
48 étudiants du cégep F.-X.-Garneau se rendent à Washington pour assister à l'investiture de Barack Obama. Ces étudiants ont été guidé par des enseignants en histoire des États-Unis. L'un de ceux là, Luc Laliberté, a assisté à l'investiture de tous les présidents depuis 15 ans.
Ils auront aussi l'occasion de s'imprégner de culture étasunienne à l'aller et au retour. Une intense séance de projections de films est prévue.
Remplir la tête des étudiants de merde
Et quels seront donc ces films dont les étudiants pourront visionner dans l'autocar qui les mènera au pays des freedom fries? Des documentaires? Des films de Michael Moore? Des courts-métrages présentant divers points de vue sur divers sujets? Soyez rassuré! Luc Laliberté a préparé "un véritable festival de films et de séries dans lesquels sont présenté des présidents américains". Le public est en effet friand de films sur le président. Quelques exemples? The American President: Une comédie romantique qui présente un flirt entre le président et une lobbyiste. Ou pourquoi pas Independence Day, ou le président envoie héroïquement un missile dans le vaisseau mère des méchants martiens qui ravagent Washington? Ou encore mieux: Air Force One, dont l'avion du président est pris par des méchants terroristes. Le président reprendra alors le contrôle de l'avion tout en sauvant sa femme et sa fille.
Quel est le rôle de ces films sinon de dépeindre le président comme un bon citoyen modèle, le représentant du rêve américain et un bon papa? Quand on faisait des films sur Staline en le présentant comme étant le "Petit Père des Peuples", on appelait ça de la propagande, non?
"À chaque début d'année j'avais une partie de la classe qui était proaméricaine et une partie qui était plutôt anti-américaine. Cette année on sent majoritairement un préjugé favorable à l'endroit des États-Unis" signale Luc Laliberté. En effet, l'uniformité de pensée est toujours préférable au chaos de la variété d'opinion. Ça nous évite à devoir penser. Luc ajoute "Les jeunes voient en Obama la fin de l'ère Bush".
Les gens ont donc la mémoire courte. Si le monde entier est "crinqué" contre les États-Unis, ça n'est pas qu'à cause du règne de Georges Bush! Avons nous oublié que les États-Unis est le dernier pays de l'occident qui, en 1865, même année que la Russie tariste, a abolit l'esclavage et seulement après une sanglante guerre civile? Avons nous oublié que les États-Unis supportent encore la peine de mort? Avons-nous oublié que sous Reagan, un autre grand président, les États-Unis vendaient des armes à leur ennemi, l'Iran, pour financer la guerre civile au Nicaragua? Avons nous tout oublié des leçons de l'histoire? Changer de président permet au pays entier de se refaire une virginité?
L'un des étudiants s'est exclamé "On veut tous être là, car tout le monde sait que ce sera un moment historique quand il posera la main sur la Bible".
Espérons que les étudiants noteront ce qui saute aux yeux à la seconde ou l'on met le pied à Washington:
1. Les innombrables pauvres bougres, tous noirs, parqués dans les rues parallèles des avenues touristiques qui sont dans un état tellement pitoyable qu'on croirait qu'ils ont la lèpre.
2. Le terrible embonpoint dont souffre l'étasunien moyen, gavé de fast-food et de fried dought.
Le noeud du problème
L'idée n'est pas d'être anti-américain ou pro-américain. Tous les dirigeants jouent les peuples les uns contre les autres pour servir leurs intérêts. L'idée est de nous présenter un endoctrinement nauséabond comme étant une sortie culturelle dynamique et éducative. C'est ça le noeud du problème.
Barack Obama est un politicien de carrière dans la clique des gens bien pensants. Il maintiendra le système capitaliste vecteur d'inégalités et de tensions sociales. Le complexe militaro-industriel continuera d'enfourner des milliards en dollars publics pour financer la guerre, qui ne déménagera de l'Irak que pour mieux s'installer en Afghanistan.
Le salut ne viendra pas d'un leader, d'un messie ou d'un gourou. L'individu s'émancipe par sa propre capacité à douter, à tout remettre en question. N'attendez pas quelqu'un pour vous dire quoi faire ou quoi penser. Soyez votre propre capitaine. C'est peut être plus difficile, plus incertain, plus risqué mais certainement plus enrichissant.
Source: cyberpresse.ca

La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre dans le milieu libertaire: le Monde diplomatique consacre un dossier aux anarchistes dans son 
Le nouveau président de l'Assemblée nationale a rendu une décision préliminaire concernant le temps de parole au Parlement: le nouveau dépité solitaire aura le droit de poser une question aux deux semaines (1 à toutes les 8 séances).