vendredi 25 novembre 2011

Censure à Radio-Canada ?

L'émission Enquête, diffusée hier soir sur les ondes de Radio-Canada, qui portait entre autre sur le profilage racial (et aussi contre les jeunes) exercé par la police de Québec, était disponible sur le site Tou.tv cet avant-midi. Sans explications, l'émission a retirée au courant de la journée.

Ce que j'en pense ? Ça pue la censure à plein nez ! Radio-Canada a décidé de se tenir debout devant Québécor. Pourquoi ne fait-elle pas la même chose avec le SPVQ !? Part ce geste, cette station vient d'approuver l'une des tactiques de la police (l'intimidation). Ce qui est une véritable honte pour une télévision publique ! Ce n'est pas en fermant la gueule aux personnes visées par le profilage policier que l'on pourra régler le problème !

jeudi 24 novembre 2011

Les indignéEs passent à l'offensive

Les indignéEs et leurs alliéEs ont ciblé deux banques ce soir lors d'une marche festive. Il s'agit de la première action directe du mouvement depuis sa naissance le 15 octobre.

C'est la Banque Laurentienne, située à deux pas de la Place de l'Université, qui a reçu la visite d'une centaine d'indignéEs vers 17:45. Une trentaine d'entre eux sont entrés à la surprise des employés. La police a rapidement suivi.

mardi 22 novembre 2011

IndignéEs: Le campement disparaît

Il ne reste absolument plus rien sur la Place de l'Université-du-Québec. L'anti-émeute s'est présentée à 6h ce matin pour démanteler le campement. Il ne reste pas même une pancarte ou une banderole rappelant la présence des indignéEs. Les tentes bigarrées cèdent la place au béton inerte et grisâtre.

Les six personnes sur place n'ont opposé aucune résistance.

La ville a invoqué un nouvel argument pour justifier l'opération: Montréal. Logique implacable: À Montréal ils ont des problèmes grave. Des sans abris prennent part au campement. À Québec il y a des sans abris aussi. Alors voyez-vous, à Québec il pourrait y avoir des problèmes aussi. Remarquez que l'argument n'est pas forcé d'être accompagné de preuves.

Une fois de plus, les terribles et hypothétiques risques à la sécurité des manifestantEs l'ont emporté sur l'expression de droits fondamentaux de base. 

De là à dire par contre que le mouvement est supprimé... Ça reste à voir. Des activités, notamment une "manifestation surprise", sans revendication connue, est prévue jeudi 17:30.

Ça ne serait pas surprenant que la métropole s'inspire de Québec pour faire une opération similaire dans les prochains jours.

vendredi 18 novembre 2011

IndignéEs: La cabane est capout

La ville a tenu promesse et a mis ses menaces à exécution ce matin. La cuisine en bois a été démantelée.

L'avis remis hier mentionnait la présence non-désirée d'un "abri permanent". Tenant pour acquis que la ville était de bonne foi, les indignéEs ont décidé en assemblée générale hier soir d'installer des roulettes à la structure de bois pour montrer qu'elle était mobile.

Dès 9:45, au premier signe de la police, les indignéEs ont encerclé la cabane. Els (haha) sont ensuite entrés à l'intérieur. Les 24 policiers se sont mis à s'approcher quand, tout à coup, la cabane s'est mise à bouger.

S'immobilisant un peu plus loin, la police, restée indifférente, a encerclé la cabane. Ils sont entrés à l'intérieur et ont menacé les occupistes d'arrestation si els ne sortaient pas.

Les militantEs ont obtempéréEs et des travailleurs et travailleuses non-syndiquéEs ont commencé à arracher la toiture. En quelques minutes, il ne restait plus rien.

Comme on peut le voir sur la photo, la foule était dense. De nombreux observateurs et des gens venus en solidarité ont gonflé la présence des indignéEs.

Jacques Perron était absent de l'opération.

Il s'agit d'une des premières fois ou le mouvement fait preuve d'une certaine résistance face à la répression. On se souvient que des gens étaient grimpés sur les bûches de bois la première fois que la police était venue pour les confisquer.
Curiosité
Un nouveau venu, disant s'appeler Pierre, se trimbalait avec son portable après l'action de la police. Celui-ci affichait une mine souriante aux caméras de télévision. Son portable affichait le montant de la dette du Québec, celle qu'on peut voir grimper en temps réel sur le site de l'Institut Économique de Montréal. Pierre se mettait systématiquement à côté des gens qui se faisaient photographier et filmer, le portable bien en vue.

IndignéEs, ce que vous montrez devient la signature de ce que vous êtes. Pour paraphraser Rémi Gaillard, c'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui.

jeudi 17 novembre 2011

Le rêve mouillé de Duhamel

On le croyait disparu depuis des années. Revenu pour un bref moment avec la marche du Moratoire d'une génération, le voilà de retour à Québec pour nous inonder de sa sagesse.
Philippe Duhamel, vétéran de la résistance civile, sera avec nous samedi prochain le 19 novembre dès 13h. Qu'est ce que la désobéissance civile et quelle est sa place dans le mouvements sociaux et celui des indignés? Comment réagir face à une intervention policière?
Drôle de coincidence car la Une du Couac fait justement mention de l'hurluberlu ce mois-ci pour rappeler à quel point les occupistes sont zinzins de la non-violence. C'est dans les goûts du gourou.

On souhaite quasiment que la police ait évincé les occupistes avant...

Les indignéEs reçoivent un avis de démantelement

Grosses nouveautés aujourd'hui au campement des indignéEs.

1. Illes ont reçus le premier avis écrit de démantèlement. La "structure permanente" dont il est question fait probablement référence à la grosse tente d'armée ou à la petite cabane en bois. D'habitude, Jacques Perron se contente d'aviser les indignéEs verbalement, chaque matin, de démanteler le campement. Là, c'est écrit. C'est même daté: demain 8h30.

2. Illes seraient prêtEs à résister. Toute une nouveauté. Il est question de former une chaîne humaine autour de la tente. Illes s'attendent même à des arrestations.

Bon remarque comme ça, c'est pas parce que Jacques Perron a décidé de remettre un avis écrit que ça veut dire quoi que ce soit. Ça fait déjà longtemps que la ville a déclaré qu'elle ne souhaite pas de camping sur la place. La consigne est la même depuis le 2 novembre.

Serais-ce une autre manoeuvre d'intimidation de Jacques Perron? Si c'est le cas, il aura, une fois de plus, réussi à jeter la panique et la consternation au camp. Les indignéEs ont déjà les nerfs à vif depuis qu'on parle d'expulsion à New York et ailleurs. La situation internationale influence sans doute les décisions de la ville.

À mon avis, ça serait drôlement maladroit de la part de la police d'annoncer qu'elle va intervenir d'avance ainsi. La police connait le pouvoir de mobilisation des indignéEs et de leurs alliéEs. Ça m'étonnerait donc de voir l'anti émeute débarquer demain matin, au risque de confronter une foule nombreuse et hostile. Ça reste à voir.

Labeaume fait des petits
Notre altesse sérénissime Régis Labeaume aurait-il inspiré ses amis de la classe riche? Après avoir prétexté les risques d'incendie pour éjecter les militantEs, le maire de Vancouver s'est mis à, lui aussi, parler des terribles risques de feu. C'est tout de même une drôle de coïncidence quand même, nom d'une salsepareille.

Les indignéEs se sont tous et toutes mutuellement inspirées des occupations de villes successives. Les bourgeois font de même pour la répression.