jeudi 17 novembre 2011

Les indignéEs reçoivent un avis de démantelement

Grosses nouveautés aujourd'hui au campement des indignéEs.

1. Illes ont reçus le premier avis écrit de démantèlement. La "structure permanente" dont il est question fait probablement référence à la grosse tente d'armée ou à la petite cabane en bois. D'habitude, Jacques Perron se contente d'aviser les indignéEs verbalement, chaque matin, de démanteler le campement. Là, c'est écrit. C'est même daté: demain 8h30.

2. Illes seraient prêtEs à résister. Toute une nouveauté. Il est question de former une chaîne humaine autour de la tente. Illes s'attendent même à des arrestations.

Bon remarque comme ça, c'est pas parce que Jacques Perron a décidé de remettre un avis écrit que ça veut dire quoi que ce soit. Ça fait déjà longtemps que la ville a déclaré qu'elle ne souhaite pas de camping sur la place. La consigne est la même depuis le 2 novembre.

Serais-ce une autre manoeuvre d'intimidation de Jacques Perron? Si c'est le cas, il aura, une fois de plus, réussi à jeter la panique et la consternation au camp. Les indignéEs ont déjà les nerfs à vif depuis qu'on parle d'expulsion à New York et ailleurs. La situation internationale influence sans doute les décisions de la ville.

À mon avis, ça serait drôlement maladroit de la part de la police d'annoncer qu'elle va intervenir d'avance ainsi. La police connait le pouvoir de mobilisation des indignéEs et de leurs alliéEs. Ça m'étonnerait donc de voir l'anti émeute débarquer demain matin, au risque de confronter une foule nombreuse et hostile. Ça reste à voir.

Labeaume fait des petits
Notre altesse sérénissime Régis Labeaume aurait-il inspiré ses amis de la classe riche? Après avoir prétexté les risques d'incendie pour éjecter les militantEs, le maire de Vancouver s'est mis à, lui aussi, parler des terribles risques de feu. C'est tout de même une drôle de coïncidence quand même, nom d'une salsepareille.

Les indignéEs se sont tous et toutes mutuellement inspirées des occupations de villes successives. Les bourgeois font de même pour la répression.

dimanche 13 novembre 2011

Tract de l'UCL et vidéos indépendantes de la manifestation du 10 novembre

Voici l'édition express de Cause commune diffusée lors de la manifestation étudiante contre la hausse des frais de scolarité à Montréal, le 10 novembre 2011.

Des images

Selon les médias, qui une fois de plus disent n'importe quoi, la manif de jeudi a rassemblé entre 12 000 et 20 000 personnes. Parfois, certains journalistes disent «30 000 selon les organisateurs». À mon humble avis, c'est de la bouette! J'en ai vu des manifs et, comme en témoignent ces images trouvées sur le net, il y avait beaucoup plus que 20 000 étudiant-e-s dans la rue ce jour-là. En fait, même 30 000 est une évaluation conservatrice. Jugez-en par vous même :

Premier vidéo, un plan fixe de la marche (en accéléré). On voit bien qu'il y a plus que 20 000 personnes.


Deuxième vidéo, des images un peu plus humaines et vraiment plus jolies qui donne une bonne idée de l'ambiance. Fait rare, ça se rends jusqu'à la fin et à la confrontation devant l'Université McGill, quand les flics ont chargés des étudiant-e-s --de la place-- qui voulaient l'occuper et leurs soutiens.


À NOUS LA RUE ! from DAVAÏ ! on Vimeo.

Troisième vidéo, un reportage indépendant qui donne la parole à des militant-e-s très critiques de la démarche unitaire avec la FECQ et la FEUQ. Disons que c'est un point de vue qu'on entend rarement.

mercredi 9 novembre 2011

Des policiers en civil au camp?

C'est la troisième semaine d'occupation pour les indignéEs. Depuis le 23 octobre, illes sont toujours là pour nous rappeler les écarts de richesse indécents entre riches et pauvres. 

Aujourd'hui, fidèle à son habitude, Jacques Perron est passé au petit matin. Les flics sont allés directement vers une tente, l'ont ouvert et y ont pris des bâches qui y étaient cachées. Ce genre d'action laisse croire que des policiers en civil rôdent au camp pour reccueillir des informations sur ce qui s'y passe.

Ils ont confisqués des banderoles, des marteaux et le plancher de carton mouillé d'une "cuisine" improvisée (qui pouvait prendre feu à tout moment!). Les flics jouent aux éboueurs. Par contre, ils n'ont pas touché à une bouteille de butane. La garderaient-ils de côté, histoire de garder un prétexte pour intervenir?

Après la saisie, une personne exaspérée a décidé de démonter sa tente de peur de se la faire confisquer. Les attaques de la ville portent fruits.

Soldarité de Montréal
Plusieurs camarades de la métropole sont venus pour apporter un soutien moral aux indignéEs de Québec. InquietEs de la situation, illes ont même offerts une grande banderole avec de jolis dessins de couleurs. Faut dire que leur situation est pas mal plus "relax" alors que leurs tentes sont, jusqu'à présent, tolérées par la mairie.

Remarque comme ça, j'ai cru comprendre que chaque semaine des musiciens venaient jouer pour les indignéEs montréalais. À Québec, youhouuu, y a-t-il unE artiste dans la salle?

Les droitistes: Comme des coups d'épées dans l'eau
Malgré l'absurde acharnement de la droite sur les indignéEs, les traitants de clochards, de BS, de communistes, d'adeptes du totalitarisme, de quêteux et tout le reste, la perception de la population envers eux reste au beau fixe. Une étude rendue publique hier faisait état que le taux d'appui de la populace était de 70% au Québec et de 60% au Canada. Qui sait, à force de mordre, les droitistes se péteront-illes les dents?

Trousse de formation
La conférence sur la démocratie participative d'aujourd'hui était des plus pertinentes pour le fonctionnement du campement. Les anarchistes ont réfléchis beaucoup sur la question de l'organisation. En effet, comment s'organiser efficacement en l'absence de cheffEs? Je vous propose une lecture très intéressante que les Éditions Ruptures distribuent en format brochure.

La tyrannie de l'abscence de structure de Jo Freeman

Il s'agit d'une réflexion tirée de l'expérience d'une militante féministe. Celle-ci remarque que lorsqu'un groupe garde des structures floues tout en dénonçant l'autoritarisme de l'organisation, une hiérarchie apparait tout de même. En l'absence d'organisation, un groupe développe ainsi une certaine forme... d'autoritarisme. D'ou la nécessité de savoir s'organiser.

Merci à Alex pour sa collaboration.

lundi 7 novembre 2011

[vidéo] Les indignéEs rencontrent le maire

L'intervention de ce matin a été filmée. On peut voir Jacques Perron, plénipotentiaire impérial, argumentant avec les indignéEs. Cinq voitures de flics et un camion de la ville pour quelques misérables bébelles: une poubelle, des pancartes, des bouts de carton et quelques toiles de plastique. La ville poursuit son oeuvre de destruction lente du campement sans opposition. Restant toujours vague sur ses objectifs, Jacques Perron a refusé de dire clairement ce qu'il souhaitait voir disparaitre du campement.



Les indignéEs à la période de question
Ce soir les indignéEs ont participé à la période de question à la mairie. Dans sa grande mansuétude, Nabeaume a octroyé 20 minutes au lieu de 10 à la plèbe à la seconde période de question.

Les interventions étaient à l'image du mouvement: Ça tirait dans tous les sens. Alexandre Morin a proposé à Nabeaume d'innover en devenant le premier maire à autoriser les indignéEs sur une place publique. Patrice Fortin a proposé grosso modo la même chose, en demandant au maire de déclarer un espace pour l'expression libre de toutes les opinions "Mongrain a dit que c'était une bonne idée", a-t-il ajouté. Il y a même eu un employé du Red Bull Crashed Ice, un monsieur Racine, qui a fait remarquer que l'évènement, qui occupe plusieurs rues du centre historique de la ville pendant plusieurs mois, dérangeait pas mal plus que le mouvement d'occupation. Guillaume Berger Richard, visiblement très pragmatique, a quant à lui demandé à ce que les campeurs et les campeuses aient accès aux services publics de base (toilette, ordure, électricité). Quant à elle, Lisa Hulé a lancée aux gens de la salle "vous êtes des indignÉes". Faut le faire.

La réponse du maire a été la même que depuis que le service des incendies lui a ouvert les yeux sur les terribles risques d'incendies: Pas de camping. En somme "Vous pouvez vous rendre la comme de simple citoyen, mais sans camper". Le maire a toutefois ajouté un détail intéressant. Il a proposé aux indignéEs d'aller se "chercher des alliéEs". "Il faut être rassembleur, vous tuez le message" a-t-il dit. Des propos qui laissent songeur, le maire suggérerait-il aux indignéEs de se coaliser avec les syndicats, les groupes de femmes, les étudiantEs et les groupes communautaires? Si c'est le cas, la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics à les bras grands ouverts.

Merci à Alex pour la collaboration vidéo et au montage photo.

MAJ: La période de question avec les indignéEs à la mairie est disponible en ligne.

dimanche 6 novembre 2011

[vidéo] Perron au camp

L'empereur Nabeaume a décidé que le campement des indignéEs devait être fermé. Prétextant d'absurdes risques de feu, les autorités confisquent peu à peu, jour après jour, tout ce qui peut brûler. Buches de bois, rallonges électriques, bougies, toiles de plastique doivent disparaitre du camp. Pour le faire sans se salir les mains, Nabeaume envoit son plénipotentiaire Jacques Perron.

Les indignéEs ont bel et bien reçus une liste de choses à corriger pour rendre le site conforme aux normes de la ville. Cependant, les autorités semblent désormais s'en sacrer comme l'an 40. Ils sont débarqués jeudi vendredi et samedi pour confisquer arbitrairement tout ce qui ne faisait pas leur affaire. Ils n'ont pratiquement pas adressés la parole aux militantEs. Perron a promis de revenir lundi.

Dans ce film, on voit le responsable de la ville de Québec Jacques Perron qui se promène avec la police dans le campement de la Place de l'Université du Québec. Ça a été enregistré samedi 5 novembre en après-midi.

L'opération s'effectue dans une douce violence. On sent la jouissance du petit homme qui peut exercer toute la force de son autorité sur de sales pouilleux. Il sait que demain on jubilera sur son compte, qu'il sera traité en héro à l'antenne de sa radio poubelle préférée. "Bravo à l'homme qui a foulé aux pieds les espoirs de ceux qui souhaitent un monde plus juste" dira-t-on en substance. "Nous, fiers cols rouges qui trimons toute notre vie à 140 heures semaine dans des boulots que l'on déteste, avec des patrons que l'on déteste, avec des cravates que l'on déteste, nous refusons que des jeunes puissent rêver d'un monde moins aliénant que celui dans lequel nous vivons". Le petit homme sourit. L'État est un monstre froid.

Notez que le film capte l'intervention du début à la fin... soit un total de 8 minutes!

On voit l'arrogance des services de la ville et leur tactique d'intimidation sur les indignéEs qui regardent les autorités piétiner leur campement. Resteront-illes des spectateurs et des spectratrices de cette pénible fermeture de rideau, à moins que les moutons ne se laissent pousser une laine d'acier?



Que les indignéEs ne soient pas dupes. L'idée n'est pas de rendre la place plus sécuritaire. L'objectif n'est pas d'éviter qu'il y ait des blessés. Le but de tout ce cirque, c'est d'attaquer votre moral. La police préférerait que vous vous rendiez sans résistance. IndignéEs, ne leur rendez pas ce service. RÉVOLTEZ-VOUS!

Pour l'instant, les indignéEs ont commencé à retirer des tentes et des toiles, gentiment, comme l'a exigé le sbire de la ville. La tente militaire étant en kevlar, ils s'imaginent peut-être obtenir la paix avec la ville?

Merci à Alex pour sa précieuse collaboration!

Les indignéEs en ont plein le cass'

Nous reproduisons un communiqué de presse du mouvement occupiste.
Occupons-Québec dénonce les tactiques d’usure auxquelles se prêtent les autorités de la ville de Québec envers les occupants. Par divers moyens, ces mêmes autorités visent à essouffler le mouvement, espérant ainsi ne pas avoir à se prononcer ouvertement et clairement contre lui. Ainsi nous recevons quotidiennement la visite des forces de l’Ordre qui nous imposent des mesures toujours plus exigeantes et injustifiées sous prétexte de risques d’incendies. En particulier, nous aimerions souligner l’absurdité de certaines opérations d’envergure en terme de personnels requis et de matériel utilisé (dizaines de policiers, camions de déménagement, etc) se soldant uniquement par la confiscation de quelques articles ménagers (cafetière, lampes, rallonges électriques, etc.).