la SPCA)
  2. Badigeonnez le de sauce béchamel
  3. Quittez le bureau en feignant d'aller faire pipi. En cas d'intervention du patron, feignez la grippe aviaire
  4. Rendez-vous au Centre Mère-Enfant
  5. Lancer le projectile sur Stefan Jetchick, candidat du parti Héritage Chrétien et nostalgique de l'inquisition espagnole
  6. Prendre un grand respire
  7. Crier "Tas-de-fondamentalistes-chrétiens-liberticides-homophobes-machos-sexistes-puants-retournez-dans-votre-sale-église-et-lavez-vous-dans-le-bénitier!" (c'est rigoureusement vrai)
  8. Appeler la SPCA en disant que des fondamentalistes chrétiens fouillent dans leurs bacs à recyclage
Rappelons à tous les faux bien-pensants qu’à la fin des années 1960, au moment où le mouvement pour le droit à l’avortement fut initié au Canada, les complications dues à des avortements illégaux et tentatives d’auto-avortement constituaient la principale cause d’hospitalisation des Canadiennes (Bureau fédéral de la statistique, 1968).
Pour voir le bilan des années précédentes, voir
2008: Quatre fois plus de pro-choix que d'anti-avortement...
2007: «Chaîne de la vie» : cinq fois plus de pro-choix que d'anti-avortement !

KYX menace les étudiantEs

Les étudiants et étudiantes du Saguenay sont en feu ces jours-ci. Une manifestation a réunit près de 500 personnes exprimant leur colère face aux drastiques hausses de frais prévues par le gouvernement libéral et sa mafia.

L'évènement a vivement fait réagir les populistes de droite fécale de la radio KYX (Radio X Saguenay). Leur angle d'attaque? Les sauvages étudiantes et étudiants n'ont pas sagement emprunté le trottoir tel qu'entendu avant la marche avec la gentille police. La manifestation aurait ainsi... bloqué le traffic.

Le fiel des zélottes enragés s'est mis à couler tellement fort qu'ils ont même finit par menacer physiquement les étudiants à plusieurs reprises.

Alors pour commémorer leur travail de propagande haineuse, rien de tel qu'un Porte-Parole Populiste (PPP)



3657-1-PPP_manif.mp3

Voir le blogue du collectif Emma Goldman pour plus de détails.