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dimanche 1 juillet 2012

Hommage à la reine d'Angleterre

Ne voulant pas être en reste face aux effusions d'enthousiasmes causés par la Fête du Canada, le collectif l'(A)telier vous offre quelques échantillons d'art urbain en hommage à la reine.


Voir sur flickr

jeudi 1 mars 2012

Manif de la CLASSE: la solidarité au rendez-vous


À voir sur flickr

Quelques photos de la manif de la CLASSE et du comité d'accueil des mouvements sociaux.

C'est la deuxième manifestation nationale de la grève générale étudiante. À vue de nez, entre 6 et 8 000 personnes y ont pris part. Malgré ce qu'en disent les médias, c'était largement pacifique et non-violent. Prendre prétexte de quelques boules de neiges et de barrières franchies pour lancer des lacrymogènes c'est clairement abusif.

Plus de détails demain...

dimanche 23 octobre 2011

La Coalition rend hommage à Jean Charest

C'est rouge de colère qu'un millier de manifestant-e-s ont crié-e-s leur haine contre les libéraux lors de leur congrès hier. Ceux et celles-ci dénonçaient notamment les hausses de frais des étudiant-e-s qui grimeront de 1625$.

Deux publications de l'UCL ont été largement distribuées. Le Cause Commune #32 et un CC express sur la corruption.

samedi 15 octobre 2011

[Photos] Des centaines de personnes à «Occupons Québec»



Photos : Nicolas Phébus / Voix de faits

Des centaines de personnes, jamais en bas de 200 pendant l'après-midi, se sont relayé à la Place d'Youville pour la première opération «Occupons Québec» aujourd'Hui. L'action, qui a essentiellement pris la forme d'un micro-ouvert, s'inscrivait évidemment dans la mouvance «Occupy Wall-Street» lancée à New York par Adbuster et Anonymous. Des centaines de rassemblements similaires, plus de 1700 selon les décomptes, avaient lieu un peu partout.

vendredi 25 mars 2011

[video] Sit-in étudiant au Complexe G



Une trentaine d'étudiant-e-s, l'immense majorité provenant du comité de mobilisation et de l'exécutif de l'Association générale des étudiantes et des étudiants du collège François-Xavier-Garneau, on fait un sit-in en début d'après-midi dans le hall du Complexe G. S'inscrivant dans la mouvance étudiante qui veut dès maintenant organiser des actions de perturbation pour protester contre les mesures antisociales du gouvernement [à commencer par la hausse des frais de scolarité], l'asso de Garneau est très impliquée dans la Coalition régionale opposée à la tarification et à la privatisation des services publics. D'ailleurs, une poignée de militant-e-s de cette Coalition --dont l'auteur de ces lignes-- étaient là en appui. La lutte contre le budget tarde à lever dans la région mais cette action, et d'autres similaires menées par les groupes populaires, montre que c'est dans la lutte que se forge un mouvement social et qu'on a pas besoin d'être des masses --même si ce serait bien l'fun-- pour déranger dès maintenant. Au moment d'écrire ces lignes le sit-in se poursuivait.

Le diaporama photo


Le reportage audio


3657-1-sitinaucomplexeg.mp3

mardi 8 février 2011

Vigile contre les gaz de schiste

Aujourd'hui avait lieu une vigile pour appuyer le dépôt de la pétition demandant un moratoire sur l'exploration des gaz de schiste.



L'idée avait été lancée par des citoyens sur Facebook (NON au pétrole et au gaz au Québec). Ce groupe supporte la pétition sur le site de l'Assemblée nationale qui a récolté près de 120,000 signatures.

QS et le PQ ont fait front commun sur cette question. Notez qu'on a pas jugé utile de contacter le Parti Vert, selon l'aveu du chef du parti, Claude Sabourin, qui était sur place.

Les quelques dizaines de manifestants ont du léguer la place aux procureurs de la Couronne qui réclament des augmentations de salaire. Ce sont les mêmes avocats qui mettront d'ailleurs en application l'antique loi sur les mines. Cette loi liberticide permet d'exproprier les gens habitant un sol trop riche en ressources naturelles.

lundi 6 décembre 2010

Rencontre des partenaires en éducation: Les étudiants et les étudiantes en colère!

Finalement ce seront tous les mouvements étudiants, même les plus réformistes, qui auront rejetés la consultation bidon du gouvernement. Il ne restait plus que le conseil du patronat pour applaudir les hausses de frais tout en ajoutant l'injure à l'insulte: Les étudiants seraient trop gâtés et trop occupés à conduire des BMW pour ne pas se permettre de s'appauvrir d'avantage.

Diaporama photo





Heureusement il y aura toujours des jeunes pour condamner la connerie des vieux. Ils étaient présents et en force à part ça. On déplore l'échec de diverses actions de perturbations qui ont été contrecarrées par les robocops.

Manif de la rencontre des partenaires en éducation 1/2



Manif de la rencontre des partenaires en éducation 2/2


Mise-à-jour

Voici une autre galerie photo qui nous a été envoyé par un militant de l'AESS

mardi 23 novembre 2010

[vidéo] Action de la coalition: Hydro-Québec bloqué!



C'est près de milles militantes et militants qui sont descendus dans les rues de Montréal pour dénoncer le budget libéral. Commençant au Conseil du trésor, la manifestation a bloqué un immeuble d'Hydro-Québec pendant une heure. Les manifestants appuyaient les revendications de la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics.

On vous prépare un reportage audio mais d'ici la, rincez-vous l'oeil avec les photos et les vidéos.





Et à Québec aussi, ça a bougé! Une cinquantaines d'étudiants et de professeurs ont répondus à l'appel du cégep Garneau et ont littérallement... bloqué Charest! Saluons la redoutable combativité étudiante malgré l'adversité (la température entre autre).



Merci au camarade Jean-Nicolas pour les photos.

Le Collectif Emma Goldman fait un bon résumé des actions du 23 novembre sur leur blogue.

jeudi 19 août 2010

[video] Rassemblement «NON à un Québec nucléaire»



Entre 100 et 150 personnes ont participé le 18 août à un déjeuner sur l'herbe antinucléaire en face du parlement dans le cadre du campement de Sept-Iles sans Uranium. Voici nos reportages vidéo et photos.

mardi 17 août 2010

Les opposants à l'uranium s'installent au parlement

Les coalitions Sept-Iles sans uranium et Pour que le Québec ait meilleure mine viennent faire du camping sur l'espace face au parlement. Ils dénoncent les lois rétrogrades actuellement en vigueur dans le domaine minier.



Leur revendication principale est un moratoire de trois ans sur l'exploration et l'exploitation de l'uranium.


Reportage audio avec conférence de presse

3657-1-UCL_Reportage_Sans_Uranium.mp3

Pour en savoir plus, il y a un paquet de vidéos explicatifs sur Youtube, un groupe Facebook, un compte Twitter et d'autres outils.

Vous êtes d'ailleurs invité dès aujourd'hui, 18 août, à venir pique-niquer avec la coalition dès 12hrs face au parlement.

samedi 17 juillet 2010

Marcher en solidarité

C'est sous un soleil éclatant que la manifestation en solidarité avec les arrêtéEs du G20 a eu lieu aujourd'hui. Une large mobilisation englobant des gens du NPD, des rouges et des anarchistes a ainsi exprimé son rejet de la cruauté et de l'arbitraire policier.

Une centaine de personnes environ se sont rassemblées sur le parvis de l'église Saint-Jean-Baptiste et ont défilées jusque dans Saint-Roch. La présence policière, bien que discrète, était massive avec voitures banalisées peuplées de gradés et de vidéastes, motards, cyclistes et même un bus complet bourré de flics nous suivant à distance.

==> Notre photo-reportage

Pensez-y. Ça fait trois semaines que le G20 est passé. Malgré tout, le feu de la colère est toujours présent. Les blessures sont vives pour ceux qui ont subi les menaces, l'intimidation, la violence.

Parmi les centaines d'abus, celui de trois femmes est particulièrement révélateur.

- Amy Miller, journaliste indépendante: « Des agents m'ont dit, à plusieurs reprises, que je serais violé, violé collectivement, et que je n'aurais plus jamais envie de jouer à la journaliste, car je serais violé à répétition en prison ».

- Lacy MacAuley, reportrice engagée: Trois agents en civil l'ont maltraitée en lançant des propos sexistes injurieux.

- Tammy M., une Torontoise : Elle a subit une arrestation brutale où, maintenue de force par des agents antiémeutes, un d'eux a « fouillé » ses seins et son sexe.

Tous les détails sur le CMAQ.



On rappelle que les revendications sont:
- la libération immédiate de l'ensemble des prisonniers et prisonnières arrêtés et l'abandon de toutes les charges à leurs égards.

- la destruction des fichiers et informations ramassés sur les milliers de manifestantEs;

- et une enquête publique indépendante pour faire la lumière sur le travail policier et les conditions de détentions.

mardi 1 juin 2010

Photos: Salon du livre anarchiste

En fin de semaine avait lieu le Salon du livre anarchiste. L'UCL y était et vous a ramené un petit diaporama photo.

samedi 15 mai 2010

Marche contre l'homophobie



Le reportage audio:

montaj9min.mp3

Aujourd'hui avait lieu la marche Gai Lesbienne Bisexuel Transexuel (GLBT) contre l'homophobie dans le sport. L'UCL était là par solidarité et pour clamer son refus de l'oppression patriarcale et machiste.

La marche est passée à deux pas de l'Hôtel Chateau Laurier ou avait lieu au même moment un congrès de la Campagne Québec Vie. Ce groupe réactionnaire avait entre autre préparé une discussion sur "l'homosexualisme". Le cardinal Ouellet était l'invité d'honneur. Pour l'occasion, un membre du Collectif anarchiste la Nuit a récité quelques extraits de la charte des droits. On était loin de l'insurrection, donc.

Mais force est d'admettre que la lutte contre l'homophobie est un combat dont la pertinence est toujours au gout du jour. On ne doit jamais baisser la garde!

lundi 3 mai 2010

[Premier mai] Pendant ce temps-là à Montréal...

À Montréal, la parade syndicale aboutissait dans Pointe Saint-Charles cette année. Les camarades de La Pointe libertaire accueillaient les manifestant-e-s dans le parc. Voici leur article et leur photo-reportage.

* * *




2 manifs à la Fête internationales des travailleuses et travailleurs

Par l'Agence de presse libre de la Pointe - 2 mai 2010.

Manif syndicale

Parce que le 1er mai tombait un samedi cette année, 2 manifestations célébrant la fête internationale des travailleurs-euses se tenaient le même jour. Exceptionnellement, le collectif La Pointe Libertaire a décidé de participer à la manif syndicale du 1er mai. Le point d’arrivée de la marche se faisait au parc Saint-Gabriel dans Pointe-Saint-Charles et les libertaires ont décidé de souhaiter la bienvenue aux manifestantes et manifestants. Des militantEs de la Table communautaire Action-Gardien étaient aussi présentes dans le parc.

>>> Photos de l'Agence de presse libre, sur Flickr

La Pointe Libertaire a donc décidé d’afficher massivement le long du parcours et de déployer une large banderole et une table d’information dans la parc, banderole qui reprenait l’idée de grève sociale et d’autogestion en ces temps réactionnaires du patronat et du gouvernement Charest.

Manifestation bien encadré par un « service d’ordre syndical » et tout de même joyeuse à voir la mine des gens. S’il n’y a pas eu de grand discours à l’arrivée, rien n’avait été prévu, à part de la musique, pour inciter les manifestant.e.s à demeurer sur les lieux. Les organisateurs ont évalué le contingent à 14 000 personnes (7 000 selon la police). Sans aucune intention de les discréditer, nous croyons plutôt que ce sont de 5 à 10 000 marcheuses et marcheurs qui ont déambulé jusqu’au parc.

Manif anticapitaliste

Contrairement à la manif précédente, c’est la police qui encadrait très fortement la manifestation anticapitaliste qui s’était regroupée au carré St-Louis et tout le long du parcours. Avant même le début de la marche, des personnes pouvaient facilement douter du départ de cette manif à cause de l’attitude agressive des policiers. En effet, ceux-ci ont commencé, sans aucun motif valable, à fouiller les sacs à dos dans la foule et à tenter d’enlever à des manifestant.e.s des pancartes et des banderoles. Cela a provoqué quelques étincelles et un début d’échauffourée lorsque les policiers à chevaux se sont mis de la partie et ont tenté de traversé la foule. La police a finalement battue en retraite devant la ténacité des militant.e.s qui se sont mis à scander « police partout justice nulle part ».

Photo: Jacques Nadeau, Le Devoir

Ensuite une maître-chien visiblement nerveuse n'a pas réussie à contrôler son animal, lequel a pris "le mors aux dents" et a sauté sur un homme sans raison. Encore une fois la police montre qu'elle est incapable de ne pas faire de bavures.

Si depuis quelques temps la police a abandonné sa stratégie « d’arrestation de masse », d’ailleurs condamné par un comité de l’ONU, elle a cependant adopté celle de la dispersion des manifestations et de la perturbation des manifestations anticapitaliste. Lors de la manifestation contre la brutalité policière du 15 mars dernier, le SPVM a arrêté la personne qui amenait le système de son; elle a intimidé les personnes qui se rassemblaient et elle a tenté d'étouffer les discours en faisant descendre à ras du sol son hélicoptère.

La même stratégie a été employée le 1er mai: resserrer les manifestants dans le parc en les entourant, intimider avec les chiens et les chevaux, poster des lanceurs de lacrymogène derrière les personnes qui faisaient les discours d'ouverture et tenter d'étouffer ces discours en utilisant leur camion-système de son pour lancer des avertissements. En un mot comme en cent: de la provocation!

Organisé par la Convergence des luttes anticapitaliste 2010 (CLAC 2010), le parcours de la manif fut inutilement long bien que parsemé d’arrêts symbolisant quelques enjeux de fond. En face d’un hôtel chic une large banderole avait été accrochée sur la devanture du building du Club Mont-Royal. En grosses lettres ont y lisait « Ils sont riches parce qu’on est pauvre ». Plus loin, des confettis dénonçant la Standard Life (Cie d’assurances) ont été éparpillés sur la voie publique. En face d’un bureau de recrutement de l’armée canadienne sur la rue Ste-Catherine, les manifestant.e.s ont scandé des slogans anti-guerre. Cette longue marche s’est conclue en face des bureaux du premier ministre Jean Charest où on y a brûlé une marionnette à son effigie.

Enfin, l’Agence de presse libre de la Pointe a compté, avec une méthode qui a fait ses preuves, environ 1 500 personnes, un contingent qui grossit tranquillement. Rappelons que lors de la première année en 2008, environ 500 personnes ont marché. L’année dernière près de 1 000 personnes étaient au rendez-vous. D’ailleurs ont pouvait y voir cette année des militantEs de Québec solidaire, plusieurs syndiqué.e.s en plus de la base militante des groupes et collectifs radicaux.

Revue de presse (notre presse)

[vidéo] Premier mai 2010 à Québec (Voix de faits)

Une journée entière de célébrations vivantes du 1er mai à Québec! (CMAQ)

Plus de 800 personnes dans la rue contre le capitalisme le 1er mai ! (CLAC 2010 sur CMAQ)

Revue de presse (leur presse)


C'est malheureux à dire, mais les journalistes sont plutôt...épaisSES. Les articles sur les manifestations du 1er mai sont truffées d'erreurs, la palme revenant à la Grosse Presse qui titre Manifestation "anarchiste" à Montréal pour parler uniquement de la manif syndicale avec des photos de la manif anticapitaliste... C'est ce qui arrive quand on ne sort pas de son bureau...


Manifestations du 1er mai - Les travailleurs unis contre le gouvernement Charest (Le Devoir)

Montreal May Day rally draws thousands (The Gazette)

Des milliers de travailleurs marchent pour un Québec équitable (Rue Frontenac)

dimanche 2 mai 2010

[vidéo] Premier mai 2010 à Québec



Plus de 500 personnes ont participé à la manifestation du Premier mai à Québec cette année. Pour la deuxième année consécutive, la marche était à l'initiative du RÉPAC 03-12, un regroupement d'organismes communautaires. Sur le thème «démasquons les vrais clowns», la marche en tant que telle fut précédée d'un pique-nique familial haut en couleur et très animé avec gumboots, cirque, fanfare, etc. La marche fut très diversifiée, unissant groupes communautaires, syndicats, associations étudiantes et groupes politiques de gauche. Un succès comme en témoigne nos reportages multi-média.



(pour une raison qui nous échappe, certains de nos MP3 sortent mal sur les speakers de certains ordi, si ça vous arrive, mettez des écouteurs, ça devrait marcher)

Trois rassemblement pour le prix d'un

La journée internationale des travailleurs et des travailleuses, le Premier mai donc, a commencé à Québec par une action de solidarité du Conseil central de la CSN en appui à leur 400 membres qui viennent de perdre leur job avec la fermeture de l'entrepôt Provigo. Il y avait un rassemblement à 10h30 au Parc Victoria pour ça. Malheureusement, la faible mobilisation ne leur permettant pas grand chose, ils se sont finalement rabattus sur le rassemblement du RÉPAC sur le parvis de l'Église Saint-Roch (c'est un mal pour un bien donc).

Dès 11h, les groupes populaires se rassemblaient à l'appel du RÉPAC pour un pique-nique familial suivi d'une marche dans le quartier Saint-Roch. Cette année, le thème de la marche était tout trouvé: le budget! L'assemblée générale du regroupement décidé de tout simplement adopter l'argumentaire et les revendications de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (un regroupement national d'une centaines de mouvements divers). Cela a sans doute facilité la formation d'un cortège de la dite Coalition dans la marche, ce qui a permis au RÉPAC de ratisser beaucoup plus large que l'an dernier.

Le Premier mai revêtait donc le même caractère unitaire que la manifestation du 1er avril dernier qui avait regroupé 15 000 personnes contre le budget à Montréal. On a ainsi pu voir des groupes populaires marcher dans la bonne entente avec des syndicats (essentiellement la CSN, l'AFPC et le SPGQ), des associations étudiantes (de FX-Garneau et l'Université Laval) et des groupes politiques (l'UCL, QS, le PCR et le PCQ). Sans oublier, bien entendu, des collectifs donnant plus dans l'animation culturelle, comme le Cirque Automate, la gang de Gumboots et la nouvelle fanfare libertaire Tint(A)nar. Tout ce beau monde s'entremêlait et partageait une même volonté d'en découdre.

Réclame ton parvis

La marche du RÉPAC fut suivie d'une initiative libertaire autonome visant à un Réclame ta rue / Bal masqué. Les flics, soudainement massivement présentEs, ont fait capoter l'initiative. Ainsi alors qu'une centaine de personnes semblaient être resté sur place pour ça, la foule a fondue comme neige au soleil à cause du climat lourd et pas du tout festif induit par la présence policière, jusqu'au point ou on a pu compter deux flics par participantEs. C'est à ce moment que les forces de l'ordre ont refoulé tout ce beau monde sur le parvis de l'Église.

Les mains rouges ne font pas (encore) le poids face aux cols rouges

Évidemment, si on compare la marche du Premier mai avec la marche des cols rouges, du 11 avril, on risque d'être déçu. C'était effectivement un peu (!) moins populeux. Mais il faut éviter de comparer des tomates et des oranges. Le RÉPAC ne dispose pas des appuis, notamment médiatique, des cols rouges. Si on compare avec ce qui est comparable, par exemple la marche de l'an dernier, on note un réel progrès. C'est pas compliqué, il y avait deux fois plus de monde qu'en 2009 et c'était beaucoup plus diversifié.

Le festival de la confusion

Toutefois, il faut absolument noter que l'organisation du Premier mai fut le festival de la confusion. Au final, plusieurs groupes se sont ralliés au RÉPAC mais non sans avoir d'abord essayé d'organiser leurs propres trucs dans leur coin. Québec n'est peut-être pas assez grosse pour se permettre d'avoir des mouvements sociaux qui fonctionnent en vase clos (i.e. les syndicats d'un bord, le communautaire de l'autre). Si, dès le départ, les syndicats, notamment les directions régionales, les associations étudiantes et le communautaire s'étaient entendu et avait mobilisé pour la même chose, il est à peu près certain qu'on aurait pu avoir deux fois plus de monde dans la rue.

Malgré l'importance des enjeux, une certaine logique d'appareil et la force d'inertie propre aux mouvements sociaux de Québec continue de prévaloir dans l'organisation de la riposte au budget dont le Premier mai devait être un temps fort. Ça fait un petit bout maintenant que les réseaux militants hérités du début des années 2000 sont profondément sclérosés. Il serait peut-être temps de remettre les compteurs à zéro et de repartir le travail régional sur de nouvelles bases (par exemple en créant une antenne régionale de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics).

La lutte oui... mais la fête aussi!

La journée s'est terminée par un cabaret-spectacle aux profits de la librairie sociale autogérée La Page Noire. Comme chaque année, l'AgitéE a fait salle comble et les gens ont pu découvrir de nouveaux talents amateurs, participer à des chorales éthyliques de chants révolutionnaires traditionnels, et apprécier des artistes plus expérimentés comme Maggoty Brats, Filon d'art, Stéphane Robitaille ou Burned Ship. Une maudite belle soirée qui rassure sur l'avenir de la gauche libertaire à Québec.

dimanche 11 avril 2010

[video] Manif d'une droite confuse

Fond musical: Arseniq33 - Tout doux mouton docile

Le 11 avril dernier, plusieurs milliers de personnes ont convergé vers Québec pour une grande manifestation contre le budget libéral. Officiellement non-partisane et citoyenne, la marche a été lourdement soutenue par certains médias de masse identifiés à la droite populiste (la station FM93, le Journal de Québec, TVA, etc.).

Résultat, une marche éminemment populaire mais intensément confuse politiquement (de l'extrême-droite à une certaine sociale-démocratie traditionnelle... voir plus à gauche encore). Cette marche témoigne autant de l'ampleur de la grogne anti-libérale que de l'incapacité d'une certaine gauche à rejoindre la grande masse du peuple dans la région de Québec. Il faut à ce chapitre louer l'effort, peut-être vain mais certainement louable, des gens du RÉPAC qui se sont pointés avec tracts et bannières pour parler aux gens et les inviter à la manifestation du Premier mai.



Le reportage audio: ReportageDroiteConfuse.mp3

Encercler le parlement

L'objectif de la manifestation, dont les organisateurs restent anonymes (il paraît qu'il y avait des gens d'affaires...), était d'encercler le Parlement, ce qui fut fait. Les gens étaient invités à amener des balais, pour faire le ménage. On en a vu en masse. Finalement, dans un geste que ne renieraient certainement pas les groupes communautaires, les gens ont jeté leur (dernière?) chemise au gouvernement.

Combien de monde?

Il est dur de dire combien il y avait de gens à la manif. À vue de nez, au moins 10 000, probablement 15 000 personnes. C'était très gros (surtout pour Québec). D'un média à l'autre les chiffres changent, ça va d'au moins 10 000 (Québec Hebdo) à des dizaines de milliers (Le Soleil). Ceci dit, LCN tombe dans le délire en parlant de «50 000 contribuables en colère».

Confusion politique

La motivation première des manifestant-e-s semble avoir été les hausses de taxe, tarifs et impôts divers du dernier budget. Un ton populiste, proche de ce qu'on a pu voir régulièrement ailleurs en Amérique du Nord, était omniprésent. L'État gaspille notre argent, avant de nous taxer davantage, il faut faire le ménage, etc. Les séries médiatiques, «Québec dans le rouge» (Quebecor) et autres «commission bouchard-parent» (FM93), qui ciblent les cas d'abus et de gaspillage alimentent ce ras-le-bol légitime. L'ennui, c'est que souvent toute dépense publique se trouve rejetée du revers de la main. Critiquer la bureaucratie, vouloir dégraisser et réduire la hiérarchie, mettre un holà aux subventions aux entreprises, d'accord. Par contre, appauvrir les employés de la base et couper dans les programmes sociaux, s'attaquer aux plus faibles, non merci.

Quand des élus aussi éloignés politiquement que Gérard Deltell (chef de l'ADQ, élu en banlieue de Québec) et Agnès Maltais (députée péquiste plutôt gauche caviar du centre-ville de Québec) se retrouvent dans la même marche, ça en dit long sur la confusion du message. «Même la gauche est ici aujourd'hui! Ça fait plaisir d'être dans la même «gang» pour une fois!», aurait lancé Agnès Maltais à l'animateur populiste Sylvain Bouchard du FM93 selon Le Soleil. Quand, en plus, l'un des porte-parole officiel déclare à la Presse canadienne que selon lui «les libéraux sacrifient les acquis sociaux du Québec» (il a parlé, positivement!, de la révolution tranquille dans son discours) et, au Soleil, qu'il envisage une journée de grève générale comme prochaine étape, on ne sait plus trop ce qu'il faut comprendre. Les gens sont en colère, certes, mais ça part dans tous les sens!

La gauche est où?

Le seul groupe de gauche visible durant la manifestation fut le RÉPAC (un regroupement de groupes d'éducation populaire). Installé sur le côté du trajet avec des bannières, les militant-e-s distribuaient des tracts appelant à la Manifestation du Premier mai. Les réactions à cette présence allaient vraiment dans toutes les directions, de la sympathie exubérante à la réprobation agressive. S'il y avait d'autres gauchistes, ils étaient dispersés dans la masse.

La triste réalité, c'est que la gauche au sens large, à part peut-être quelques syndicats du privé (et encore), ne rejoint pas «ces gens-là». Gauche sociale et droite populiste vivent dans des territoires sociaux, culturels et mêmes géographiques distincts. Le pire c'est que, tout bien considéré, une bonne partie de «la gauche» n'a rien à dire à «ces gens-là». Et c'est bien là le drame... Parce que, ne nous berçons pas d'illusions, c'est aussi (surtout!) ça le peuple (ou le prolétariat si vous préférez).

Dans les prochaines semaines il y aura une intense bataille des idées sur le sens à donner au budget et à notre colère. Il sera plus important que jamais de porter un discours clair et limpide, qui identifie à qui profite le crime, et qui pointe vers des solutions et des perspectives d'action. Bref, faut faire une analyse de classe et se lancer dans une vaste campagne d'information et de sensibilisation. Il faudrait quand même pas que ce soit juste le FM93 qui s'adresse au monde avec un discours «critique» !

Voir la galerie photo

jeudi 1 avril 2010

15 000 personnes contre le budget à Montréal



Le 1er avril 2010 quelques 15 000 personnes ont envahi le quartier des affaires à Montréal à l'appel de plus de 95 organisations syndicales, populaires, féministes et étudiantes. Première étape d'une riposte unitaire contre le budget libéral? Seul l'avenir le dira. En tout cas, c'était une belle manif de type grande procession populaire, très diversifiée, unitaire et combative (au moins au niveau du discours...).

==> Notre photo-reportage

Texte du tract diffusé par l'UCL

Contre les privatisations et les hausses de tarifs :
SEULE LA LUTTE PAIE !


On le sait maintenant, le budget déposé le 30 mars par le ministre Bachand introduit une foule de mesures toutes plus régressives les unes que les autres. Quʼon songe seulement à lʼinstauration de nouveaux frais en santé ou lʼaugmentation rapide de la taxe de vente (TVQ). Les riches sʼen tireront assez bien, comme dʼhabitude. Rien dans ce budget ne remet en question leurs privilèges et leurs petites combines pour planquer leur fric à lʼabri de lʼimpôt. Une fois de plus, cʼest à nous quʼon exigera des sacrifi ces. Ça suffit!

Le pire est à venir


Dʼautres mesures, encore plus inquiétantes, sont annoncées dans ce budget et arriveront plus tard : facturation des soins de santé en fonction de lʼutilisation, nouvelle hausse des frais de scolarité dès 2012, augmentation marquée des tarifs dʼhydro-électricité à partir de 2014 (3,7% par année jusquʼen 2018). Nous ne sommes donc pas arrivé-e-s au bout du tunnel, dʼautant plus que rien ne garantit que le gouvernement nʼajoutera pas dʼautres hausses de tarifs à cette liste.

Ce budget sur mesure pour les grandes entreprises et la classe dominante, directement inspiré par lʼidéologie néolibérale, annonce également des réductions majeures dans les services publics (coupures de 15,4 milliards $ en quatre ans). Pendant quʼon nous demande de nous serrer la ceinture et de payer davantage pour des services publics réduits, le gouvernement allège encore le fardeau fiscal des entreprises, une mesure qui coûtera 729 millions $ en 2010. Au terme de lʼexercice budgétaire, lʼeffort demandé aux entreprises sera quatre fois moins important que celui exigé aux « contribuables ». Ainsi, les papetières et les alumineries, deux secteurs industriels particulièrement énergivores, seront épargnées des hausses de tarifs dʼélectricité projetées par le gouvernement. Et on continue de nous parler
dʼéquité et de justice?

La crise du capitalisme sur le dos des classes populaires


En augmentant les tarifs et en introduisant au cours des prochaines années un soi-disant « ticket modérateur » dans le système de santé, le gouvernement libéral sʼajuste à la crise économique mondiale. Il tente de redresser le budget de lʼÉtat en pigeant dʼabord dans nos poches. Évidemment, pas question de toucher aux avantages accordés aux riches. On connaît la chanson : si on taxe davantage les entreprises, elles vont déménager ailleurs. Comme salarié-e-s, nous sommes pris en otage par les rouages dʼune économie où le Capital fait sa loi. LʼÉtat, en fidèle complice du privé, accompli la job de bras en rejetant sur le dos de la population le fardeau du défi cit généré par la crise du système capitaliste.

Redistribuer la richesse, amorcer la riposte


Une fiscalité, même plus « progressive », ne règlera pas fondamentalement le partage inégal de la richesse dans notre société. Ultimement, pour régler définitivement ce problème, nous devrons reprendre la richesse que les patrons et les dirigeants nous ont volé. Il faut envisager les moyens de se libérer collectivement, une fois pour toute, de la domination capitaliste par la reprise en main de nos lieux de travail et lʼautogestion des moyens de production. La véritable justice sociale ne peut se résumer à un crédit dʼimpôt, même « solidaire » : elle doit passer par lʼégalité économique et sociale.

Dans lʼimmédiat, nous devons nous battre ensemble, au coude à coude, pour mettre en échec ce gouvernement. Nous pouvons faire reculer les libéraux, tout particulièrement au niveau des mesures annoncées à moyen terme. Il y a un ras-le-bol populaire contre ce gouvernement et ses magouilles. Mais pour y arriver, il faut un vaste mouvement, unitaire et combatif, prêt à engager le bras de fer avec lʼÉtat, comme ce fut le cas en 2003 (mouvement syndical) et en 2005 (mouvement étudiant). Il faut aussi apprendre de nos erreurs, notamment en ne laissant pas les directions syndicales mettre de côté les mots dʼordre et les initiatives plus radicales (notamment la perspective dʼune grève générale). Ce nʼest pas avec le dialogue et la concertation que nous arriverons à faire plier le gouvernement, mais par la création dʼun rapport de force. En déposant ce budget, le gouvernement nous déclare la guerre.
Depuis toujours, lʼÉtat a choisi son camp dans la lutte des classes. Il est temps de construire le nôtre.

La manifestation du 1er avril est un pas important dans cette direction, mais la mobilisation doit se poursuivre. Travailleurs, travailleuses, étudiantes, étudiants, retraité-e-s ou sans-emplois : nous sommes tous et toutes attaqué-e-s par ces politiques anti-sociales. Et cʼest ensemble quʼil faut riposter.

mercredi 20 janvier 2010

Diaporama du comité d'accueil devant le Forum de Jean Charest sur l'économie



Des photos et vidéos de la manif de la nouvelle «Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics», tenue à Lévis, le 20 janvier dernier, pour accueillir le Forum de Jean Charest sur l'économie.

==> Le communiqué des organisateurs de cette petite sauterie...

jeudi 3 décembre 2009

Le relais de la flamme perturbé à Québec

Voici le communiqué émis par «Flamme Québec» suite au rassemblement d'hier. Notons que Michaël Lessard, militant du CMAQ, a accepté de partager avec nous quelques photos du rassemblement (elles sont ici).



Le relais de la flamme perturbé à Québec

Une trentaine de manifestantEs ont répondu à l'appel du Réseau de résistance aux olympiques hier alors que la flamme olympique arrivait dans la ville de Québec.


Dès 17h00, des tracts pour inviter les passantEs au rassemblement et souligner quelques enjeux reliés au passage de la flamme ont été distribués autour du site des «célébrations». À 18h00, le rassemblement a pris forme à Place d'Youville où des personnes ont déployé une bannière où on pouvait lire: Allumons la flamme de la résistance. Muni d'un porte-voix et d'un tambour, le groupe a rapidement décidé de se déplacer à l'intersection des rues St-Jean et Honoré-Mercier pour attirer davantage l'attention.

Pendant une heure et demi, plusieurs personnes ont distribué différents textes d'information sur les olympiques. Les principaux enjeux soulevés: occupation de terres volées, dévastation écologique et gaspillage, coup publicitaire pour les multinationales, augmentation des discriminations, embourgeoisement de la ville et destruction de logements abordables, crise des finances publiques, délire sécuritaire et érosion des droits et libertés... Dans un Cause Commune express préparé et distribué par le Collectif anarchiste La Nuit, on pouvait également lire un argumentaire contre la venue des Jeux Olympiques à Québec en 2030. En tout, environ 600 documents ont été passés.

Si l'appel à manifester avait de quoi provoquer (Éteignons la flamme olympique!), la réaction policière était démesurée: sur place, il y avait plus de policiers que de manifestantEs et ce, sans compter les autobus d'anti-émeutes prêtes à intervenir et les dizaines de voitures de police qui escortaient la flamme, tout cela bien sur, aux frais des contribuables. Si les chars allégoriques des commanditaires ont été hués, le passage de la flamme a été accueilli à coup de «Pas d'olympiques sur les terres volées», slogan que les manifestantEs ont scandé en accompagnant la flamme jusqu'à la Place de l'assemblée nationale où avait lieu le show de boucane officiel, en présence du premier ministre et des maires de Québec et de Vancouver. Après une entrée remarquée sur le site avec leur bannière, les manifestantEs ont finalement plié bagage, supportant difficilement d'entendre chanter l'hymne national d'un pays colonialiste qui s'apprête à recevoir le monde entier sur des terres jamais cédées par les autochtones!

La flamme olympique poursuit son chemin aujourd'hui dans différents quartiers de Québec, pour se diriger ensuite vers la rive-sud. Rappelons que le relais de la flamme olympique de cette année a été perturbé dès son départ d'Athène puis, dès son arrivée à Victoria. On note aussi différentes formes de manifestation le long du parcours, notamment à Halifax, à Fredericton et à Sept-Îles. Des activités militantEs contre les Olympiques sont également prévues entre autre à Sherbrooke, Drummunville, Montréal, Toronto, Guelph, Winnipeg.....

Pour en savoir plus sur les raisons de s'opposer aux olympiques, consultez le site du Réseau de résistance aux olympiques ou encore http://wwww.no2010.com