vendredi 9 janvier 2009

Naples aujourd'hui

Au milieu des années 90, les policienNEs napolitainEs annonçaient avec fierté que, sous peu, les NapolitainEs n'allaient plus à s'en faire avec leurs déchets. On leur promettait une saine gestion écologique basée sur la crémation des déchets pour produire de l'énergie dite "propre".

Toutefois, les dirigeantEs sont alléEs un peu trop vite en affaire. On a d'abord dû créer des endroits dits temporaires pour stocker et trier les ordures, mais ces décharges eurent tôt fait de devenir plutôt permanentes et, surtout, extrêmement polluantes. Cette situation a des conséquences catastrophique pour la population de la région napolitaine et son environnement.

À cela, ajouter une situation liée à l'emploi plutôt catastrophique sévissant directement à Naples. Le taux de chômage oscille autour de 30%. Les deux éléments conjugués ont aidé, en plus du ras-le-bol citoyen face à la mafia qui a tout fait pour nuire dans le dossier en s'en mettant plein les poches, firent en sorte que la population se souleva. Des émeutes éclatèrent il y a de cela un an. Aujourd'hui, la situation est toute autre.

Bien entendu, il y a eu l'élection de Berlusconi et le fait qu'il est lié de près ou de loin aux mafias est un secret de politicienNE. Ensuite, les révoltes spontanées n'allaient pas détruire ou faire disparaître les déchets. Les NapolitainEs sont donc tombé en mode "survie" avec tout le négatif qui suit.

Aujourd'hui, ce ne sont pas que les diverses quartiers de Naples qui sont sous les déchets, mais aussi les villages environnants. On parle même de villages aujourd'hui disparus littéralement sous les ordures. Il faut aussi se tourner vers l'agriculture pour voir les effets négatifs de cette situation désastreuse. Les champs sont contaminés, lorsqu'ils ne sont pas carréments enfouis sous les déchets.



Après une année dans cette merde, le gouvernement italien n'a toujours pas démontré l'intention de bouger le petit doigt. La situation est telle que c'est l'Union Européenne aujourd'hui qui se doit d'imposer un ultimatum. Les autorités européennes donnent jusqu'à la fin janvier à Berlusconi et sa gang pour "régler" le tout, sinon elles prendront les choses en main.

Un dossier à ne pas perdre de vue.

jeudi 8 janvier 2009

Intégrale de l'entrevue sur l'action directe et l'autogestion des services alimentaires à l'UQO

Chose promise, chose due! Vous trouverez de l'entrevue sur l'action directe et l'autogestion des services alimentaires à l'UQO sur le blogue de nos camarades de Sherbrooke.

Scabs au Journal de Québec: Quebecor va en appel

Quebecor conteste la décision de la Commission des relations de travail (CRT) qui l'avait trouvée coupable d’avoir utilisé des scabs pendant le lock-out au Journal de Québec.

Le Journal de Québec a fait parvenir mercredi une requête en révision judiciaire à la Cour supérieure pour renverser la décision rendue le 12 décembre dernier par la commissaire Myriam Bédard, de la CRT. Dans ce jugement, le CRT donne raison au syndicat représentant les employéEs du Journal, et reconnaît l’utilisation par Quebecor d’une douzaine de scabs pendant le lock-out. À l’encontre des dispositions du Code du Travail, Quebecor avait ainsi bafoué les dispositions «anti-briseurs de grève» en vigueur au Québec.

L'appel du Journal de Québec ne surprend pas outre mesure les représentants syndicaux. «On pouvait s’y attendre, a déclaré par voie de communiqué Denis Bolduc, le porte-parole des syndiquéEs. Connaissant Quebecor, ils allaient répliquer et tenter l’impossible pour renverser une décision charnière qui leur fait très mal». De prime abord, rien dans ce qui est évoqué par Quebecor ne vient ébranler la confiance du syndicat envers le bien-fondé de la décision de la commissaire Bédard. «Le jugement rendu le 12 décembre est rigoureux et rend compte des dispositions du Code du Travail. Il s’agit clairement d’une décision raisonnable, bien bâtie et bien étayée. À notre sens, la Cour supérieure devrait rejeter cette requête en révision judiciaire», a affirmé Denis Bolduc.

Rappelons que la décision du CRT marque un tournant dans l'application de la loi anti-scabs. En effet, pour la première fois de l'histoire, le tribunal interprétait la notion d'établissement au coeur de la loi. Selon cette décision, il ne faut plus comprendre l’établissement comme un édifice de «briques et pierres» ce que Quebecor plaidait. La commissaire écrivait dans son jugement que «le moyen le plus approprié, sinon le seul moyen, de déterminer ce qu’est l’«établissement», est de comparer le fonctionnement de la rédaction du Journal avant et après le début du lock-out : le même travail est-il effectué?» Dans le cas des personnes qui remplaçaient les employéEs syndiquéEs, la commissaire précise qu’elles «ne travaillent pas «ailleurs» que ne le faisaient les journalistes et photographes du Journal avant le conflit.»

Avec cette décision, le rapport de force se rééquilibre et le droit du travail québécois fait son entrée dans le XXIe siècle. C'est ce que veut empêcher à tout prix le patron de choc de Quebecor.

mercredi 7 janvier 2009

Voix de faits dans tes oreilles


L'émission de cette semaine est disponible en ligne.

- Drame évité de justesse à Lebel-sur-Quevillon
- Entrevue sur l'occupation des café-bars à l'UQO
- Résistance à l'agression israélienne à Gaza
- etc.








3657-1-voix_de_faits.mp3

Déchirant cri du coeur d'un travailleur

Un homme de Lebel-sur-Quévillon, poussé à la faillite par la fermeture de l'usine de Domtar, est passé à un cheveu de commettre l'irréparable. Celui-ci avait fait parvenir, le 5 janvier dernier, une lettre de suicide à la station TVA de l'Abitibi et à la compagnie. Dans cette lettre, il affirmait que le refus de la compagnie de verser des primes de fermeture le laissait sans le sou et que le suicide était donc la solution à son calvaire. L'intervention de la police a permis d'éviter qu'il se donne la mort.

Les médias ont grandement parlé des sommes astronomiques qui seront versés aux constructeurs automobiles et autres capitalistes de tout acabit. Mais ceux-ci sont carrément muets lorsque vient le temps de parler des conséquences de la récession actuelle sur les travailleurs et travailleuses. Nos gouvernements et médias semblent s'en crisser pas mal...

Source: http://www.cfem.ca/actualites.php?comid=1062&start_limitxx=0&current_page=1

mardi 6 janvier 2009

Gaza: la mobilisation atteint Québec

Samedi le 10 janvier, nous nous joindrons à la manifestation de solidarité avec Gaza organisée par la Coalition de Québec pour la paix et nous vous invitons à faire de même (si vous voulez marcher avec nous, cherchez les drapeaux rouges et noirs).

Manifestation de solidarité avec Gaza — À Québec

Le samedi 10 janvier, 13 h
Départ au Centre Lucien-Borne


Il s'agira d'une marche passant par le Carré d'Youville puis en direction du Consulat des États-Unis (derrière le Château Frontenac). S'il y a tempête, une solution sera trouvée, mais un rassemblement aura nécessairement lieu à ce point de départ.

Par ailleurs, le Collectif anarchiste La Nuit (UCL-Québec) endosse la déclaration suivante:

Appel de la Coalition de Québec pour la paix

En solidarité avec le peuple palestinien, pour la justice et la paix, nous réclamons :

* L'arrêt immédiat des bombardements et de l'offensive de l'armée israélienne à Gaza qui s'apparente à un crime contre l'humanité ;

* La levée immédiate du blocus imposé contre la population de Gaza depuis 1994 : ces blocages imposés par les forces armées sont immoraux et ils violent les principes fondamentaux du droit international et du droit humanitaire ;

* La fin du soutien aveugle du gouvernement canadien à la politique israélienne.

Ces exigences sont minimales et simplement fondées sur le droit international et donc sur les droits humains les plus élémentaires.

Nous déplorons fortement l'occultation médiatique de la violation des droits du peuple palestinien. Nous rappelons que la Palestine est sous occupation militaire et que la population est constamment opprimée par des forces étrangères. La souveraineté du peuple palestinien sur son territoire et ses ressources est bafouée. Pour instaurer une paix juste et durable, il faut mettre fin à l'occupation israélienne et respecter les droits fondamentaux du peuple palestinien reconnus par les Nations Unies à travers une série de résolutions totalement ignorées par Israël et les principales puissances du monde.


Finalement, notons que des vigiles, permettant à la fois de distribuer des tracts d'invitation (sur lesquels seront aussi imprimé la Déclaration) et d'exprimer à quel point nous nous sentons touchés par la situation urgente des gens à Gaza, auront lieu...

Jeudi le 8 janvier à 16 h
au Carré D'Youville
&
Vendredi le 9 janvier à 16 h
devant la bibliothèque Gabrielle-Roy

AUSSI :
Création de pancartes ce vendredi à 13 h au café-bar coopératif L'AgitéE (251 Dochester, quartier St-Roch).


Pour plus d'information: www.coalitionsquebec.org/