vendredi 2 mai 2008

Premier mai: tour du monde rouge & noir

Petit tour d'horizon de quelques cortèges libertaires dans le monde pour le Premier mai 2008. Photos reprises de Solidarité ouvrière (qui propose une sélection beaucoup plus large et moins sectaire!) et de Anarchist Black Cat.

Strasbourg :

Winterthur :

Berne :

Lausanne :

Sofia :

Santiago :

Minsk :

San José :

Madrid:

Valence :

Barcelone :

Saragosse :

Lleida :

Valladolid :

Gand :

Izhevsk :

Vladivostok :

Nizhny Novgorod :

Moscou :

Varsovie :

Glasgow :

Prague :

Edmonton:

Cork :

Stockholm :

Mexico :

Londres :

P.S.: Les curieux qui voudraient savoir ce qui s'est passé à Québec ce jour là peuvent lire le CMAQ (ici).

Manif du 1er mai à Montréal réprimée dans la violence par les flics









La manifestation tenue ce soir à Montréal dans le cadre de la Fête des travailleurs a été réprimée de façon violente par les flics. Environ 500 personnes s'étaient regroupées dans le Quartier Hochelaga Maisonneuve et se dirigeaient vers le centre-ville. À part une confrontation avec trois néo-nazis venus insulter les manifestants, aucune casse n'avait eu lieu quand l'anti-émeute a chargé en sauvage. Entre 100 et 200 flics ont pris les manifestants en souricière au coin d'Ontario et de Parthenais, chargeant par l'avant et l'arrière. Ils ont matraqué et poivré au hasard les manifestants, parmi lesquels se trouvaient des enfants en poussette qui ont heureusement pu être évacués. Après une dizaine de minutes d'encerclement et de violence, les manifestants ont réussi à fuir par la rue Parthenais, pourchassés par les flics. Plusieurs personnes ont été arrêtées, dont certains citoyens qui ne participaient pas à la manifestation. On a vu un itinérant se faire battre, un caméraman indépendant se faire arracher et détruire à coups de pied sa caméra, entre autres saloperies policières. Plus de détails et un reportage photo à venir bientôt.

PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !!!

jeudi 1 mai 2008

«Tout va très bien madame la marquise»...

Tous les médias en ont parlé: l'écart entre les riches et les pauvres augmente encore. Depuis 1980, le revenu des pauvres a chuté de 20% pendant que celui des riches a augmenté de 16%. Pour ce qui est de la «classe moyenne», ce qu'on appelait autrefois la classe ouvrière, son revenu a augmenté de 0,1%. Pourtant, pendant ce temps le PIB a augmenté en moyenne de 2,3% par année et la productivité de 1,2%. Comme l'explique l'historien du syndicalisme Jacques Rouillard (ici) ceux qui nous disent qu'il faut d'abord créer la richesse avant de la distribuer nous mentent en pleine face.

Le néolibéralisme et la mondialisation sont en cause. Évidemment. Mais il y a plus. Actuellement les syndiquéEs de la Ville sont en négociation. Ils et elles se font cracher dessus par la populace qui les trouve trop bien payés. Il y a deux ans c'était les syndiquéEs de la fonction publique québécoise. Même scénario. Avant ça, il y avait eu les employéEs de la SAQ. Idem. Entre les deux, on a presque lynché les chauffeurEs d'autobus du RTC et les employéEs de garage de la STM. Et on ne parlera pas du sort réservé aux employéEs d'Olymel qui avaient eu le culot de refuser par trois fois une baisse de salaire net de 30%. Si on remonte plus loin, le bon peuple avait pesté contre les moyens de pression holé-holé des technicienNEs de Vidéotron en lock-out tout comme il avait réservé des doigts d'honneur aux mécanos des garages des concessionnaires automobiles, eux aussi en lock-out. D'aussi loin que je me souvienne, il n'y a eu que deux conflits de travail où les syndiquéEs ont eu la faveur populaire: les infirmières contre lulu en 1996 et les lockoutéEs du Journal de Québec cette année (et peut-être aussi les éducatrices de garderie). Deux ou trois conflits en 12 ans!

On pourrait penser que c'est idéologique. Après tout, tous les fabricants d'opinion sont systématiquement contre toutes les batailles syndicales en particulier. Mais ce n'est pas nouveau. Les médias ont toujours été contre le syndicalisme! Ce qui est nouveau c'est que le petit peuple a embarqué! Les syndicats ont leur tords, c'est clair. À force de vendre des actions du Fonds de solidarité au lieu de faire de l'éducation, à force de faire de la concertation au lieu d'entretenir leur vie associative, à force de traiter leurs membres comme des clientEs, ils n'ont pas aider leur cause. Mais nous, nous qu'est-ce qu'on fait?

Ceux et celles qui doivent travailler pour vivre doivent comprendre que «charité bien ordonné commence par soit-même». À chaque fois qu'un groupe de travailleurs et de travailleuses mangent une volée, c'est tout le monde qui écope. Parce que c'est l'accumulation des défaites syndicales qui explique qu'en 25 ans le salaire annuel moyen n'a augmenté que de 53$. Il faut savoir se tenir. Il faut remettre la solidarité à la mode. La solidarité, par définition, c'est inconditionnel, ça ne se négocie pas. La décence et le bon sens commande qu'on laisse chaque groupe de salariéEs déterminer pour lui-même quelles seront ses revendications et sa stratégie. Sauf que quand il y a une lutte, une bataille syndicale, il faut la soutenir. En parole et en acte. On niaise pas quelqu'un qui est sur le trottoir avec une pancarte, on le soutien sans condition.

Les riches sont riches parce que nous sommes pauvres. Ne l'oublions jamais. Ils nous font la guerre? Répliquons classe contre classe. C'est tous ensemble qu'on va se sortir de ce merdier. Il n'y a pas de solution individuelle.

On n'est pas racistes, mais...

La très belle ville de Québec compte 3% d'immigrantEs. C'est vraiment pas beaucoup. Pourtant, selon un article du Soleil, la Ville est incapable d'avoir une fonction publique qui reflète cette réalité. Actuellement, il y a 54 immigrantEs qui travaillent à la Ville sauf que, pour atteindre leur poids démographique dans la population, il faudrait en embaucher 135 de plus. La même situation se vite également avec les femmes et les autochtones. Et après ça on nous dira qu'il n'y a pas de discrimination systémique! Le graphique ci-bas --tiré du Soleil-- illustre la pente à remonter pour arriver à une fonction publique représentative de la population dans son ensemble. (Source)

Sherbrooke lance son blogue!



Un communiqué de nos camarades de la NEFAC-Sherbrooke à propos de leur nouveau blogue:

Nous avons créé ce blog dans le but de soutenir la construction d'une collectivité communiste libertaire combative dans la région de l'Estrie. Aucune ligne de parti n'y est imposée et aucune relecture doctrinale ne s'y fait. Nous laissons ce travail aux médias de masse qui de toutes façons n'ont que faire de notre pensée radicale. Le blog servira à exposer notre révolte face aux injustices économiques, sociales et politiques auxquelles nous nous heurtons chaque jour et qui en légitiment tant d'autres.

Grâce à cet outil de communication, nous démontrerons que la population de la ville de Sherbrooke a un rôle à jouer dans la lutte contre les fédérations étudiantes, les anti-émeutes (qui jouissent de leur violence envers les mouvements de contestation) la démobilisation et le cannage des esprits dans le moule du prêt-à-penser.

Le blog permettra au collectif d'exprimer un désir profond, celui de créer des liens solidaires avec d'autres associations et individus qui rejettent les injustices du monde, de se lever ensemble et de se proclamer les amant-e-s de la liberté et de la justice universelle. Depuis trop longtemps, l'humanité est censurée, battue, massacrée, violée… Notre lutte est plus que nécessaire !

Sherbrooke avance et nous souhaitons qu'elle continue à le faire.

L'affiche en pièce jointe sera mise partout dans la ville dans la semaine qui vient.

Pour contacter la NEFAC-Sherbrooke: serbrooke [ arobas ] nefac.net

Cause commune no 20

Le numéro 20 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec, est maintenant disponible sur le web. 4000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous.

Un pdf à basse résolution --format tabloïd-- est disponible.

Au sommaire du no 20 (format HTML)