
Le 6 décembre prochain aura lieu, à Québec, une «rencontre des partenaires en éducation» convoquée par la ministre de l'éducation. Selon toute vraisemblance, le gouvernement tentera lors de cette rencontre d'obtenir un consensus sur une hausse de frais de scolarité.
Selon l'Ulimatum express, trois scénarios sont à l'étude et seront proposés aux «partenaires» :
- 1er scénario : 500 $ par année d'augmentation, jusqu'à ce que les frais atteignent 80 % de la moyenne canadienne
- 2e scénario : La modulation des frais selon le programme d’études
- 3e scénario : Atteindre la moyenne canadienne des frais de scolarité (5350 $) sur une période de 4 ans
Comme c'est l'habitude, deux perspectives différentes par rapport à cette rencontre ont émergé dans le mouvement étudiant. D'une part, les fédérations étudiantes et la «troisième voie» (la «Table de concertation» créée par les associations dissidentes de la FEUQ) vont participer à la rencontre nationale. D'autre part, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, l’ASSÉ, appelle à un boycott franc de la rencontre.
Front commun contre la hausse
Les fédérations ont rendu public la fin de semaine dernière la création d'un front commun contre la hausse des frais de scolarité en préparation de la rencontre du 6 décembre. Outre leur section du mouvement étudiant, la FECQ et la FEUQ ont réussi à coaliser l'essentiel du mouvement syndical (notamment les trois principales centrales). (source)
Par ailleurs, les fédérations appellent également à une manifestation à Québec le 6 décembre. Toutefois, malgré que la rumeur veut que «la machine soit partie» pour cette mobilisation, aucun détail n'a encore filtré. Selon ce que l'on sait, la manif de la FECQ et de la FEUQ serait la première de la journée.
Votes de grève de perturbation
L’ASSÉ, de son côté, invite les associations du Québec à tenir des assemblées générales de grève afin de perturber la tenue des rencontres des partenaires universitaires. À l'heure actuelle, cinq associations étudiantes représentant 12 280 membres ont déjà pris un mandat pour 3 jours de grève. Dans les prochaines semaines, 11 autres associations au moins vont tenir des votes de grève.
L'ASSÉ construit sa mobilisation en plusieurs temps. Tout d'abord, elle va participer à la journée de perturbation du 23 novembre prochain (c'est le premier jour de grève). Il ne s'agit pas à proprement parler d'une mobilisation étudiante mais d'une action de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics visant le gouvernement libéral pour l'ensemble de son oeuvre budgétaire.
À Québec
Au moment d'écrire ces lignes, nous savons qu'au moins un autobus des groupes populaires de Québec va monter à Montréal le 23 novembre. Il est encore temps de réserver sa place en téléphonant au Comité populaire au 418-522-0454.
Toutefois, le mouvement étudiant de la région a plutôt choisi d'organiser une action à Québec. Leur idée est de bloquer une partie du boulevard Charest, au coin de la Côte Saint-Sacrement, avec une université populaire et une clinique de santé. C'est encore flou mais la mobilisation est bel et bien enclenchée. Le départ aura lieu à 11h30 au Cégep FX-Garneau (sous la passerelle) pour être à 11h45 à l'intersection.D'autres actions sont prévues et à prévoir tant le monde étudiant semble en ébullition. Ainsi, un nouveau comité de mobilisation a vu le jour sur le campus de l'Université Laval. Il y aura une action le 14 novembre et une grosse assemblée publique sur la hausse des frais de scolarité, organisée par l'AESS le 24 novembre.
Grosse manif en vue
Le point d'orgue de la session c'est évidemment la «rencontre des partenaires en éducation» le 6 décembre. Au minimum, l'ASSÉ appelle à la grève et tiendra une manifestation devant l'assemblée nationale (rendez-vous à 13h). L'UCL y sera en force. Et vous?





