samedi 5 novembre 2011

Invitation pour un contingent libertaire

Invitation : Contingent libertaire dans la manifestation étudiante du 10 novembre à Montréal

Rendez-vous au coin des rues St-Hubert / Maisonneuve
13h30, Manifestation étudiante nationale à Montréal

L'Union Communiste Libertaire (UCL) lance un appel pour la formation d'un contingent libertaire, le jeudi 10 novembre prochain, au sein de la manifestation étudiante contre la hausse des frais de scolarité.

Face à l'annonce par le gouvernement québécois d'augmenter une fois de plus les frais de scolarité à l'université, le mouvement étudiant se prépare à riposter. Tandis qu'à peu près quatre personnes sur cinq n'ont pas de diplôme universitaire, on tente de nous faire avaler qu'une hausse des coûts n'aurait aucun impact sur l'accessibilité aux études. Notons que plus de 100 000 étudiantes et étudiants seront en grève le 10 novembre et que d'autres assemblées générales prendront position dans les prochains jours.

La gratuité scolaire : un pas dans la bonne direction, mais...
Nous appuyons la revendication du mouvement étudiant combatif pour la gratuité scolaire. Celle-ci est un moyen simple, à court terme, de faciliter l'accès aux études post-secondaires pour toutes et tous. Nous proposons cependant de pousser la réflexion un peu plus loin : si l'éducation accessible est un pilier de toute société digne de ce nom, sa qualité doit aussi être défendue. Veut-on vraiment d'une université qui ne soit qu'une vulgaire usine à diplômé-e-s, un centre opératoire de reproduction de la hiérarchie sociale capitaliste et patriarcale?

L'éducation peut et doit devenir synonyme d'émancipation et d'amélioration de nos conditions de vie, mais cette transformation ne se fera certainement pas à coups de décrets ministériels, encore moins quand ceux-ci visent à en limiter l'accès aux bien nanti-e-s.

Vous pourrez nous retrouver au coin des rues St-Hubert / Maisonneuve, le jeudi 10 novembre à 13h30, et marcher avec nous sous les drapeaux noir et rouge dans le contingent libertaire.

Union Communiste Libertaire

vendredi 4 novembre 2011

La ville confisque le bois

Alors qu'une menace d'éviction plane sur les occupistes du jardin de l'Université du Québec, la ville n'a trouvé rien de mieux aujourd'hui que de... confisquer leurs bûches de bois.

Une trentaine de policiers se sont chargés de la besogne vers 13h. Ils faisaient face à une soixantaine d'indignéEs qui s'attendaient plutôt à se faire évincer.

Une cinquantaine de personnes ont répondues aux appels à l'aide des occupistes. Ceux-ci craignent le démantèlement du camp depuis que Nabeaume a officiellement demandé aux occupistes de partir.

On remarque la volonté de la ville de jouer sur le prétexte du danger représenté par le feu pour faire chier les indignéEs. Assisterons-nous à une guerre d'usure, ou chaque camp vise à épuiser l'adversaire jusqu'à ce qu'il n'offre plus de résistance?

Après que plusieurs occupistes se soient adressées au public, une militante féministe à fait remarquer avec justesse la faible présence des femmes parmi ceux qui prennent toujours le crachoir. Il est vrai qu'on entend très peu de voix féminines chez les militantEs de Québec.

Un paltoquet au camp
La présence d'un employé calotté de CHOI a aussi été remarqué cet après-midi. Celui-ci se promenait dans le camp en lançant des remarques provocatrices aux gens tout en posant des questions avec arrogance. Il était visiblement prêt à recevoir quelques claques pour mieux illustrer son reportage. Il est parti non sans avoir récolté quelques témoignages audio. Les occupistes, qui sont très polis, lui ont signalé qu'il n'était pas le bienvenu.

Retour à un calme précaire

C'est par centaines que se sont déplacés au campement hier soir les indignéEs et leurs alliéEs pour exprimer leur refus de quitter le site du campement. Hier, l'empereur Nabeaume a décidé que les tentes du jardin de l'Université du Québec devait être démantelées... pour assurer la sécurité de ses habitantEs, bien sûr.

jeudi 3 novembre 2011

Les indignéEs campent sur leurs positions

En pleine assemblée générale ce midi, les indignéEs ont adopté le mandat de rester sur place malgré les menaces d'éviction.

Plusieurs autres options ont été mise de l'avant, notamment se déplacer et faire un autre campement. Elles n'ont pas été retenues.

mercredi 2 novembre 2011

La fin des indignéEs de Québec?

Les militantEs du jardin Saint-Roch ont la mine basse. Une visite des pompiers au camp ce matin pourrait remettre en question l'existence du campement. À 15:30, les pompiers et la mairie se réuniront pour décider de son sort. Cette expulsion se décidera sans la présence des principaux concernés, les campeurs et les campeuses, comme c'est la tradition dans une démocratie moderne.

Ça pourrait bien annoncer le début de la fin pour le campement autogéré des indignéEs.

Quand on regarde la chronologie des évènements, qu'on prend un peu de recul, l'effet est saisissant.

Cornionologie
1. Hier matin, un certain Mauron à CHOI parle du campement pendant une demie-heure, traitant ses occupants de BS, de communistes et de parasites. Néanmoins très préoccupé par leur santé, il laisse entendre qu'un incendie allumé par accident pourrait être absolument terrible.

2. Quelques minutes plus tard, un feu d'origine inconnue est déclenché sur une tente. Les indignéEs pointent des "agents provocateurs".

3. Ce matin, un article du Journal de Culbec annonce que le feu a été causé "par un problème électrique". Après vérification, le journaliste prétend qu'il aurait eut cette information du "cabinet du maire et le service des incendies". En passant, tout ce qui fonctionne à l'électricité au camp, c'est une cafetière située à 100 mètres du lieu du crime.

4. Quelques heures plus tard, les pompiers débarquent au camp.

On savait que la mairie tendait toujours une oreille particulièrement attentive à la radio poubelle, mais de là à ce que la radio intervienne directement dans les orientations de la ville, c'est peut-être une première.

Mais finalement on s'entend qu'à Québec il n'y a qu'un seul homme, que dis-je, un surhomme qui, quoi que de petite taille, peut empêcher la destruction du camp...

À moins que les indignéEs ne prennent leurs affaires en main et ne sortent les dents...

mardi 1 novembre 2011

Vandalisme au camp: La radio poubelle impliquée

Divers actes de vandalisme ont eu lieu ce matin sur le jardin Saint-Roch.

Ce matin, une tente laissée sans surveillance pendant 5 minutes a passé à deux doigts de passer au feu. Quelqu'un aurait tenté d'allumer la tente d'un campeur à l'aide d'un tison enflammé.

Des cordes pour retenir des toiles auraient aussi été coupées et des murs de plastique arrachés.
Comme par hasard un peu plus tôt à CHOI radio X lors de l'émission Maurais live, les animateurs dénonçaient la présence de feux de foyer sur le jardin Saint-Roch, où se trouvent les indignéEs. Pendant une bonne demi-heure, ceux-ci ont laissé entendre qu'un feu pourrait se produire.

Les deux animateurs se plaignent aussi qu'ils pourraient (ça n'est pas encore le cas) avoir accès à l'électricité et que des cabanes en bois ont été érigées. Ils ont appelé les militantEs du parc des "parasites" et des "BS" en les ridiculisant à de nombreuses reprises. Ils ont aussi demandé à la police d'aller "faire le ménage".

Mettant en pratique le dicton qui dit que "si t'a pas d'argument tu peux en inventer", aussi appelé le sophisme de l'homme de paille, les droitistes pleurnichards déplorent le fait qu'une partie de la population "ne peuvent plus avoir accès au parc" à cause des nombreuses tentes.

Ces radios diffusent un discours haineux sans être inquiété d'aucune façon. Ces paroles ont pourtant des effets bien concrets, alors que des auditeurs mettent en application ce qui est prôné par les animateurs. Il aurait pu y avoir des victimes. Il est grand temps de dire assez c'est assez et de fermer ces radios qui empoisonnent des ondes qui appartiennent à l'espace public. Crions notre indignation et notre refus de la propagande et de la violence générée par ces radios de droite!

Extraits

Demande pour faire un feu


IndignéE = BS


Des parasites


Nettoyer le terrain


Grognement intellectuel disloqué

Pour télécharger l'émission au complet, c'est par ici.